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28 juin 2024

384. Jarmusch : Stranger than Paradise




Film américain réalisé en 1984 par Jim Jarmusch. 7.4
Avec John Lurie, Eszter Balint, Richard Edson

D'abord la forme : un plan suivi d'un écran noir puis, un autre plan suivi d'un autre écran noir, un concept qui s'étend sur toute la durée du film. On comprend qu'un jeune réalisateur indépendant veuille casser la trame habituelle des films d'Hollywood mais, disons, qu'après le dixième plan, on a compris, on pourrait nous surprendre avec un autre concept.

Une histoire, en fait pas d'histoire, de losers : deux newyorkais et une Hongroise qui débarque de Hongrie. Des outsiders de la vie. L'univers de Jarmusch est un monde vide qui nous montre l'envers du rêve américain.

De New York à la Floride en passant par l'Ohio en hiver, on se balade dans un monde vide de sens. La seule trame qui réunit les différentes parties du film c'est la passion pour les gageures sur les courses de chevaux.

Vu de 2024, on n'en revient pas de l'omniprésence de la cigarette. Fumait-on vraiment de telles quantités de cigarettes, il y a 40 ans ? Eh bien oui, j'en étais la preuve vivante.

Cannes 1984. Caméra d'or

Visionné, la première fois, le 23 juin 2006 sur VHS à Montréal
Mon 384ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.



13 avril 2012

222. Jarmusch : Down by Law



Film américain réalisé en 1986 par Jim Jarmusch
Assistante à la direction : Claire Denis, réalisatrice française que j'aime.
Film dédié à Pascale Ogier, actrice française qui venait de mourir à 25 ans et Enzo Ungari, scénariste italien, qui venait de mourir à 36 ans.
Avec John Lurie, Tom Waits, Roberto Benigni, Nicoletta Braschi (le couple de La vita è bella), Ellen Barkin

Tom Waits à Roberto Benigni : "Buzz off"
Quand j'ai vu ce film, la première fois, cette expression que je ne connaissais pas, a parasité ma conversation pendant plusieurs semaines et devint un rolling gag avec ma gang d'amis.

Tom Waits, le d.j. en dérive dans le film :  j'en ai  été longtemps un fan dans les années 70 et 80 jusqu'à ce que je me fatigue de sa voix de plus en plus éraillée et de son hymne à l'éthylisme. Mais ses chansons pour les losers et les "multi-poqués" de ce monde sont toutes un direct au cœur.

La réponse de Benigni à Waits : "Buzz off to you too" avec l'accent italien.

Roberto Benigni : un ovni qui atterrit, suite à l'on ne sait trop quelles fausses manœuvres, en plein milieu d'un film de série noire des années 50. C'est ce qui fait tout l'intérêt de ce film, par ailleurs assez tranquille sur le plan du scénario. Est-ce que Benigni sauve ce film ou le dénature ?  C'est un peu les deux à la fois à ce qu'il me semble et c'est dommage. 

J'adore la partie du film avec Benigni (30 min. après le début du film), peu connu à cette époque, dont un personnage (Lurie) dit : "He's from outer space" mais le deuil de la première partie, sans lui, est difficile à faire, après coup. On aimerait bien revenir dans les rues de New-Orléans avec les "small time crooks" du début du film.

John Lurie (le souteneur) Tom Waits (le d.j.) et Roberto Benigni (le touriste italien)

Les films de Jim Jarmusch : "It's a sad and wonderful world" comme dirait l'italien.

Visionné, la première fois, le 1er mai 1987 au cinéma Laurier à Montréal
Mon 222ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 27 mars 2023