30 juin 2024

386. Emmerich : Independence Day



Film américain réalisé en 1996 par Roland Emmerich. 7.0
Avec Bill Pulman, Mary McDonnell, Mae Whitman, Jeff Goldblum, Will Smith

E.T. n'est pas le gentil petit bonhomme de Spielberg.
Un classique de film-catastrophe avec des effets visuels époustouflants. Il est réaliste de penser que des envahisseurs venus de l'espace ne veuillent pas faire copain-copain. L'histoire de l'humanité nous a assez démontré que les envahisseurs veulent imposer leur monde à celui des envahis ce qui prend souvent des allures de génocide, de génocide culturel tout au moins.

Pourquoi dis-je un classique? C'est qu'il faut toujours qu'il y ait de l'humour pour faire baisser la vapeur. Il faut toujours qu'il y ait des petites histoires plus intimes en parallèle avec le chaos total. Et ce sont encore les Américains qui vont sauver la planète. Ce qui en fait un film à tiroirs.

Des séquences d'anthologie : la destruction de la Maison blanche, du Capitole, de l'Empire State building. Images prémonitoires de l'attaque du 11 septembre 2001.

Enfin, le film nous fait pénétrer dans la mystérieuse Zone 51 : lieu mythique pour tous les ufologues. Lieu où se trouveraient des soucoupes volantes et des aliens. Le gouvernement américain a toujours démenti que cette base militaire est relié à quoique ce soit d'extra-terrestre. 


Oscars 1997
. Une statuette pour les effets visuels

Visionné, la première fois, le 5 juillet 2006 sur VHS en vacances à Rodanthe, North Carolina
Mon 386ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


29 juin 2024

385. Redford : Ordinary People


Des Gens comme les autres

Film américain réalisé en 1980 par Robert Redford qui passe derrière la caméra. 7.7
Avec Donald Sutherland, Mary Tyler Moore, Judd Hirsch, Timothy Hutton, Elizabeth McGovern.
D'après le roman éponyme de Judith Guest.

L'histoire d'une famille typique des banlieues américaines aux prises avec des problèmes de communication : incapacité pour chacun des membres de la famille (père, mère et fils) d'exprimer leurs sentiments.

Pourtant, des émotions il y a en dans cette famille qui a perdu un de leur fils lors d'un accident de bateau et dont le fils survivant s'est retrouvé en institut psychiatrique après une tentative de suicide.

Ce film, c'est le déroulement d'un exercice de catharsis pour le fils et pour le père. La mère, incapable de cette catharsis, quittera le foyer familial laissant le père et le fils, réconciliés.

Un mot à propos de la thérapie suivie par le fils. Ce sont les moments les plus forts du film même si je ne suis pas d'accord avec l'approche de l'analyste qui est souvent, à fond, dans son contre-transfert. On est loin de l'approche psychanalytique. 

Débuts remarquables d'Elizabeth McGovern.

Oscars 1981. Quatre statuettes : film, réalisation, scénario, acteur de second rôle à Timothy Hutton.

Visionné, la première fois, le 27 juin 2006 sur VHS à Montréal
Mon 385ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.



28 juin 2024

384. Jarmusch : Stranger than Paradise




Film américain réalisé en 1984 par Jim Jarmusch. 7.4
Avec John Lurie, Eszter Balint, Richard Edson

D'abord la forme : un plan suivi d'un écran noir puis, un autre plan suivi d'un autre écran noir, un concept qui s'étend sur toute la durée du film. On comprend qu'un jeune réalisateur indépendant veuille casser la trame habituelle des films d'Hollywood mais, disons, qu'après le dixième plan, on a compris, on pourrait nous surprendre avec un autre concept.

Une histoire, en fait pas d'histoire, de losers : deux newyorkais et une Hongroise qui débarque de Hongrie. Des outsiders de la vie. L'univers de Jarmusch est un monde vide qui nous montre l'envers du rêve américain.

De New York à la Floride en passant par l'Ohio en hiver, on se balade dans un monde vide de sens. La seule trame qui réunit les différentes parties du film c'est la passion pour les gageures sur les courses de chevaux.

Vu de 2024, on n'en revient pas de l'omniprésence de la cigarette. Fumait-on vraiment de telles quantités de cigarettes, il y a 40 ans ? Eh bien oui, j'en étais la preuve vivante.

Cannes 1984. Caméra d'or

Visionné, la première fois, le 23 juin 2006 sur VHS à Montréal
Mon 384ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.



26 juin 2024

383. Malick : Days of Heaven


Les Moissons du ciel

Film américain réalisé en 1978 par Terrence Malick. 7.7
Avec Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard, Linda Manz.
Nestor Almendros, le cameraman de Rohmer et de Truffaut, est à la caméra. 

Une histoire qui se passe dans les années 1910 dans les champs de blé du Texas après avoir débuté, pour un court instant, dans les fonderies de l'Est industriel.

Une bonne partie du film prend la forme d'un documentaire à la Kevin Burns : travail en usine, la récolte de la moisson de blé, l'invasion de sauterelles. L'histoire y prend difficilement sa place.

Une pure merveille quand à l'aspect visuel. Des images dignes des plus grands westerns. On pense souvent à John Ford.

C'est une vision nostalgique d'un passé qui a marqué l'histoire des États-Unis, celui qui a précédé la première guerre mondiale qui souligna l'entrée définitive des USA sur la scène internationale.

Au début du film, une série de photographies nous plonge dans le monde du début du siècle.
Ce photomontage filmique est composé de photographies de Lewis Hine, un des grands noms du documentaire photographique.

J'adore ce passage de la célèbre critique américaine, Pauline Kael : ''the film is an empty Christmas tree : you can hang all your dumb metaphors on it.''

Tourné en partie dans la colonie huttérite de Lethbridge, Alberta.

Oscars 1979. Cinématographie à Nestor Almendros
Cannes 1979. Meilleur réalisateur

Visionné, la première fois, le 9 septembre 2006 à la télévision à Montréal. 
Mon 383ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

24 juin 2024

382. MIiike : Audition


Film japonais réalisé en 1999 par Takashi Miike. 7.1
Avec Ryo Ishibashi (Aoyama), Eihi Shlina, (Asami) Tetsu Sawaki.

À la suite de Ring, Audition nous montre qu'il faut compter dorénavant sur le cinéma japonais dans le genre film d'horreur.

Le titre Audition concerne la partie du film durant laquelle un ami d'Aoyama organise une fausse audition pour un film qui n'existe pas afin de permettre à celui-ci de choisir une belle jeune fille en vue d'un remariage.

Alors que les deux tiers du film se présente comme une belle histoire d'amour en devenir entre Aoyama, la jeune fille choisie lors de la fausse audition, et Asami, le dernier tiers nous plonge dans l'horreur sanglant, Asami s'avérant être une psychopathe de haut niveau.

Visionné, la première fois, le 4 juin 2006 à la télévision à Montréal. 
Mon 382ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Supprimé de la liste de Schneider en 2005. Rajouté en 2008

23 juin 2024

381. Shelton : Bull Durham



Duo à trois

Film américain réalisé en 1988 par Ron Shelton. 7.0
Avec Kevin Costner, Susan Sarandon, Tim Robbins

Bull Durham : Sexe et baseball, plutôt sexe, finalement. 

Sexe et baseball. D'abord ceci : Ball Four de Jim Bouton, livre publié en 1970. C'est une bombe qui éclate dans le milieu du baseball majeur. Un ancien lanceur des ligues majeures de baseball dévoile les dessous peu reluisants de certains joueurs de baseball qui s'adonnent à diverses pratiques de voyeurisme sexuel. Jim Bouton a été trainé dans la boue pendant de nombreuses années à cause de ses révélations. Imaginez des joueurs de baseball qui s'entassent sur le toit d'un hôtel pour reluquer les femmes dans l'immeuble voisin ou bien qui font des trous dans l'abri des joueurs pour voir l'entre-jambe des femmes assises derrière l'abri. 

Maintenant, Bull Durham. Le doublage en français est une horreur. Les termes de baseball sont tout à fait à côté de la plaque. Il existait déjà au Québec des termes français du baseball, il fallait s'en inspirer. Encore mieux, le film aurait dû être doublé au Québec.

Bull Durham, c'est une comédie légère, très légère, qui ne mérite certainement pas de faire partie des 1001 films de Schneider, Quand on pense que de nombreux films sont rejetés du palmarès lors des différentes éditions du bouquin mais pas celui-là, c'est à s'arracher les cheveux. On a supprimé Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain en 2010 mais pas Bull Durham, c'est un non-sens.

Visionné, la première fois, le 12 avril 2006 sur VHS à Montréal. 
Mon 381ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

21 juin 2024

380. Ramis : Groundhog Day


Le Jour de la marmotte ou Un Jour sans fin

Film américain réalisé en 1993 par Harold Ramis. 8.0
Avec Bill Murray (Phil), Andie MacDowell, Chris Elliott

Phil, le météorologiste hargneux et méprisant, est condamné à revivre toujours la même journée tant qu'il ne deviendra pas une meilleure personne.

Il se réveille chaque matin à la musique de I Got You Babe de Sonny and Cher., ce qui semblerait assez agréable si le commentateur ne venait pas couper la chanson pour annoncer les festivités entourant le Jour de la marmotte. En effet, c'est la journée où dans un village au nom imprononçable (Punxsutawney en Pennsylvanie), la marmotte sortira de son trou pour prédire si l'hiver est fini (la marmotte ne voit pas son ombre parce que le ciel est nuageux) ou bien s'il durera encore six semaines dans le cas d'une journée ensoleillé.


Cet événement stupide (je suis d'accord avec Phil le hargneux) a lieu le 2 février de chaque année dans certaines petites villes du Canada et des États-Unis dans le but d'attirer l'attention médiatique et les touristes. Au Québec, c'est à Val-d'Espoir, près de Percé, qu'a lieu cette pratique. Mais Fred la marmotte est décédé en 2023 aux grands désespoirs des organisateurs de cette festivité.

Visionné, la première fois, le 1er janvier 2006 à la télévision à Montréal. 
Mon 380ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


20 juin 2024

379. Hitchcock : North by Northwest


La Mort aux trousses

Film américain réalisé en 1959 par Alfred Hitchcock. 8.3
Avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason, Jessie Royce Landis, Martin Landau

Un scénario tout ce qu'il y a de plus embrouillé. Du meurtre dans l'immeuble des Nations Unies jusqu'à la poursuite sur l'une des statues du mont Rushmore, un scénario inénarrable tant il y a de retournements : espionnage, contre-espionnage à la pelle. Prenons cela comme un divertissement plutôt qu'un film dramatique à la Vertigo ou à la Psycho.

Plusieurs séquences célèbres dont la plus connue : le guet-apens au cœur des terres agricoles de l'Illinois illustré dans le poster du film. Cette séquence, tournée en 133 plans, est parfaite. Le suspense atteint un niveau  insurpassable. Hitchcock nous prouve, une fois de plus, qu'il est le maitre du suspense.

Autre séquence remarquable : la poursuite sur le mont Rushmore. Il faut voir les personnages se promener à travers les têtes des présidents américains. Je n'ai jamais rien vu de tel dans le cinéma américain.

Sculpture du Mont Rushmore
Quatre présidents : Washington, Jefferson, Théodore Roosevelt, Lincoln
Trump rêvait d'y faire sculpter sa tronche de mégalomane.

Au sujet du titre, North by Northwest est la direction prise par les personnages de l'histoire : de New York vers Rapid City dans le Dakota du Sud.  La vraie direction est West-North-West.

La maison de l'espion Vandamm est une réplique de l'architecture des maisons conçues par Frank Lloyd Wright.


La scène de la couchette dans le train. Comment Hitch a contourné la censure : dernier plan du film, le train entrant dans le tunnel.

Grandes prestations pour Cary Grant, Eva Marie Saint et Martin Landau à vous donner des frissons.

Lors d'un voyage dans l'Ouest américain à l'été 2004, nous nous sommes arrêtés au mont Rushmore et sommes allés dans la cafétéria où les acteurs d'Hitchcock ont joué.

Visionné, la première fois, le 26 février 2004 à la télévision à Montréal. 
Mon 379ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

27 mai 2024

378. Scorsese : Goodfellas

1001 films de Schneider : Goodfellas


Les Affranchis

Film américain réalisé en 1990 par Martin Scorsese. 8.7
Tiré de Wiseguy. Life in a Mafia Family (1985) de Nicholas Pileggi. 
Avec Robert de Niro, Ray Liotta, Joe Pesci, Lorrain Bracco, Paul Sorvino, Frank Sivero

Le Parrain, version Scorsese. Ce petit-fils d'immigrant sicilien ne traite pas des hautes sphères de la Mafia tel que l'a fait Coppola. Il s'intéresse plutôt aux ouvriers du crime organisé. 

''D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours désiré être un gangster'', cette phrase dite par Henry (Ray Liotta) au début du film nous annonce le topo.

Une virée dans le monde criminel de Brooklyn sur trois décennies : les années 50, 60 et 70, le tout accompagné d'une anthologie des chansons de cette époque de Tony Bennett à Sid Vicious.

On ne fait pas plus psychopathe que Tommy (Joe Pesci).

Je suis le petit-fils d'un immigrant du nord de l'Italie, de Lucca plus précisément, bien loin des familles mafieuses de la Sicile. Mais ça n'empêchait pas les gens de penser que je pouvais avoir un quelconque lien avec la Mafia, à la blague évidemment. 

Oscars 1991. Une statuette à Joe Pesci pour l'acteur en second rôle
Venise 1990. Trois prix dont le Lion d'argent.
Cahiers du Cinéma 1990. Parmi les 10 meilleurs films.

Visionné, la première fois, le 1er février 2004 à la télé à Montréal. 
Mon 378ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

26 mai 2024

377. Jackson : Heavenly Creatures

1001 films de Schneider : Heavenly Creatures

Créatures célestes

Film néozélandais réalisé en 1994 par Peter Jackson. 7.3
Avec Melanie Lynskey (Pauline), Kate Winslet (Juliet), Sarah Peirse, Diana Kent, Clive Morrison Simon O'Connor

Inspiré d'un fait divers qui eut lieu en 1954 à Christchurch en Nouvelle Zélande : l'amour saphique entre deux jeunes filles qui se termine par le meurtre d'une des deux mères par sa propre fille.

La relation amoureuse entre les deux jeunes filles crée tout un émoi dans la petite société bourgeoise de Christchurch.

La compagnie WETA qui a produit toute la scénographie du Seigneur des Anneaux, a produit l'univers des personnages de glaise fabriqués par Juliet. Tous ces personnages sont animés et en grandeur nature. Un avant-goût de l'œuvre de Tolkien au cinéma.

Les amateurs d'opéra vont y trouver leur plaisir, l'idole de Pauline étant le ténor Mario Lanza qu'on entend chanter tout au long du film. Que j'ai détesté ce chanteur à l'époque de mon adolescence. 

Les deux copines vont voir ce film réalisé en 1951 par Richard Thorpe


L'idole de Juliet, étant Orson Welles, on a droit à quelques séquences de The Third Man réalisé en 1949 par Carol Reed.

C'est le premier film de Kate Winslet qui a 19 ans.

Cameo de Peter Jackson en clochard.

Venise 1994. Lion d'argent

Visionné, la première fois, le 17 janvier 2004 à la télévision à Montréal. 
Mon 377ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.



24 mai 2024

376. Sokurov : L'Arche russe



Film russe réalisé en 2002 par Alexander Sokurov. 7.2
Avec 2000 acteurs et figurants.

D'abord ce qui fait la célébrité de ce film : un seul plan de 95 minutes tourné sur disque dur et transféré en 35 mm. 

