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11 mars 2026

456. Stevens : Shane



Film américain réalisé en 1953 par George Stevens
Avec Alan Ladd, Jean Arthur, Van Hefflin, Brandon De Wilde, Jack Palance, Elisha Cook


À VENIR. 







Oscars 1953. Loyal Griggs, meilleure photographie

Visionné, la première fois, le 19 avril 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 456ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

01 octobre 2024

414. Stevens : Gunga Din



Film américain réalisé en 1939 par George Stevens.  
Avec Cary Grant, Victor McLaglen, Douglas Fairbanks Jr., Sam Jaffe, Joan Fontaine
Vaguement inspiré du conte Gunga Din de Rudyard Kipling.

Il est difficile d'être juste avec ce film. Il est tellement représentatif de tous les aspects négatifs du colonialisme que je n'ai pas arrêté, pendant tout le film, de restreindre des élans de colère devant toute cette bêtise.

Tous les éléments y sont : guerre coloniale, discrimination militaire envers les autochtones, paternalisme et condescendance, vol de trésors nationaux, mépris des valeurs religieuses d'un groupe de "terroristes". En plus, il faut y ajouter les stéréotypes les plus attendus de la camaraderie masculine et des rapports homme/femme.

Tout ce que je viens d'écrire ne colle pas à l'affiche. En effet, c'est le ton badin qui domine dans ce film. On peut faire la guerre et massacrer les autochtones mais on peut quand même s'amuser, non?

Soyons un peu généreux : les prises de vue des batailles sont grandioses.

Cary Grant me tombe royalement sur les nerfs dans ce film. 

Visionné, la première fois, le 23 janvier 2007 sur DVD à Montréal
Mon 414ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

10 juillet 2024

392. Stevens : Swing Time


Sur les ailes de la danse

Film américain réalisé en 1936 par George Stevens. 7.5
Avec Ginger Rogers, Fred Astaire, Victor Moore, Helen Broderick, Eric Blore

On peut oublier l'histoire. Ce qui est marquant dans ce film, ce sont les numéros de danse et de musique, prétextes à cette histoire qui emprunte tous les stéréotypes du théâtre de boulevard.

Ce qui est marquant aussi c'est qu'on nous fait attendre 28 minutes avant le premier numéro musical.

Parmi les chansons, on retiendra The Way You Look Tonight qui deviendra un standard qui trouve encore de nouveaux interprètes (Brian Ferry, par exemple).

Le plus fameux numéro est Bojangles of Harlem avec Astaire qui revêt un blackface et qui danse avec des clones de lui-même projetés en arrière-scène.


Bill ''Bojangles'' Robinson a été considéré, dans les années 1920, comme le meilleur danseur de tous les temps. Toute sa carrière se déroula dans les théâtres newyorkais. La chanson Mr. Bojangles chantée par Sammy Davis jr est une performance qu'il ne faut pas manquer (YouTube). Chantée par Dylan, en plus classique, c'est pas mal non plus - d'accord la voix est un peu défaillante.

J'adore la séquence de l'hiver à New Amsterdam, tournée en studio. À mettre dans un catalogue sur l'art kitsch. 

Oscars 1937. Une statuette pour la chanson The Way You Look Tonight

Visionné, la première fois, le 14 décembre 2006 sur DVD à Montréal. 
Mon 392ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

18 avril 2022

265. Stevens : Giant



Quelle horreur que cette affiche allemande, totalement hors-sujet. 
Le machismo à son sommet.

Film américain réalisé en 1956 par George Stevens
Avec Elizabeth Taylor (Leslie Benedict), Rock Hudson (Bick Benedict), James Dean (Jeff Rink), Carroll Baker (Luz Benedict), Dennis Hopper, (Jordan Benedict). Fran Bennett
Adapté du roman éponyme d'Edna Ferber.

En gros, le vieux Texas de l'élevage extensif contre le nouveau Texas de l'exploitation pétrolière. Les grandes familles traditionnelles qui se relèguent l'exploitation de génération en génération contre les nouveaux riches arrogants du pétrole qui vont s'imposer sur les scènes sociale et politique.

 

James Dean en nouveau riche du pétrole devant la maison (mansion) de l'éleveur traditionnel

Jeff Rink, dont les initiales J.R. nous envoient directement chez la famille Ewing de la série Dallas dont le plus détestable membre était connu sous le nom de J.R., au cœur de la compagnie Ewing Oil.

Ce film, c'est un peu pour le Texas ce que Gone With the Wind fut pour la Georgie, le racisme contre les Noirs étant remplacé par le racisme contre les Latinos qu'on appelle péjorativement les wetbacks (référence au mode illégal de passage de la frontière américaine en traversant le Rio Grande).

Incongruence : Leslie Benedict qui défend les Latinos du Texas, fortement discriminés, alors qu'elle vient d'une riche famille du Maryland qui a des serviteurs Noirs.

À travers mes lectures de mes vieux Cahiers du Cinéma, ceci de Louis Marcorelles : Giant laisse loin derrière lui tous les balbutiements des films antiracistes tournés précédemment à Hollywood. Il honore l'homme Stevens. 

TROISIÈME ET DERNIER FILM DE JAMES DEAN

Il décédera dans un accident d'automobile deux semaines après la conclusion du tournage. Il ne verra jamais le film.

La prestation de James Dean est remarquable, ce qui ne fait que souligner la faible performance de Rock Hudson lorsque les deux sont confrontés.

La plus belle prestation de Dean : la scène durant laquelle Jeff Rink refuse qu'on lui rachète le petit bout de terrain que la sœur Bick Benedict lui a laissé en héritage. 

Lecture cinéphilique. Le Paris de François Truffaut par Philippe Lombard. 
Un Paris disparu. Symbolisé par la démolition du Gaumont Palace, le plus grand cinéma du monde avec ses 6000 places, en avril 1973 à peu près au même moment où l'on démolissait les Halles.

Gaumont Palace, place de Clichy

Oscars 1957. Une statuette pour la réalisation. 

Visionné, la première fois, le 28 avril 1989 à la télévision à Montréal
Mon 265ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 27 avril 2023


11 avril 2022

263. Pollack : Out of Africa


Souvenirs d'Afrique

Film américain réalisé en 1985 par Sydney Pollack
Avec Meryl Streep, Robert Redford, Klaus Maria Brandauer, Michael Kitchen
D'après une œuvre autobiographique de Karen Blixen, qui avait emprunté le nom de Isak Denisen pour sa publication en 1934. Y ajouter des parties de la biographie de Blixen écrite par Judith Thurman.

Une fois n'est pas coutume, le titre français correspond mieux au contenu du film.

Souvenirs d'Afrique : en effet, ce film a l'allure d'une grande carte postale qui nous arrive d'une époque révolue où l'Afrique était une grande machine à produire du rêve exotique.

L'histoire, par ailleurs véridique, nous semble un grand prétexte pour nous présenter un cinérama de beaux paysages et de la plus belle faune terrestre. C'était la belle époque (entre guillemets...) du colonialisme bon teint où les autochtones jouaient le rôle de figurants agréables et bon enfant.

On peut être sûr d'une chose. Le Kenya n'était pas cette caricature à l'époque de la Grande guerre, l'ajout de quelques Massaï n'y changeant rien.

Scène burlesque :  Robert Redford lavant les cheveux de Meryl Streep avec le Kilimandjaro en arrière-plan.

Sent-on dans ce film les premiers éléments de la naissance d'une certaine forme de nationalisme ? Difficile à trouver. 

Notre sensibilité face aux extinctions animales a évolué. Dans une des premières scènes, on voit le personnage joué par Redford débarquer d'un wagon ferroviaire une caisse contenant de grandes défenses d'éléphant. Cette image ne passe plus, de nos jours, sans un haut-le-coeur.

Oscars 1986. Sept statuettes : film, réalisation, scénario, caméra, direction artistique, son et musique. Il est difficile d'imaginer que ce film ait été en nomination pour 11 Oscars et qu'il en ait remporté sept, dont celui de meilleur film. Meryl Streep y obtient sa 6ème nomination en route pour 21, un record de tous les temps. 

Visionné, la première fois, le 1er avril 1989 à la télévision à Montréal
Mon 263ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 27 avril 2023