Des films, ma vie et rien d'autre. Site traitant des "1001 films à voir avant de mourir" de Steven Jay Schneider. Présentation chronologique des films en fonction de mon histoire personnelle. Vous n'y trouverez, ni résumés, ni critiques de films mais des idées, des émotions, des bribes de vie, suscitées par cette randonnée au cœur des 1001 films. Attention, je suis un divulgâcheur.
07 juillet 2023
314. Kieslowski : Trois couleurs : Rouge
06 juillet 2023
313. KIeslowski : Trois couleurs : Bleu
Comment dire ? Un film sur-fait comme on dit d'une scène qu'elle est sur-jouée ? À certains moments, l'expression ''dramatique-pompier'' me vient à l'esprit surtout lors de l'entrée tonitruante de la musique (merveilleuse, par ailleurs) couplée avec un plan noir qui nous annonce une progression dans la dramaturgie.
Beaucoup de coïncidences et de hasards, on est bien dans du Kieslowski. Après avoir vu le Décalogue et la Double vie de Véronique, j'avoue que j'en suis gavé.
Psycho 101. Les phases de deuil. Le personnage de Binoche s'en passent carrément. Après une pensée suicidaire, cette femme, en pleine possession de ses moyens (comment peut-on après un tel traumatisme ?), réorganise sa vie en effaçant son passé qui lui reviendra par bribes. Déficit de crédibilité. Difficile de comprendre que la perte d'une enfant de 5 ans ait si peu de place dans le deuil d'une maman qui n'en a que pour la perte de son mari.
À lire ce qui précède, on a le goût de s'éloigner en courant de cette production. Non Non Non : la musique de Zbigniew Preisner (surtout le Chant pour l'Unification de l'Europe) et la caméra de Slavomir Idziak devraient vous scotcher à ce film ainsi que la performance, en toute sobriété, de Juliette Binoche.
Ah! revoir Emmanuelle Riva....
On en est rendu là. Appréciation du film par GPT4 (première et dernière fois que je fais cet exercice ). '' Dans l'ensemble, "Trois couleurs : Bleu" est un film visuellement époustouflant qui plonge dans les thèmes complexes du deuil et de la libération personnelle. Cependant, son rythme délibéré, sa narration discrète et sa nature abstraite peuvent empêcher certains téléspectateurs de se connecter pleinement aux personnages et au cœur émotionnel du récit.''
07 juin 2023
310. Kieslowski : Dekaloog
Une histoire de collection de timbres, thème qui a mal vieilli à l'air des courriels. Qui collectionne les timbres aujourd'hui ? Je n'ai pas entendu, depuis des décennies, parler de collectionneurs de timbres. Les timbres, c'est mon enfance des années 1950 où beaucoup de mes amis les collectionnaient. Tout ça est tombé dans l'oubli avec le passage à la vie adulte.
Le Décalogue : une tournée impressionnante de tous les aspects de l'âme (à défaut d'autres mots) humaine.
Venise 1989. Prix FIPRESCI.
Honneur spécial. Fait partie de la liste des 45 films jugés importants par le Saint-Siège
30 avril 2023
304. Kieslowski : La Double vie de Véronique
Film franco-polonais réalisé en 1991 par Krzysztof Kieslowski
Avec Irène Jacob dans le rôle des deux Véronique.
1988-1994, ce sont les années Kieslowski.
Six films importants plus la série Dekalog, dix films pour la télévision. Impressionnante séquence arrêtée brutalement par son décès en 1996.
Le film : Une même Véronique existe à deux moments et en deux lieux différents. On pourrait être tristement prosaïque en supposant que ce sont deux jumelles identiques séparées à la naissance mais le film nous amène, heureusement, dans un tout autre univers beaucoup plus complexe et envoutant.
La première partie (40 minutes), Veronika à Cracovie, est enlevée et intrigante ce qui ne se transpose pas dans la deuxième partie, Véronique à Paris.
On dirait que tout s'écrase dans la deuxième partie (60 minutes), on a peine à croire à toutes ces coïncidences et à tous ces hasards dans un scénario beaucoup moins intéressant. Pour tout dire, on s'ennuie un peu de la première Véronique.
Une performance inoubliable d'Irène Jacob que l'on retrouve dans toutes les séquences.
Ce qui me touche beaucoup c'est la relation très affectueuse entre les pères et leur Véronique, en manque de leur mère, décédée durant leur enfance.
Beau moment dramatique de la première partie: l'interprétation par Irène Jacob (doublée par la soprano polonaise Elzbieta Towarnicka) d'un chant composé par Zbigniew Preisner sur les paroles du second chant du Paradis de Dante Alighieri.
Beau moment dramatique
C'est, à Paris, en novembre 1988, que j'ai découvert Kieslowski : une œuvre terrible Tu ne tueras point. Puis le mois suivant, au cinéma L'Entrepôt dans Montparnasse, j'ai vu trois de ses premiers films : L'Amateur (1979), Le Hasard (1981) et No End (1985).
Cannes 1991. Deux prix pour le film. Meilleure actrice à Irène Jacob
Visionné, la première fois, le 4 juillet 1992 en VHS à Montréal.
Mon 304ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider



