21 août 2023

334. Minghella : The English Patient

1001 films de Schneider : The English Patient


Film américain réalisé en 1996 par Anthony Minghella
Avec Ralph Fiennes (Almasy), Juliette Binoche (Hana), Willem Dafoe (Caravaggio), Kristin Scott-Thomas (Katharine), Naveen Andrews, Colin Firth, Julian Wadham, Jurgen Prochnow, Kevin Whately, Clive Merrison, Nino Castelnuovo
Adapté du roman éponyme de Michael Ondaatje. Titre français du roman : L'homme flambé

Une chouette histoire d'amour passion adultérine qui se passe au Caire et dans le désert environnant autour de la Seconde guerre mondiale. Pour une merveilleuse histoire de passion amoureuse naissante voir The Bridges of Madison County de Clint Eastwood

Beaux plans de biplans au-dessus du désert à faire rêver David Lean.

Almasy (Ralph Fiennes) a un livre de chevet dans lequel il insère des souvenirs : Histoires du premier historien de l'histoire, Hérodote. Les géographes, dont je suis, le considère également comme le premier géographe.

Première présence de Montréal dans un film de la liste des 1001 films de Schneider. Hana (Juliette Binoche) habite à Montréal et Caravagio (Willem Dafoe), à deux rues de chez-elle sur la rue Cabot au nord de la rue Laurier.

J'ai appris un élément de l'anatomie humaine : la fourchette  sternale


Oscars 1997. Neuf statuettes : film, réalisation, actrice de soutien à Juliette Binoche, caméra, direction artistique, costumes, son, montage, musique
Berlin 1997 : Ours d'argent à Juliette Binoche

Critique. Cahiers du Cinéma. Mars 1997. Numéro 511. Par Bernard Benoliel

Visionné, la première fois, le 13 mars 1998 sur VHS à Montréal. 
Mon 334ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Le tiers du parcours est fait : Commencé le 10 janvier 2007. Donc 334 films en 16,5 années. Ce qui mènerait la fin de ce projet, si je garde ce rythme, en 2056, bien au-delà de ma date de péremption. Mais au rythme que je garde depuis 1 an, (62/an) le concept devrait être terminé en 2033, dans 10 ans, ce qui est bien raisonnable.




16 août 2023

333. Cameron : Titanic

 1001 films de Schneider : Titanic


Film américain réalisé en 1997 par James Cameron
Avec Leonardo DiCaprio (Jack), Kate Winslet (Rose), Billy Zane, Kathy Bates, Bill Paxton, Gloria Stuart (Rose centenaire), Frances Fisher, Bernard Hill, Jonathan Hyde, David Warner, Victor Garber, Danny Nucci, Lewis Abernathy, Suzy Amis, Nicholas Cascone

Tiré de Schneider : ''En termes de production, avec ses dimensions véritablement épiques, Titanic demeure un des films les plus impressionnants de tous les temps.''

Une de mes plus grandes expériences émotionnelles vécues au cinéma. Plein de séquences m'ont touché. La plus dramatique est, sans conteste, pour moi, la séquence muette de la descente de Rose dans un canot de sauvetage alors que Jack reste à bord; tout ça sur la musique de la chanson My Heart Will Go On : crève-cœur. Chanson interprétée par Céline Dion lors des crédits de fermeture et qui deviendra un hit mondial.

En sortant du cinéma, j'ai couru à la maison pour aller chercher ma conjointe afin de l'emmener voir la dernière représentation de la soirée. Depuis, revue une dizaine de fois avec toujours le même plaisir et la même chamade au cœur lors de la descente du canot avec Rose mais sans Jack.

Gloria Stuart, la Rose centenaire, était la seule personne du film qui était vivante lors du naufrage du Titanic. Elle avait un an. Morte à 100 ans en 2010.

Personnalités célèbres, entrevues dans le film, qui ne s'en sont pas sorties : 
Rosalie et Idor Straus, propriétaires de Macy, 
John Jacob Astor, homme d'affaires, propriétaire de l'hôtel Waldorf-Astoria 
Benjamin Guggenheim, magnat du cuivre.

Quand, au début du film, le personnage joué par Bill Paxton dit qu'on est à 3821 mètres de profondeur, que la pression est de 3,5 tonnes au pouce carré et que si le hublot de  9 pouces d'épaisseur cède, c'est sayonara en 2 microsecondes, on pense aux cinq naufragés du Titan d'OceanGate, disparus en juin 2023.


La main de Rose qui s'étampe dans la vitre arrière d'un cabriolet au moment où elle fait l'amour avec Léonardo demeure un de mes moments fétiches.

Et puis cette phrase émouvante. Rose centenaire, après avoir dit que seulement 6  naufragés sur 1500 furent sauvés par les bateaux de sauvetage : ''Les 700 réchappés à bord des bateaux n'eurent d'autre choix que de se préparer à mourir ou bien vivre en espérant une absolution qui jamais ne viendrait.'' 

En guise de conclusion...un peu de romantisme rose-bonbon :
À l'arrivée au port de New York, un employé : 
Votre nom, s'il-vous-plait, mademoiselle ?
Dawson... Rose Dawson.

Chemin de traverse : Ma grand-mère italienne, à 19 ans, a fait la traversée Le Havre-New York sur le Rochambeau le 19 avril 1913, un an après le naufrage du Titanic. Avec le même risque de percuter un iceberg (avril faisant partie de la saison des icebergs), j'imagine l'anxiété qu'a dû vivre ma grand-mère, accompagnée de sa mère et de sa sœur lors de cette traversée.

L'Occasion de voir ou de revoir A Night to Remember de Roy Ward Baker, tourné en 1958. Avec les moyens restreints de l'époque, c'est un sacré tour de force.

Oscars 1998. Onze statuettes dont celle de meilleur film. Rien pour les comédiens.
Cahiers du Cinéma 1998. Un des 10 meilleurs films de l'année.

Visionné, la première fois, le 6 février 1998 au cinéma de la Place Versailles à Montréal. 
Mon 333ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

14 août 2023

332. Leigh : Secrets and Lies

1001 films de Schneider : Secrets and Lies
Secrets et mensonges


Film britannique réalisé en 1996 par Mike Leigh
Avec Marianne Jean-Baptiste, Timothy Spall, Phyllis Logan, Brenda Blethyn, Claire Rushbrook, Elizabeth Berrington, Michele Austin, Lee Ross, Lesley Manville, Ron Cook

Dans la classe moyenne britannique, des relations familiales exacerbées par tous les secrets et les mensonges du passé.

Party de Noël, mariage, enterrement ou party d'anniversaire comme dans ce film sont des moments propices ou à éviter pour le grand déballage des secrets et des mensonges du passé.

Leigh : des tableaux de vie comme des nature-mortes animées, figure de style qu'on appelle oxymore.

Une femme noire adoptée à la naissance qui découvre que sa mère est une blanche me ramène illico au grand roman La tache de Philip Roth que Robert Benton a adapté au cinéma avec Anthony Hopkins.

Quelle merveilleuse partition cinématographique que cette scène prise au restaurant alors que la mère et la fille sont côte-à-côte et qu'elles dévoilent leur passé commun : voir l'affiche.

Critique. Cahiers du Cinéma. Septembre 1996. Numéro 505. Intérieurs par Frédéric Strauss

Cannes 1996. Palme d'or et prix spécial du jury. Meilleure comédienne à Brenda Blethyn

Visionné, la première fois, le 11 juillet 1997 sur VHS à Montréal. 
Mon 332ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

12 août 2023

331. Foley : Glengarry Glen Ross

1001 films de Schneider : Glengarry Glen Ross



Film américain réalié en 1992 par James Foley
Avec Jack Lemmon, Al Pacino, Alec Baldwin, Ed Harris, Kevin Spacey, Alan Arkin,  Jonathan Pryce.
D'après la pièce de David Mamet

Un huis clos dans une agence immobilière avec des agents tout ce qu'il y a de plus manipulateurs et de plus véreux.

Mais il est difficile de comprendre comment on en est arrivé, dans cette agence, à une telle violence verbale. C'est comme si on arrivait au beau milieu d'une pièce de théâtre avec des dialogues comme des coups de poignard.

Une pièce de théâtre servie par un  gros casting  et une prouesse époustouflante de Jack Lemmon. 

Venise 1992. Meilleur acteur à Jack Lemmon

Critique. Cahiers du Cinéma. Janvier 1993. Numéro 463

Visionné, la première fois, le 8 mars 1997 sur VHS à Montréal. 
Mon 331ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

10 août 2023

330. Boyle : Trainspotting

1001 films de Schneider : Trainspotting
Ferrovipathes (on est prié de cesser de rire)


Film réalisé en 1996 par Danny Boyle
Avec Ewan McGregor (Renton), Ewen Bremner (Spud), Johnny Lee Miller (Sick Boy), Kevin McKidd (Tommy),  Robert Carlyle (Begbie, le psychopathe), Kelly Macdonald, Peter Mullan, Susan Vidler (Allison)
Adapté du roman controversé d'Irvine Welsch dont les répliques cultes sont tirées.

''-Renton : (À propos d'une injection d'héroïne.) Take the best orgasm you've ever had... multiply it by a thousand, and you're still nowhere near it.
-Allison : It beats any meat injection. That beats any fucking cock in the world.''

Bon, voilà, vous avez le topo. Vous savez dans quoi vous allez passer vos 90 prochaines minutes si vous survivez à une des premières séquences dans la pire toilette d'Écosse.

Pour la morale : l'abus de drogues dures n'est pas présenté comme un choix esthétique mais plutôt comme un enfer dont la porte de sortie est une porte tournante : on y revient toujours... En pleine épidémie de sida (les années 90), les réalisateurs n'avaient peut-être pas le choix d'adopter ce point de vue sur les junkies. Dans le cas contraire, ils se seraient faits descendre en flamme par les médias et les organisations qui combattaient le sida.

Ce film, c'est presqu'une bande-annonce pour les Sex Pistols, fameux groupe punk de la fin des années 1970.

Par la manière dont est traité le sujet de la déchéance des junkies, ce film est devenu un film-culte du cinéma britannique. La présence d'Ewan McGregor, en début de carrière (25 ans), en rajoute une couche.


Critique. Cahiers du Cinéma. Juin 1996. Numéro 503. Petit film entre amis par Marie-Anne Guérin.

Visionné, la première fois, le 27 février 1997 sur VHS à Montréal. 
Mon 330ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

329. Scorsese : Casino

 1001 films de Schneider : Casino


Film américain réalisé en 1995 par Martin Scorsese
Avec Robert De Niro (Sam), Sharon Stone (Ginger), Joe Pesci (Nicky), James Woods, (Lester), Don Rickles, Alan King, Kevin Pollak. L. Q. Jones

Un long monologue dans les trente premières minutes nous explique comment la mafia a mis la main sur tous les casinos de Las Vegas dans les années 1970. On peut ne pas survivre à ce monologue - j'ai été à un doigt de tout claquer là et d'aller revoir pour une xième fois un film de Bergman.

Mais, après une quarantaine de minutes, Sharon Stone se pointe et là, ça change la donne. On oublie Bergman et on plonge dans le film. Surtout que la madame Ginger deviendra l'épouse de Sam, le roi de Las Vegas. 

Maman, dessine-moi un gangster des plus dégueulasses : Nicky (Joe Pesci).

Un film musical :
Dès les crédits d'ouverture, un extrait poignant de la Passion selon St-Mathieu de Bach; ça ne peut pas être un film sur Las Vegas. Mais si, les 50 chansons dont 6 par les Rolling Stones qui parsèment le film vont vous prouver le contraire.

Ce Las Vegas décrit par le film n'existe presque plus. L'ancien strip est toujours en vie mais il ne fait pas le poids avec le nouveau strip façon Disneyland avec ses différents hôtels en faux-semblant : Venise, Paris, New York, Rome antique, etc.

Il y a deux décennies, en arrivant à Las Vegas, vers midi, le thermomètre de l'auto indiquait 46C alors que le matin même dans le camping du Grand Canyon, il indiquait 16C.

À minuit sur l'horloge municipal : 100 degrés fahrenheit.

Exploit : avoir passé trois jours à Las Vegas sans avoir mis un sou dans les jeux de casino.

La ville des salaires perdus

Critique. Cahiers du Cinéma. Mars 1996. Numéro 500. Le gouffre aux chimères par Nicolas Saada

Cahiers du Cinéma. Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1995.

Visionné, la première fois, le 3 février 1997 sur VHS à Montréal. 
Mon 329ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

09 août 2023

328. Coen : Fargo

 1001 films du livre de Schneider : Fargo


Film américain réalisé en 1996 par Joel et Ethan Coen
Avec Frances McDormand (Marge), William H. Macy (Lundergaard), Steve Buscemi, Peter Stormare, Kristin Rudrud, Harve Presnell, John Carroll Lynch

La béance du fossé qui sépare, chez la policière (McDormand), l'horreur qu'elle affronte et son indifférence émotionnelle fait la beauté de ce film et, pourquoi pas, lui fait gagner l'Oscar de la meilleure actrice. 

Exemple de ce qui précède : J'ai été complètement soufflé par le comportement de cette policière enceinte (7 mois !!!) qui, après avoir  été témoin d'une scène de crime sanguinaire, rentre tranquillement chez elle pour discuter de timbre-poste avec son mari peintre animalier. On dirait, en psychologie, que c'est de la dissociation cognitive qui frôle la psychose.

Mais, foin de ce jargon psychologique, les frère Coen nous donne un grand spectacle et ouvre une nouvelle voie au film policier. 

Toute la séquence du dialogue entre la policière et son collègue sur la première scène de crime est digne d'anthologie. 

Pas possible de trouver plus psychopathes que Buscemi et Stormare et plus loser que Macy qui méritait une statuette, lui aussi.

Avec Macy comme directeur commercial d'un concessionnaire d'autos, disons que l'image des vendeurs d'autos en prend un sacré coup. Ils n'ont pas dû trop aimer.

La phrase culte de ce film. ''J'imagine que c'est ton complice qui est dans le broyeur''

Les paysages enneigés du Minnesota et la figure légendaire de Paul Bunyan dont l'origine, tant pour le nom que pour le métier, serait canadienne-française.

Ah oui, la cassette contenant le million de dollars enfouie dans la neige sera retrouvée quelques décennies plus tard dans une autre production des frères Coen.

Oscars 1997. Meilleure actrice à Frances McDormand, meilleur scénario aux frères Coen
Cannes 1996. Meilleure réalisation

CritiqueCahiers du Cinéma. Mai 1996. Numéro 502. Fargo, situation des frères Coen par Bill Krohn.

Visionné, la première fois, le 3 février 1997 sur VHS à Montréal. 
Mon 328ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

327. Hicks : Shine

1001 films de Schneider : Shine
Le Prodige


Film australien réalisé en 1996 par Scott Hicks
Avec Geoffrey Rush (David), Armin Mueller-Stahl (père), Justin Braine, Sonia Todd, Chris Haywood, John Gielgud
D'après la vie du pianiste David Helfgott né en 1947.

Dans une première partie, par moment, insoutenable, on voit comment un père de famille qui souffre d'un trouble de personnalité à volet tyrannique détruit psychologiquement son enfant dont les séquelles l'amèneront en institut psychiatrique pendant une dizaine d'années. 

En deuxième partie, c'est Rain Man pianiste qui vogue dans la vie comme tous ceux du volet autistique qui, sans surmoi, nous offre des scènes de folies jubilatoires. C'est sûr que l'on ne voit que la belle partie de la personnalité à volet autistique.

Au cœur du film, la prestation (partielle) du troisième concerto de Serguei Rachmaninov, considéré comme la plus difficile des œuvres pour piano. Ce sont 40 minutes de pure virtuosité technique qui, selon le professeur de David, peut mener à la folie si on n'est pas prêt à recevoir cette œuvre. Ce que le réalisateur nous démontre un peu trop pathétiquement.

Pour les grands amateurs de musique classique. Quelle est la meilleure version du Concerto pour piano No 3 de Serguei Rachmaninov ? Ici, sur France Musique, Radio France.

Oscars 1997. Meilleur acteur à Geoffrey Rush

Visionné, la première fois, le 13 janvier 1997 au cinéma de la Place Desjardins à Montréal. 
Mon 327ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider