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08 mars 2025

443. Sturges : Gunfight at the O.K. Corral

 

Règlements de compte à O.K. Corral

Film américain réalisé en 1957 par John Sturges
Avec Burt Lancaster (Earp), Kirk Douglas (Doc), Rhonda Fleming, Jo Van Fleet (Kate), John Ireland, Dennis Hopper, Lee Van Cleef.

D'après le légendaire duel qui mit en scène deux camps opposés dans le O.K. Corral à Tombstone, Arizona le 26 octobre 1881. De multiples versions cinématographiques (au moins sept) ont reproduit ce duel entre le clan Earp (la loi) et le clan Clanton (les hors-la-loi).

Wyatt Earp, un héros civilisateur dans le monde chaotique de la Frontier. Ce film, c'est la glorification d'un mythe.

On a beaucoup parlé de ce duel qui marqua une étape importante dans le développement du western. Duel qui n'a duré qu'une quinzaine de secondes. Le film n'est pas fidèle à la réalité historique en le faisant durer une dizaine de minutes. John Ford disait : ''Lorsque la légende est plus belle que la réalité, on imprime la légende.''

C'est une horreur. Le traitement que Doc Holliday, alcoolique et tuberculeux, fait subir à Kate relève de la pure maltraitance. Une situation dominant-dominée qu'on rencontre assez souvent dans les westerns.

Le kitsch de la chanson-thème, interprétée par Frankie Laine, n'était pas nécessaire mais, comme il arrive souvent au cinéma, la controverse devint culte

Tombstone, à jamais la ville du western comme Monument Valley l'est sur le plan des paysages.

Soulignons, dans des rôles mineurs, la présence de Dennis Hopper, le jeune blanc-bec (Easy Rider) et Lee Van Cleef (films de Sergio Leone).

La meilleure version qui est plus près de la réalité historique : Tombstone réalisé en 1993 par George P. Cosmatos avec Kurt Russell et Val Kilmer

Visionné, la première fois, le 15 mars 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 443ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

20 février 2007

20. Sturges : The Great Escape


La Grande évasion

Film américain réalisé en 1963 par John Sturges
Avec Steve McQueen, James Garner, Richard Attenborough, Charles Bronson, James Coburn, Donald Pleasance

Basé sur une histoire vraie qui s'est passée dans le Stalag Luft III en Allemagne au cours de la seconde guerre mondiale, ce film raconte la réussite partielle d'une tentative d'évasion de 250 prisonniers, le 24 mars 1944. En fait, seulement 76 prisonniers réussirent à sortir du camp, une dizaine furent pris et ramenés au camp tandis qu'une cinquantaine d'autres furent abattus par la Gestapo. Seulement 3 prisonniers ont pu s'échapper définitivement.

Le massacre des 50 évadés a été considéré comme un crime de guerre pendant les procès de Nuremberg.

Le film est intéressant sur le plan des techniques mises en œuvre pour accomplir une évasion massive, quoique je préfère la tension dramatique du creusage du tunnel dans le film Le trou de Jacques Becker.

Mais, ce qui est le plus frappant, c'est la qualité de vie qu'on retrouvait dans un tel camp. C'est vraiment le Hilton des camps de prisonniers en Allemagne. On reste pantois devant ce spectacle presqu'indécent alors que dans les régions avoisinantes, la Shoah était en marche depuis au moins 4 ans dans des conditions autrement plus éprouvantes, si on me passe cet euphémisme.

Comment pouvait-on tourner un tel film alors qu'on venait d'apprendre par le procès de Eichmann qui s'était terminé en juin 1961, un an avant le début du tournage du film, l'immonde génocide juif.

Le film ne montre à aucun moment la difficulté de la vie de prisonniers. On a l'impression d'assister à une partie de cache-cache entre les prisonniers et leurs gardiens. Les barbelés dorés d'Hollywood !

Le clou du spectacle : la poursuite en moto du personnage joué par Steve McQueen qui est le seul épisode non historique du film. Scène exigée par McQueen lui-même qui désirait démontrer son habileté. On croit rêver. MGM utilisa un photomontage de cette poursuite pour faire l'affiche du film dénaturant ainsi tout le propos du film.

Au festival international du film de Moscou, le film provoqua un scandale : le public russe fut choqué de voir la manière dont étaient traités les prisonniers des troupes de l'Ouest.

Visionné, la première fois, en 1967 à Québec
Mon 20ème film visionné des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 11 janvier 2023