C'est le festival de la Steadicam.

Tout le tournage se passe dans les salles du Musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg au temps des tsars dans lesquelles circule un observateur européen qui dialogue avec ce qui semble apparemment être le réalisateur.

L'observateur circule dans les 35 salles du Musée dans lesquelles se retrouvent des personnages de l'époque tsariste. N'y cherchez pas d'histoire, il n'y en a pas.

Mais la prouesse technique, l'Ermitage et les foules habillées en costume d'époque font de ce film un incontournable de votre culture cinématographique.

Visionné, la première fois, le 1er novembre 2003 sur VHS à Montréal. 
Mon 376ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


21 mai 2024

375. Petersen : Das Boot




Film allemand réalisé en 1981 par Wolfgang Petersen. 8.4
D'après le roman éponyme (1973) de Lothar G. Buchheim
Avec Jurgen Prochnow, Herbert Gronemeyer, Klaus Wennemann, Hubertus Bengsch

Pas vraiment indiqué pour les claustrophobes. Tout le film, sauf quelques courts passages, se passe à l'intérieur d'un sous-marin : un U-Boat de la Seconde Guerre mondiale.

Le réalisateur ne traite pas du conflit guerrier. Il s'attache à nous montrer l'enfer de la vie dans le sous-marin U96 à la poursuite des cargos transatlantiques qui viennent approvisionner l'Angleterre. 

Un travail de caméra impressionnant dans un espace si exigu - un vrai festival de steadycam.

Beaucoup de scènes angoissantes dont celle où le sous-marin s'enfonce de plus en plus dépassant, de loin, la norme acceptable. Entendre le bruit des boulons qui sautent sous la pression est une expérience hautement angoissante pour les marins dont les visages se crispent de peur. 

''Pourrons-nous sortir un jour d'ici''. Pourtant ça avait bien commencé dans un café de La Rochelle où l'équipage fêtait au champagne sa dernière nuit sur terre. Sur les 40 000 soldats allemands qui combattirent dans un sous-marin, 10 000 seulement rentrèrent chez eux. Ces sous-marins méritaient bien leur appellation de cercueil de fer.

J'ai vu la version du réalisateur  : 3h28 plutôt que celle sortie en salle de 2h.29.  Une heure de plus de claustrophobie.

Oscars 1983. Fait incroyable, ce film étranger a été nominé six fois pour l'obtention d'un Oscar. Malheureusement, aucune statuette pour Das Boot

Visionné, la première fois, le 19 aout 2003 sur VHS à Montréal. 
Mon 375ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

15 mai 2024

374. Altman : Short Cuts


Les Américains

Film américain réalisé en 1993 par Robert Altman. 7.6
Adapté de plusieurs œuvres de Raymond Carver
Avec une pléthore de vedettes dont Andy MacDowell, Jack Lemmon, Julianne Moore, Jennifer Jason Leigh, Lili Taylor, Robert Downey Jr, Tim Robbins, Lily Tomlin, Tom Waits, Lyle Lovett, Frances McDormand.

Ce film est l'illustration parfaite de ce qu'est un film choral : un ensemble de sous-intrigues qui s'entrecroisent sans qu'aucune d'elles ne domine.

C'est une plongée dans la vie quotidienne d'une dizaine de familles (22 personnages et Suzy, le chien) de Los Angeles dont les destinées, parfois, s'entremêlent. C'est la vie mode d'emploi comme dirait Georges Perec.

Ces histoires, montées en parallèle, n'ont ni début, ni fin. En fait, elles pourraient se poursuivre indéfiniment. C'est un tremblement de terre de magnitude 7,4 qui annonce la fin du film et, pour une fois, nous montre toutes ces familles vivant la même expérience.

Des scènes marquantes : la mort du petit Casey, le suicide de sa voisine, les trois copains qui préfèrent continuer à pêcher plutôt que de déclarer à la police la découverte d'un cadavre dans la rivière.

Mon couple préféré : Lily Tomlin et Tom Waits. 

C'est impressionnant de voir une telle quantité d'acteurs connus réunis sur un plateau de cinéma. 

Le nu intégral de Julianne Moore est assez saisissant et tout à fait inattendu dans un film américain. Quand Altman lui a proposé le rôle avec des scènes de nudité, elle lui a dit qu'elle était une vraie rouquine.

Venise 1993. Quatre prix dont celui du Lion d'or.

Visionné, la première fois, le 5 aout 2003 à la télé à Montréal. 
Mon 374ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

03 mai 2024

373. Kubrick : Dr. Strangelove


Docteur Folamour

Film britannique réalisé en 1964 par Stanley Kubrick. 8.3
Avec Peter Sellers, George C. Scott, Sterling Hayden, Keenan Wynn, Slim Pickens, Peter Bull

Tout ça à la fois : une comédie noire, une satire politique, une farce à suspense et une fable visionnaire.

Tourné en 1963, une année après la crise des missiles de Cuba, ce film nous amène, sur un ton badin, au cœur de ce que serait une attaque nucléaire. Un film antimilitariste. 

Une triple interprétation géniale par Peter Sellers : en officier de la RAF, en président des USA et en savant fou qui ne peut s'empêcher de saluer le président des USA d'un salut nazi en l'appelant mein fuhrer.

On est mal à l'aise devant ce film. On y cherche la comédie (ce que certaines scènes confirment) mais en fait on se trouve devant un sérieux plaidoyer antimilitariste qui ne fait pas rire.

La question que pose le film : est-on à l'abri d'une erreur technique ? L'auteur Peter George dont s'est inspiré Kubrick dit : Si le système est sûr à 99,99% des cas, avec une chance moyenne donnée, et compte tenu qu'il y a 365 jours dans l'année, il y aura un incident dans trente ans. (Two Hours to Doom, publié en 1958.)

Une scène inoubliable, le pilote d'un B-52, chevauchant un missile comme s'il faisait une performance de rodéo.

En octobre 1962, les États-Unis et l'URSS sont venus à un cheveu de déclencher la guerre nucléaire. Je me souviens des exercices qu'on nous faisait faire en cas de conflit nucléaire. Les sirènes sonnaient et nous devions quitter l'école en courant pour se rendre chez-soi, pour y faire quoi? Les plus nantis se faisaient construire des abris antiatomiques, pour les autres, il ne restait qu'à attendre et souhaiter que leur ville ne soit pas dans la ligne de mire des missiles balistiques intercontinentaux de l'URSS.

Une vision des années 50 : Un abri antiatomique au fond de votre jardin

Une maison anti-nucléaire située à 14 mètres sous terre.

Les abris antiatomiques de New York

Visionné, la première fois, le 16 juin 2003 à la télévision à Montréal. 
Mon 373ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.




01 mai 2024

372. Wachowski : The Matrix



Film américain réalisé en 1999 par Andy et Larry Wachowski. 8.7
Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Hugo Weaving, Gloria Foster, Joe Pantalino

Les humains sont la peste. La Matrice, une intelligence artificielle qui conduit le monde, est supposément en être l'antidote. Heureusement, il y a un sauveur, Néo (anagramme de One) - un nouveau Jésus-Christ qui va nous sortir de là. Mais, en fait, l'histoire n'est pas aussi simple. Bienheureux, ceux qui s'y retrouvent dans cet embrouillamini entre réalité et monde virtuel.

Ce n'est pas le cinéma que j'aime. Je ne suis pas un amateur de science-fiction. J'y trouve mon plaisir dans les trouvailles technologiques et mon ennui dans le scénario.

Renommé pour ses séances de combat habilement chorégraphiées mais surtout par la technique de la balle évitée (flow-mo) qui a nécessité l'utilisation de 120 appareils photographiques.

Les frères Wachowski ont dit qu'ils voulaient tourner un film d'action intellectuel - comprenne qui pourra.

Oscars 2000. Quatre statuettes : montage, son, effets spéciaux, effets spéciaux pour le son.

Visionné, la première fois, le 27 mai 2003 sur VHS à Montréal. 
Mon 372ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

18 avril 2024

371. Nakata : Ring



Film  japonais réalisé en 1998 par Hideo Nakata. 7.2
Avec Nanako Matsushima, Miki Nakatani, Hiroyuki Sanada, Yuko Takeushi, HItomi Sato
D'après le roman Ring de Koji Suzuki publié en 1991.

Une histoire de fantômes autour d'une vidéocassette maudite : qui la regarde mourra sept jours plus tard. L'histoire consiste à défaire ce qui semble être une légende urbaine mais qui s'avérera, au final, contenir des éléments de vérité.

C'est une fascinante introduction à l'utilisation de la vidéocassette dont l'espérance de vie fut, en fait, assez courte - deux décennies. 

Sur la publication anglaise du film en dvd (quel impair!), on informe le spectateur que le distributeur n'est pas responsable des blessures et mortalités qui pourraient s'ensuivre en visionnant ce film.

Visionné, la première fois, le 13 mars 2003 sur VHS à Montréal. 
Mon 371ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.



31 mars 2024

370. Wyler : Roman Holiday



Film américain réalisé en 1953 par William Wyler. 8.0
Avec Gregory Peck, Audrey Hepburn, Eddie Albert, Hartley Power, Harcourt Williams
Musique : Georges Auric.

Pour une rare fois, Hollywood décide de sortir de ses studios et d'aller tourner un film en extérieurs dans les lieux mêmes où se déroule l'action, Rome dans ce cas-ci. Un gros merci à Hollywood pour le reportage touristique. Tous les éléments touristiques de Rome s'y retrouvent. On a même droit à un passage à l'intérieur du Colisée. La fontaine de Trevi s'y retrouve également mais moins majestueusement que dans la Dolce Vita de Fellini.

Une belle intrigue où une princesse s'écarte momentanément de son rôle protocolaire habituel. Une journée au bras d'un journaliste américain, c'est un peu Cendrillon en Vespa2 dans les rues cahoteuses de Rome. Hepburn, dans ce rôle qui la mènera parmi les actrices les plus populaires, c'était un peu aussi le rêve de Cendrillon qui devient réalité.

Une fois n'est pas coutume, il n'y aura pas de happy end dans ce film hollywoodien, chacun des deux personnages retournant dans ses activités habituelles. 

En revoyant les différents sites de Rome, j'ai pu me remémorer mon séjour à Rome en 2018. Peu de choses avaient changé sauf la horde incroyable de touristes qui envahissent Rome maintenant.

On peut penser que la princesse Diana a du adoré ce film et en fit peut-être son film fétiche tant il y a de points communs entre ces deux princesses, embarrassées par leur rôle protocolaire.

On parle à quelques reprises lors des conférences de presse de la princesse Hepburn d'une Fédération européenne qui serait l'idéal politique pour les pays d'Europe. Ce souhait sera réalisé en 1957 par la création de la Communauté Économique Européenne (CEE).

Oscars 1954 : Trois statuettes pour meilleure actrice à Audrey Hepburn, meilleur scénario à Dalton Trumbo et meilleure costume à Edith Head
Trumbo, alors sur la liste noire d'Hollywood, n'était pas dans les crédits du film, Il n'a donc pas reçu le Oscar pour le meilleur scénario. Ce n'est qu'en 1993 que sa veuve reçut officiellement l'Oscar. 

Visionné, la première fois, le 14 octobre 2002 à la télévision à Montréal. 
Mon 370ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


28 mars 2024

369. Altman : The Long Goodbye


Le Privé

Film américain réalisé en 1973 par Robert Altman. 7,5
Avec Elliott Gould (Marlowe), Nina Van Pallandt (Wade), Sterling Hayden, Mark Rydell,
Adaptation libre du roman éponyme de Raymond Chandler.
La chanson, The Long Goodbye, composée par John Williams, revient constamment dans le film en leitmotiv.

Les 15 premières minutes du film autour du chat du détective Marlowe. Il aurait mérité une nomination aux Oscars pour le meilleur acteur dans un second rôle

Une des enquêtes menées par le détective Philip Marlowe concerne la disparition d'un homme célèbre qui habite Malibu Colony.

Malibu Colony est une des plus célèbres communautés gardées (accès privé) de la côte ouest américaine. Dans le passé, des personnalités de la communauté artistique d'Hollywood y ont habité : Pour n'en nommer que quelques-uns, Bing Crosby, Gloria Swanson, Gary Cooper y ont eu leur domaine. Elle est toujours la chasse gardée des plus riches habitants de Los Angeles. 

Malibu Colony

La maison de madame Wade, en bord de mer, nous permet d'avoir de très belles vues du Pacifique. Une scène remarquable : le suicide de son mari dans les flots au milieu de la nuit.

Philip Marlowe (Gould) à bord de sa Lincoln Continental Convertible 1948, est un détective qui la joue à la Bogart : décontracté et revenu de tout. Il se retrouve au milieu d'une affaire qui le dépasse. Il est toujours un pas derrière les autres protagonistes jusqu'à la scène finale où il met un point final à l'affaire d'une façon désinvolte et définitive.

Visionné, la première fois, le 20 juin 2002 à la télévision à Montréal. 
Mon 369ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

23 mars 2024

368. Amenabar : Ouvre les yeux

1001 films de Schneider : Ouvre les yeux


Film franco-italo-espagnol réalisé en 1997 par Alejandro Amenabar. 7,7
Avec Eduardo Noriega, Penelope Cruz, Chete Lera, Fele Martinez, Najwa Nimri

Encore un film de science-fiction qui nous amène dans un monde construit comme un labyrinthe. Tout le long du film, on s'y perd à démêler le rêve de la réalité. 

Dans le film on introduit la notion de cryogénisation. C'est l'idée de congeler votre dépouille mortelle pendant aussi longtemps que la science n'aura pas atteint la capacité d'y réintroduire la vie. Le personnage principal aurait été soumis à ce processus. C'est ce qui explique que l'on se promène continuellement dans deux réalités différentes : avant la cryogénisation et son réveil après 150 années passées dans la glace.

Parlant de réveil, la phrase Abre los ojos - Ouvre les yeux provient du réveille-matin qui utilise cette phrase pour sortir le personnage principal du sommeil.

Dans le film, on fait référence à Walt Disney qui aurait été un des premiers humains à se faire mettre dans un congélateur. Mais, en fait, ce n'est qu'une légende urbaine : Walt Disney a été incinéré et ses cendres reposent dans la crypte familiale dans un cimetière de Glendale, en Californie. Fait amusant, c'est quelque mois après sa mort que la Cryonics Society of California a réalisé la première cryopréservation humaine.

On ne peut pas penser à la comédie loufoque de Woody Allen, Sleeper (Woody et les robots - encore une traduction de film idiote et a mis Allen en furie), qui traite d'un individu qui a été cryogénisé en 1973 et qui se réveille 200 ans plus tard. 

Berlin 1998. Prix C.I.C.A.E. Mention honorable pour la mise en scène

Visionné, la première fois, le 29 mai 2002 sur VHS à Montréal. 
Mon 368ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


15 mars 2024

367. Aronofsky : Requiem for a Dream


Film américain réalisé en 2000 par Darren Aronofsky. 8,3
Avec Ellen Burstyn, Jared Leto, Jennifer Connelly, Marlon Wayans, Christopher McDonald
D'après le roman éponyme de Hubert Selby Jr., publié en 1978.

Pourrait aussi être intitulé Requiem pour des camés. La descente aux enfers de quatre personnes accrochées à leur drogue. 

Une performance éblouissante d'Ellen Burstyn dont le personnage qui, pour participer à un jeu télévisé, se lance, avec l'accord de son médecin, dans la consommation d'amphétamines qui la mènera finalement à son enfermement dans un asile psychiatrique. 

Dans la même veine que Trainspotting mais, une coche en-dessous.

Visionné, la première fois, le 30 mars 2002 sur VHS à Montréal. 
Mon 367ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

11 mars 2024

366. Jackson : The Lord of the Rings : The Fellowship of the Ring



Film néo-zélandais réalisé en 2001 par Peter Jackson. 8,9
Avec Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Sean Astin, Cate Blanchett, Sean Bean, Liv Taylor,  John Rhys-Davies, Billy Boyd, Dominic Monahan, Orlando Bloom, Christopher Lee, Hugo Weaving, Ian Holm, Andy Serkis.
D'après l'œuvre de J.R.R. Tolkien

The Fellowship of the Ring est la première partie de la trilogie The Lord of the Rings. Ce qui suit concerne l'ensemble de l'œuvre. Je ne distinguerai pas chacune des parties qui font partie des 1001 films de Schneider. Les deux autres The Two Towers et The Return of the King apparaitront plus tard sur ce blog sans commentaires supplémentaires ou très succincts

D'abord, il faut dire que si j'ai vu ce film, c'était pour faire plaisir à ma fille alors qu'elle avait dix ans. Je n'avais aucune envie d'aller voir ce film. Rien dans ce film ne m'attirait - on était loin du cinéma intimiste que je préfère. Loin aussi de mes habitudes de cinéphile formées à l'époque de la Nouvelle vague.

Je fus assez déçu de mon premier visionnement. Je n'ai retenu que les grandes scènes de bataille qui me semblaient totalement écraser le scénario. Ce n'est qu'après de multiples visionnements avec ma fille que j'ai découvert toute la partie plus intime de ce film. Et je suis tombé sous le charme. Sous le charme de ces personnages qui partent vers la quête de l'impossible - aller détruire l'anneau, source de tous les pouvoirs, dans l'enfer d'une montagne éloignée - le Mordor. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme des Hobbits qui font partie de cette quête initiatique. Un gros plus pour le couple trans-humain d'Aragorn  (Viggo Mortensen) et d'Arwen (Liv Taylor).

Je ne connaissais pas Tolkien, l'auteur de la trilogie Le Seigneur des anneaux (1955). Dans mon adolescence, je savais qu'un de ses livres, Bilbo le Hobbit, était populaire chez les amateurs du new age mais je ne m'y étais pas du tout intéressé. Ça me semblait être un livre pour enfants.

Après ces multiples visionnements, j'ai décidé de m'attaquer à la production livresque. Le Seigneur des anneaux est l'aboutissement d'une production phénoménale sur une durée de plusieurs décennies. Une dizaine de livres sont consacrés à la formation de la Terre du Milieu et de ses multiples légendes. La Terre du Milieu c'est l'espace géographique où se déroule la trilogie. Je me suis plongé dans cette œuvre avec passion sans jamais en avoir fait le tour.

Évidemment, il faut se procurer la version longue et ses dvd d'extras qui nous montrent les dessous d'une des plus grandes œuvres (au sens de la production) de l'histoire du cinéma.

Je viens de revoir la version longue : la magie n'opère plus. La production est toujours aussi immense mais l'histoire tombe à plat. Mettons ça sur le compte de mon éloignement de tout ce qui relève de la fantasy.

La musique d'Howard Shore est sublime. C'est une grande œuvre symphonique. Ma fille et moi avons eu la chance d'aller voir la production de cette œuvre à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal avec Howard Shore au pupitre. Une grande expérience émotionnelle inoubliable.

L'Office du tourisme néo-zélandais a une grosse dette envers Peter Jackson. Les scènes tournées dans les Alpes néozélandaises sont tout à fait magnifiques.

Oscars 2002 : Quatre statuettes : photographie, effets spéciaux visuels, maquillage, musique (Howard Shore)

Visionné, la première fois, le 5 mars 2002 au cinéma Quartier Latin à Montréal. 
Mon 366ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

04 mars 2024

365. Nolan : Memento



Film américain réalisé en 2000 par Christopher Nolan. 8,4
Avec Guy Pearce (Leonard), Carrie-Anne Moss, Joe Pantoliano, Mark Boone, Russ Fega, Jorja Fox

C'est la deuxième fois que je vois ce film et je n'arrive toujours pas à m'y retrouver. Le film se présente comme un puzzle psychologique mais il me manque, à chaque fois, des pièces  pour que tout ça fasse du sens.

Mais malgré un scénario difficile à démêler, on est fasciné par ce Leonard qui a perdu la faculté d'acquérir de nouveaux souvenirs (amnésie antérograde) lors d'un événement traumatisant - le meurtre de sa femme.

L'histoire du meurtre et la quête de vengeance est, finalement, moins important que la manière dont Leonard s'y prend pour contrecarrer son handicap. Ce qui me fascine et ce qui fait tout l'intérêt de ce film c'est la façon dont le personnage principal essaie de combattre son invalidité en accumulant l'information en utilisant des photos de polaroid, des post-it et des tatouages sur son corps. 

Visionné, la première fois, le 10 janvier 2002 sur VHS à Montréal. 
Mon 365ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


18 février 2024

364. Verhoeven : Total Recall



Film américain réalisé en 1990 par Paul Verhoeven. 7,5
Avec Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Rachel Ticotin, Ronny Cox, Michael Ironside
D'après la nouvelle de Philip K. Dick, We Can Remember it for You Wholesale.

Total Recall est une compagnie qui permet de réaliser vos rêves. Doug Quaid (Arnold) décide de se payer un voyage sur Mars qui occupe ses rêves depuis des années. Mais lorsque la machine se détraque, Quaid se réveille, agent secret à l'emploi d'une rébellion sur Mars. Est-ce la réalité ou est-ce un rêve ? - malheureusement, vous n'aurez pas de réponse à cette question.

Bon film de science-fiction même si on est quelquefois perdu entre rêve et réalité. On retrouve la touche du réalisateur de Robocop. On est inondé de séquences de bataille au détriment des relations interpersonnelles. 

La dernière réplique résume un peu l'incertitude dans laquelle on baigne pendant tout le film : rêve ou réalité. Quaid demande à Melina (Ticotin) si tout cela n'est qu'un rêve. Elle lui répond : ''alors dépêche-toi de m'embrasser avant de te réveiller.''

Oscars 1991. Une statuette pour les effets visuels.

Visionné, la première fois, en 2002 sur VHS à Montréal. 
Mon 364ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


07 février 2024

363. Wadleigh : Woodstock


Film américain réalisé en 1970 par Richard Wadleigh. 8,1
Assistant à la direction : Martin Scorsese
Avec 25 interprètes dont les plus célèbres : Joan Baez, Joe Cocker, Carlos Santana, Jimi Hendrix, Jerry Garcia, Janis Joplin, Jefferson Airplane, The Who, Johnny Winter.

Un absent de taille: Bob Dylan. Suite à son accident de moto en 1966, il avait quitté New York pour s'installer dans la région de Woodstock. Depuis trois ans, il n'avait donné aucune prestation artistique et ne s'était montré nulle part. Il vivait reclus avec sa famille. Devant la multitude qui allait envahir sa région, il préféra fuir en Angleterre où il donnera un concert au festival de l'île de Wight, deux semaines après le festival de Woodstock.

Le festival a lieu du 15 au 18 aout 1969 sur la ferme de Max Yasgur à Bethel dans l'état de New York, au sud-ouest de la ville de Woodstock. En 2017, le site a été enregistré dans le National Register of Historic Places. 

Conçu pour recevoir 50 000 personnes, c'est finalement 500 000 personnes qui envahiront le site pendant trois jours. Cet événement est considéré comme l'apothéose du mouvement hippie.

J'ai visionné la director's cut qui dure 3h.44. Un montage qui, en plus de montrer les performances des artistes, nous promène à l'intérieur du site pour illustrer l'expérience vécue par quelques-uns parmi ce demi-million de spectateurs.

Les participants qui répondent aux questions de l'interviewer nous donnent une vision complète de ce qu'était les éléments caractérisant le mouvement hippie : l'amour libre, la paix sur terre, la drogue, les communes, la musique rock, le nudisme et les cheveux longs 

On a l'impression que tous les participants à ce festival ont le même âge; pas de cheveux gris dans cette multitude. Pas de Noirs non plus, sauf sur scène.

Le clou du festival : l'interprétation de l'hymne national américain par Jimi Hendrick. Un grand classique de la musique rock.

Un emmerdement de première : une grande partie du film nous présente deux images concomitantes.

Oscars 1971. Meilleur documentaire.

Visionné, la première fois, le 19 avril 2001 sur VHS à Montréal. 
Mon 363ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider


05 février 2024

362. Scott : Gladiator



Film britanno-américain réalisé en 2002 par Ridley Scott. 8,5
Avec Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen, Oliver Reed, Richard Harris, Derek Jacobi, Djimon Hounsou, David Schofield

Premier péplum hollywoodien depuis La Chute de l'empire romain d'Anthony Mann tourné en 1964. Grande fresque historique qui ne nous fait pas oublier que Ben-Hur, tourné en 1959, demeure le champion dans cette catégorie. Mais il fallait un rappel de cette époque et Gladiateur nous y ramène d'une façon fulgurante.

N'y cherchez pas une vérité historique à part la tyrannie de l'empereur Commode ; peu d'éléments véridiques dans cette histoire. Ce gladiateur (Crowe) n'a jamais existé et Commode (Phoenix) n'est pas mort au centre de l'arène du Colisée à la suite d'un combat singulier avec le gladiateur. Plus prosaïquement, il est mort, à 31 ans, étranglé par l'esclave de sa maitresse Marcia.

Les séquences de combat, au début du film, nous permettent de voir les différentes armes utilisées par les troupes romaines (on espère que, là, la réalisation colle à la vérité historique). On rigole en voyant la manœuvre d'auto-défense qu'on appelle la tortue très popularisée par la bande dessinée Astérix. Obélix adorait pourfendre cette tortue.

La reconstitution en image de synthèse du Colisée est magnifique. On ne peut que pleurer en voyant ce qu'il reste aujourd'hui de ce Colisée qu'on a mutilé à travers les âges en l'utilisant comme carrière de marbre.

La musique qui accompagne la première scène est sublime. On dirait du Howard Shore. Beaucoup d'autres passages musicaux sont tout aussi sublimes.

Un certain critique (Bernard Achour) a parlé de ce gladiateur comme d'un soldat Ryan en jupette.

Oscars 2001. Cinq statuettes : film, acteur, costume, son, effets visuels

Visionné, la première fois, le 1er avril 2001 sur VHS à Montréal. 
Mon 362ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider