28 janvier 2023

290. Levinson : The Natural

1001 films de Schneider : The Natural
 Le Meilleur

Au 1692ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...

Film américain réalisé en 1984 par Barry Levinson
Avec Robert Redford, Robert Duvall, Glen Close, Kim Basinger, Wilford Brimley, Barbara Hershey
Adaptation du roman éponyme de Bernard Malamud. Histoire très peu inspirée de la vie du joueur de baseball, Eddie Waitkus, surnommé The Natural.

Bon, le film n'a rien à voir avec l'histoire d'Eddie Waitkins sauf pour la tentative de meurtre contre lui par une fan désaxée. Absolument rien dans le film ne correspond au joueur Eddie Waitkins, sauf le fait qu'il frappait de la gauche.

Passons à autre chose.

Le film, c'est une grande bluette bourrés de stéréotypes et d'invraisemblances.. Je lis la description du film dans le livre de Schneider. Rien dans ce texte ne peut justifier la présence de ce film dans cette liste.

L'underdog qui devient un héros fut le sujet d'une quantité phénoménale de films. J'aime bien mais mettez-y plus de subtilités. C'est vrai qu'on ne peut pas toujours refaire le Seigneur des Anneaux.

Dès le début, au moment où Roy Hodds (Redford) arrive dans l'abri des joueurs et qu'il est suprêmement méprisé par les entraineurs, on sait que la machine à fabriquer un héros est en marche. Ajoutez à cela, une gang de faux-culs qui essaient de manipuler les matchs pour s'enrichir en utilisant la bombe Kim Basinger pour soudoyer le héros. Ils essaient de nous rejouer le scandale des Black Sox de 1919. Des membres de l'équipe des White Sox de Chicago, qu'on va appeler les  Black Sox à cause du scandale, avaient intentionnellement fait perdre leur équipe cette année-là. 

Les maudits ralentis dans les films de sport. Pus capable !!!

On veut nous faire croire que c'est une sorte d'histoire de Chevaliers de la Table Ronde: à d'autres.

Deux beaux personnages joués par Barbara Hershey (une ombre noire) et Glen Close, en ange protectrice (elle a l'air tellement jeune, pourtant à 37 ans).


Visionné, la première fois, le 29 juin 1990, sur VHS, à Montréal
Il y avait à cette époque une équipe de baseball à Montréal surnommée les Expos. En 1969, pour la première fois de l'histoire de la ligue majeure de baseball américaine, une équipe s'installe en dehors des USA. Ce club ne réussira jamais à atteindre les séries de championnat avant sa relocalisation à Washington en 2005.
Un grand moment. Lors d'une partie où l'on voit sur le grand écran du stade, ma conjointe avec notre Sandrine de 2 ans dans ses bras.
Mon 290ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
.

20 janvier 2023

289. Fleming : Gone With the Wind

1001 films de Schneider : Gone With the Wind
Autant en emporte le vent

Au 108ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1939 par Victor Fleming
Aussi à la réalisation : George Cukor et Sam Wood
Avec Vivien Leigh (Scarlett), Clark Gable (Rhett Butler), Leslie Howard, Olivia de Havilland (Mélanie), Thomas Mitchell, Barbara O'Neil, Evelyn Keyes, Ann Rutherford, George Reeves, Hattie McDaniel. 

D'abord, vous dire que je me suis vraiment ennuyé lors du premier visionnement de ce film. Ce gros gâteau à la crème chantilly est à des années-lumière du cinéma que j'aime. Mettre côte à côte Gone With the Wind et Cris et Chuchotements de Bergman, c'est mesurer le gouffre infranchissable entre ces deux types de cinéma. 

Passons maintenant à ce deuxième visionnement, 32 ans plus tard.

J'y cherche mon plaisir et je le trouve dans cette superproduction (Jacques Lourcelles dit une œuvre mammouth) qui met en scène le Sud et qui nous présente la Guerre de Sécession du point de vue des Confédérés, considérés de nos jours comme les galeux de l'Histoire. Il est rare que l'Histoire est écrite par les perdants. Profitons-en.

J'adore le personnage de Scarlett O'Hara, un personnage féminin hors du commun qui casse les stéréotypes féminins bien représentés par sa cousine Mélanie (Olivia de Havilland). C'est toute une prouesse d'avoir pu ébranler, laminer Rhett Butler (Clark Gable) le mâle alpha par excellence. 

Deux parties d'inégales valeurs.

La première partie, la plus formidable, est une œuvre épique. 
L'histoire de Scarlett, à la recherche d'un amour impossible, ne semble qu'être qu'un prétexte pour nous présenter le Sud et sa destinée tragique lors de la Guerre de Sécession.

Des scènes inoubliables, comme celle durant laquelle Scarlett prend soin des blessés qui semblent peu nombreux jusqu'à ce qu'un zoom-out nous montre une quantité innombrable de blessés étendus au sol, à perte de vue. On a le souffle coupé. On sait, alors, que les Confédérés ont perdu la guerre.

La traversée d'Atlanta en flammes (on a utilisé les décors de King Kong comme matériau de combustion) de Scarlett, Rhett, Mélanie et son bébé est une prouesse technique qui nous en met plein la vue.

La deuxième partie. Boum ! on tombe dans un mélodrame banal qui se traine, parsemé de morts pour augmenter la production lacrymale.

Mais la fin est plutôt inattendu. Quand Rhett Butler quitte finalement Scarlett, on s'attendrait à un plan du mari s'éloignant du manoir et disparaissant à l'horizon suivi d'un plan final d'une Scarlett en larmes.

Mais non ! Et j'adore cette fin du film auquel le cinéma hollywoodien ne nous avait pas préparés.

Rhett quitte Scarlett mais sans avoir auparavant administré à cette dernière une des plus célèbres répliques de cinéma. Au moment de son départ, Scarlett demande à Rhett ce qu'elle deviendra sans lui. Rhett lui répond : '' Frankly, my dear, I don't give a damn. ''
Au lieu de s'effondrer comme on s'y serait attendu (quoique non, Scarlett est une battante pas ordinaire), elle se retourne vers Tara, le manoir, et décide de reprendre en mains sa destinée en disant que demain est un autre jour. Suivi du thème musical célèbre.

La dernière séquence avec le thème musical de Tara

Jamais fait, ce qui est un peu une honte pour un cinéphile : Voir Gone With the Wind au cinéma.

Ce n'est pas une perte de temps de visionner le film de David Hinton, The Making of a Legend : Gone With the Wind. Là où on apprend que le grand réalisateur de ce film c'est David O. Selznik qui s'est impliqué à tous les niveaux.

Oscars 1940. Huit statuettes : film, actrice à Vivien Leigh, actrice de soutien à Hattie McDaniel (première afro-américaine à gagner un Oscar), réalisation, scénario, caméra, direction artistique, montage.

Visionné, la première fois, le 26 juin 1990, à la télévision, à Montréal
Mon 289ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneid
er.

10 janvier 2023

288. Kramer : The Defiant Ones

1001 films de Schneider : The Defiant Ones
La Chaîne

Au 8549ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1958 par Stanley Kramer
Avec Sidney Poitier, Tony Curtis, Theodore Bikel, Charles McGraw, Lon Chaney Jr., Cara Williams

Film à grosse morale sur les relations interraciales. Avec nos yeux d'aujourd'hui, pas mal naïf. Mais on est en 1958 et les manifestations pour les droits civiques des Noirs n'en sont qu'à leurs premiers balbutiements. Dans ce contexte, ce film est courageux ; imposant une vision progressiste des rapports interraciaux que la société de l'époque n'était certainement pas prête à voir. En tout cas, pas encore prête pour accorder l'Oscar du meilleur acteur à Sidney Poitier qui était en nomination. En tout cas, l'Europe était prête : ours d'argent au Festival de Berlin.

Cara Williams, en fermière abandonnée par son mari, vivant seule dans une ferme, avec son look de vamp et son comportement de séductrice, est un  personnage totalement hors-contexte. Certainement, une commande des producteurs.

Une source certaine d'inspiration pour le film de Norman Jewison In the Heat of the Night, tourné neuf ans plus tard. Un noir et un blanc liés involontairement par un même objectif. Dans un film, c'est une chaîne dans l'autre c'est une enquête. À la fin des deux films, les deux personnages ont développé un lien affectif certain.

Cette question des relations dramatiques entre les Noirs et les Blancs du sud américain n'avait aucun écho dans ma ville de Québec des années 50 et 60. Je ne me souviens pas d'avoir vu un seul Noir dans le quartier de mon enfance. Limoilou était uniformément composé de Blancs francophones catholiques. Quelques Anglais y habitaient mais complètement intégrés. Ma parenté maternelle d'origine italienne s'était totalement intégrée au point que l'italien n'était jamais parlé à la maison. À cette époque, il y avait moins de 1000 Italiens à Québec et une seule épicerie digne de ce nom, sur la rue St-Jean. Par ailleurs, mes cousins de Montréal, habitant la Petite Italie, ont tous appris l'italien en plus de l'anglais, Montréal des années 50 oblige.

La question noire ne se posait pas non plus à Montréal. Il y avait bien une communauté noire anglophone dans le quartier St-Henri mais, pas de conflits majeurs avec la communauté blanche de ce quartier.

Montréal était si loin des conflits raciaux américains que le club de baseball les Royaux de Montréal furent choisis par les Dodgers de Los Angeles (alors Brooklyn) pour y intégrer le  premier Noir dans le baseball professionnel nord- américain : Jackie Robinson.


Jackie Robinson a joué une année pour les Royaux de Montréal en 1946 avant d'être transféré aux Dodgers de Brooklyn, devenant ainsi le premier jouer noir à franchir la barrière raciale dans les ligues majeures américaines.

Oscars 1959. Scénario et caméra
Berlin 1958. Ours d'argent à Sidney Poitier

Visionné, la première fois, le 5 mai 1990, à la télévision, à Montréal
Mon 288ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneid
er.

09 janvier 2023

287. Scorsese : Raging Bull

1001 films de Schneider : Raging Bull
Comme un taureau sauvage

Au 25ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1980 par Martin Scorsese
Avec Robert de Niro, Cathy Moriarty, Joe Pesci, Frank Vincent, Nicholas Colasanto

Un film que ne voulait pas faire Scorsese mais c'était sans compter l'entêtement de Robert de Niro qui avait été emballé par la lecture de la biographie de Jake LaMotta pendant le tournage du Parrain II. Une rencontre était dessinée pour ces trois fils d'immigrants italiens.

La séquence du générique, en noir et blanc, où l'on voit De Niro sur un ring, seul, bougeant sur la musique de l'Intermezzo de Cavaliera Rusticana de Pietro Mascagni va droit au cœur. La table est mise pour un parcours émotionnel très chaotique.

Ce qui m'a vraiment déconcerté lors du premier visionnement, c'était à quel point, la boxe, n'était pas le sujet principal de ce film. Bon, c'est vrai qu'on a notre content de boucherie sur le ring quoiqu'on en avait eu déjà assez avec les Rocky I et II. Mais, la boxe, finalement, n'est qu'un à-côté. Si on devait faire un film sur un grand boxeur de cette époque, c'est Sugar Ray Robinson qui en serait le héros, pas Jake LaMotta qui fut défait cinq fois sur six par Robinson.

En fait, c'est un film sur une personnalité auto-destructrice dont la jalousie amoureuse va tout détruire sur son passage. Deux heures à essayer de trouver un aspect sympathique à ce gars. : impossible.

La dernière partie du film, dans laquelle LaMotta fait du stand-up comique, me rappelle par son atmosphère glauque, peuplé de losers, les prestations de Dustin Hoffman dans le film Lenny, film biographique sur Lenny Bruce, un autre grand perdant.

Premier rôle de Cathy Moriarty qui a 20 ans. Celle qu'on surnomma, plus tard, la Bronx Girl joue le rôle de la femme de LaMotta, surnommé le Bronx Bull. 

Le vieux LaMotta : 20kg de plus pour De Niro qui, d'après Pauline Kael, ressemble à une marionnette boursoufflée. Je crois que ce qui est boursoufflée c'est le commentaire de Kael.

Oscars 1981. Deux statuettes : acteur à Robert de Niro et montage
Cahiers du Cinéma. Dans la liste des dix meilleurs films de l'année 1981

Visionné, la première fois, le 28 avril 1990, à la télévision, à Montréal
Mon 287ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneid
er.

28 décembre 2022

286. Crichton : A Fish Called Wanda

1001 films : A Fish Called Wanda
Un Poisson nommé Wanda 

Au 1347ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1988 par Charles Crichton
Avec John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Gline, Michael Palin

O.k., un film rigolo. Beaucoup de séquences absurdes (l'absurde, en comédie, c'est toujours la solution de la facilité) qui demandent à devenir des scènes cultes mais elles n'y arriveront pas. Bon, d'accord, la séance de torture aux frites à la Monty Python est inoubliable avec la dégustation de poissons. 

Est-ce un film marquant pour autant ?  Pour moi, non. J'avais tout oublié de ce film lors de ce deuxième visionnement. Alors qu'attend la gang à Schneider pour l'envoyer en touche. Espérons que ce sera le cas lors de la prochaine édition. Je pense au merveilleux film québécois de Claude Justra, Mon Oncle Antoine, qui attend toujours sur les lignes de côté.

C'est la première fois, en 286 films, que je remets en question la sélection des 1001 films et ce sera la dernière, sinon, si on s'embarque dans cette attitude, on n'en finira jamais. Mais, j'avais le goût de le faire une fois ; voilà c'est fait pour la première et la dernière fois.

Un film pour les nostalgiques des Monty Python. 

Oscars 1989. Acteur de soutien à Kevin Kline

Visionné, la première fois, le 7 avril 1990, sur VHS à Montréal
Mon 286ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 8 janvier 2023

20 décembre 2022

285. Frears : Dangerous Liaisons

1001 films de Schneider : Dangerous Liaisons
Les Liaisons dangereuses

 Au 1882ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...



Film américano-britannique réalisé en1988 par Stephen Frears
Avec John Malkovich, Glenn Close, Michelle Pfeiffer, Keanu Reeves et Uma Thurman à dix-huit ans.
Adapté du roman Les Liaisons dangereuses (1782) par Pierre Choderlos de Laclos

Pour paraphraser Marivaux. Les Jeux de l'Amour et de la Manipulation.
Préparez-vous à deux heures de marivaudages au temps des perruques et des gorges pigeonnantes. Il y en a qui, comme moi, que ça pourrait exaspérer. 

Pour paraphraser Céline. Voyage au bout d'une relation amoureuse inattendue. Pfeiffer et Malkovich dans un des grands rôles de leur vie.
Madame de Merteuil (Glenn Close) est la victime d'une liaison qui lui est fatale. Dernier plan : son visage barbouillé de rouge. C'est la chute après une vie de manipulations, de conspirations et de perfidies.
Sujet connexe : Glenn Close, après sa prestation dans Liaison fatale, disaient que des homme l'arrêtaient dans la rue pour la remercier d'avoir sauvé leur mariage.

Un intermède dans le film. D'une beauté fulgurante : Ombra Mai Fu, l'air d'ouverture de l'opéra Serse d'Haendel interprété par le sopraniste castrat (sans testostérone, sa voix n'a jamais mué) Paulo Abel Do Nascimento. 

Oscars 1989. Trois statuettes : Scénario, direction artistique, costumes.
Césars 1990.
Meilleur film étranger

Visionné, la première fois, le 6 avril 1990, sur VHS à Montréal
Mon 285ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 8 janvier 2023

09 décembre 2022

284. Ivens : Une Histoire de vent

1001 de Schneider : Une Histoire de vent

Au 998ème rang de la liste des films de  They Shoot Pictures...

Documentaire réalisé en 1988 par Joris Ivens et Marceline Loridan
Avec Joris Ivens

Le documentariste néerlandais, Joris Ivens, 90 ans, va en Chine à la poursuite du vent et de son souffle, lui, qui est asthmatique.


Joris Ivens dans le vent


Son dernier film (il décédera 1 an après celui-ci) se présente comme une excitante envolée au pays de la magie; le vent tant recherché se manifestera après l'intervention d'une vieille paysanne chinoise que l'accompagnateur chinois d'Ivens traite de sorcière.

On voit une image de la Chine à vélo dans un nuage de pollution; dans dix ans, cette Chine aura disparu sauf pour la pollution.

Ces documentaires dont le réalisateur est l'acteur principal sont souvent agaçants (je pense à Agnès Varda que j'aime bien, par ailleurs) mais, celui-ci, eh bien oui, il est souvent agaçant.


Premier film de Joris Ivens réalisé en 1911 à l'âge de 13 ans.Visible sur YouTube, sous-titré en néerlandais

Visionné, la première fois, le 2 avril 1990, à la télévision à Montréal
Mon 284ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 8 janvier 2023

07 décembre 2022

283. Hitchcock : Frenzy

1001 films de Schneider : Frenzy

Au 1746ème rang de la liste des films deThey Shoot Pictures...


Film britannique réalisé en 1972 par Alfred Hitchcock
Avec Jon Finch, Barry Foster, Barbara Leigh-Hunt, Anna Massey, Alec McCowen, Alfred Hitchcock (Spectator at Opening Rally)

Commençons par la fin. Inspecteur : ''Mr Rusk, you're not wearing your tie''
Il est beaucoup question de cravates dans ce film considéré comme le plus violent et le plus sexuel de la filmographie d'Hitchcock.

Ouverture : travelling en plongée sur la Tamise qui se termine sur les quais où un ministre, devant une foule de curieux (Hitchcock en chapeau melon), promet de dépolluer la Tamise. En 1972, on est au début des actions sur la protection de l'environnement, dix ans après la publication de Silent Spring par Rachel Carson qui sonna l'alarme à propos de la dégradation accélérée de l'environnement en pointant l'utilisation effrénée des pesticides, le plus célèbre étant le DDT.




Depuis 50 ans, Barbara Leigh-Hunt fait probablement des cauchemars quand elle voit cette photo

L'épouse du commissaire se spécialise en gastronomie française au grand dam de ce dernier. Son Pieds de porc à la mode de Caen m'a rappelé une désagréable expérience gastronomique lors d'un séjour à Caen. Achetées le matin même au marché de Caen, les Tripes à la mode de Caen ont échoué rapidement dans le vide-ordure. Pourtant, je suis  amateur de rognons, de ris de veau, de cervelle, mais les tripes, non.

Un grand film d'Hitchcock sous-estimé. Considéré comme un des films qui a fait sauter les limites de la censure concernant la violence et le sexe.

Visionné, la première fois, le 22 mars 1990, à la télévision à Montréal
Mon 283ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Mis à jour le 8 janvier 2023


28 novembre 2022

282. Sheridan : My Left Foot: The Story of Christy Brown

1001 films de Schneider : My Left Foot: The Story of Christy Brown

Au 2854ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film britanno-irlandais réalisé en 1989 par Jim Sheridan
Avec Daniel Day-Lewis (Christy Brown), Brenda Fricker (mère de Christy), Rya MacAnally (père), Fiona Shaw (thérapeute)

Le scénario classique du citron qui se transforme en limonade. On ne fait pas de films avec des sujets handicapés qui ne s'en sortent pas. Les handicapés qui font de bons sujets de films sont ceux qui deviennent une sorte d'héros par leur résilience et leur courage. Ce que fut Christy Brown (Dublin, 1932-1981), écrivain (My Left Foot, 1954) et artiste-peintre. Le film s'arrête sur une image de bonheur, sa rencontre amoureuse avec une infirmière qu'il épousera en 1972. La suite de sa vie sera une lente descente aux enfers jusqu'à son décès en 1981. Comme quoi les limonades redeviennent quelquefois des citrons.

Une belle plongée dans l'Irlande des années d'après-guerre sans aucun contexte politique, par contre. En regardant l'environnent urbain, on pense à la série Call the Midwife, chroniques de la  viesde sages-femmes vivant dans une communauté religieuse dans l'est ouvrier de Londres des années 1950. Série qui a débuté en 2012 et toujours active. Les interventions très réalistes (impressionnantes) d'accoucheuses dans une histoire beaucoup trop mélodramatique - sortez vos mouchoirs, je devrais dire vos boites de mouchoirs. Malgré cela, j'ai beaucoup aimé.

Daniel Day-Lewis, à 65 ans, n'a que 30 films à son tableau, 21, si on enlève les prestations mineures. C'est, probablement, ce qui fait qu'il soit un comédien si exceptionnel. Il choisit ses scénarios et ses réalisateurs. 

Lecture cinéphilique : Marilyn Monroe. La Biographie par Donald Spoto. Là, où on apprend que le plus grand psychanalyste des États-Unis, Ralph Greenson, est indirectement responsable de la mort de Marilyn Monroe en l'ayant approvisionner de barbituriques et de sédatifs en plus d'imposer un contrôle psychologique et physique pendant 2 ans. Il ne fut jamais inquiété pour son emprise maléfique sur sa cliente. Qu'il brûle en enfer éternellement!

Oscars 1990. Deux statuettes : l'acteur à Daniel-Day Lewis et l'actrice de soutien à Brenda Fricker.

Visionné, la première fois, le 17 mars 1990, au cinéma de la Place Desjardins à Montréal
Mon 282ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 8 janvier 2023

21 novembre 2022

281. Reiner : When Harry Met Sally...

1001 films de Schneider : When Harry Met Sally...
Titre français : Quand Harry rencontre Sally... 
Traduction du titre anglais : Quand Harry rencontra Sally...

Au 756ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1989 par Rob Reiner
Avec Meg Ryan, Billy Crystal, Carrie Fisher, Bruno Kirby

Du Woody Allen en mode mineur. 
Une relation amoureuse bancale qui a fait le pain et le beurre d'Allen
Un film qui a bien plus mal vieilli que les films d'Allen dont il s'est inspiré.

Erreur importante de casting : Meg Ryan, 28 ans, avec son visage poupin, a l'air d'une ado de 16 ans sortant d'un casting pour la Belle au Bois dormant. Elle n'a rien à voir avec Billy Crystal, 41 ans, qui a l'air d'être revenu de tout. Carrie Fisher aurait dû hériter du rôle de Sally.

Emprunts au cinéma d'Allen  : générique en noir et blanc, musique rétro (Louis Armstrong, Frank Sinatra),les lieux de Manhattan, références cinématographiques (Casablanca, Bergman...), clin d'œil à l'hypocondrie d'Allen.

Scène culte : L'orgasme simulé de Sally dans un restaurant. Et la voisine (la mère du réalisateur) qui demande au serveur de lui servir la même chose. Séquence qui explique en grande partie la présence de ce film dans la liste des films à voir dont celle de Schneider.

Image nostalgique entrevue dans le film : Les deux tours du World Trade Center aperçues à travers l'arche du Washington Square Park. C'était le monde d'hier comme dirait l'écrivain autrichien Stefan Zweig.


C'était le monde d'hier



Visionné, la première fois, le 18 janvier 1990, sur VHS, à St-Sauveur-des-Monts dans les Laurentides.
Mon 281ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 8 janvier 2023

17 novembre 2022

280. Allen : Crimes and Misdemeanors

1001 films de Schneider : Crimes and Misdemeanors
Titre français : Crimes et délits 

Au 298ème rang de la liste des films de  They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1989 par Woody Allen
Avec Martin Landau (Judah Rosenthal,) Woody Allen (Cliff Stern) , Anjelica Huston,  Alan Alda (Lester, beau-frère de Cliff), Mia Farrow, Jerry Orbach (frère de Judah), Claire Bloom, Joanna Gleason.
Directeur photo : nul autre que le grand Sven Nykvist, le directeur photo de 20 films de Bergman. Deux oscars pour Cris et chuchotements et Fanny et Alexandre, deux films de Bergman.

Il me fait plaisir, ici, en traitant de ce film, de dénoncer le lynchage que subit Woody Allen depuis quelques années. Les lâches, qui ont peur de perdre de juteux contrats, je parle d'ici des acteurs, ont abandonné Allen à la moindre fake news à propos de supposées conduites pédophiliques. Conduites, il est encore important de le souligner, qui ont été jugées inexistantes par l'enquête de deux commissions auprès de l'enfance newyorkaises. 

Le film, donc.
Un premier récit : un ophtalmologiste empêtré dans une histoire d'adultère qui s'avère devenir une '' liaison fatale '', bonjour Glen Close. La solution de cette affaire n'est pas banale. Et, malgré les imprécations de son père qui lui disait, enfant, que Dieu voit tout, l'ophtalmo se rend compte que Dieu souffre d'ophtalmie et que la culpabilité, finalement, est optionnelle.

Deuxième récit : Woody Allen personnifie, comme à son habitude, un merveilleux et hilarant loser.
''The last time I was inside a woman whas when I visited the Statue of Liberty''
Jouant la corde de l'intellectuel condescendant vis-à-vis un beau-frère, apparemment, superficiel et arriviste, il subit une implacable défaite en perdant, au profit de celui-ci, l'amour de sa vie, personnifiée par Mia Farrow. La suite du film qui se poursuit bien au-delà des 107 minutes confirmera l'échec de cette histoire d'amour, mais cette fois-ci, non plus entre les deux personnages mais entre les deux acteurs : Woody Allen et Mia Farrow.

Une idée géniale : reliées les péripéties du scénario avec des extraits de films des années 1940.

À ne pas confondre avec True Crimes and Misdemeanors. The Investigation of Donald Trump par Jeffrey Toobin

Lecture cinéphilique  : Soit dit en passant. Autobiographie par Woody Allen. Comme les derniers mots d'un condamné à mort par le lynchage médiatique

Cahiers du Cinéma : Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1990

Visionné, la première fois, le 31 décembre 1989, au cinéma de la Place Desjardins, à Montréal.
Mon 280ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 8 janvier 2023

15 novembre 2022

279. Axel : Le Festin de Babette

1001 films de Schneider : Babbates Gaestebud
Titre français : Le Festin de Babette

Au 1869ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film danois réalisé en 1987 par Gabriel Axel
Avec Stéphane Audran (Babette), Bodil Kjer (Philippa), Birgitte Federspiel (Martine) , Jarl Kulle (dans cinq films de Bergman), Bibi Andersson (dans 11 films de Bergman), Jean-Philippe Lafont.
Sept anciens acteurs de Dreyer apparaissent dans ce film.
Adaptée de la nouvelle Le Diner de Babette de Karen Blixen

Si ce n'était pas si cucu-la-praline, je dirais que ce film est un bouillon de poulet pour l'âme : amour, foi et gastronomie.

Les chants luthériens, parsemés tout au long du film, participent à sa beauté.

Babette nous refait, à sa façon, La Dernière Cène avec, à la fin, la rédemption pour tous.
Les sept services du menu de Babette qui s'avère avoir été une cheffe d'un grand restaurant parisien avant qu'elle dut fuir la France suite à l'implication de son mari dans la Commune de 1871.
1. Potage à la tortue. Sherry Amontillado
2. Blinis Demidoff (crêpes servies avec du caviar et de la crème sûre). Champagne Veuve Clicquot.
3. Cailles en sarcophage. Clos de Vougeot
4. Salade d'endives
5. Savarin au rhum avec figues et fruits glacées. Champagne
6. Assiette de fromages et de fruits. Sauternes
7. Café. Cognac Grande Champagne

Au milieu du festin, comme il l'avait fait lors du repas de Noël dans Fanny et Alexandre de Bergman, quatre ans auparavant, Jarl Kulle se lève et prononce un discours,

Lecture cinéphilique.

Lecture cinéphilique Lumière vives, Chroniques de cinéma 1947-1949 par René Lévesque, éventuel premier ministre du Québec de 1976 à 1985.  Au sortir de la guerre où il avait été correspondant de guerre pour l'armée américaine (il participa à la libération du camp de Dachau avec les troupes du général Patton), Lévesque se fit critique de cinéma pour un hebdomadaire québécois Le Clairon. Des critiques comme je les aime avec des chemins de traverse et des prétextes pour parler de sujets plus grand que le film critiqué.

Critique : Cahiers du cinéma. Numéro 405. La Dernière Cène par Frédéric Strauss.

Oscars 1988. Meilleur film en langue étrangère.
Cannes 1987. Prix spécial du jury.

Visionné, la première fois, le 17 décembre 1989, sur VHS, à Montréal.
Mon 279ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Mis à jour le 8 janvier 2023

08 novembre 2022

278. Burton : Batman

1001 films de Schneider : Batman

Au 1873ème rang de la liste des films de  They Shoot Pictures...



Film américano-britannique réalisé en 1989 par Tim Burton
Avec Michael Keaton (Batman), Jack Nickolson (Joker), Kim Basinger (Vicki Vale), Robert Wuhl (Alex Knox), Pat Hingle, Billy Dee Williams, Jack Palance, 

Tim Burton dans l'Obs d'octobre 2022 : '' Revu aujourd'hui, mon Batman a  l'air d'une comédie romantique.,''

Le triomphe de ce film est à l'origine de la super-héros-mania actuelle. Je commence à en avoir bien marre de tous ces films de super-héros (et on remet ca avec les super-héroïnes, en produisant la même histoire avec des acteurs féminins) à la trame répétitive et convenue.
Et si Marvel, un jour, après avoir empoché suffisamment de milliards de dollars, nous surprenait en produisant des films inspirés de gens ordinaires : un gardien de garage souterrain, une employée de Walmart, un vendeur d'autos usagés, un homme, une femme.

Batman, le justicier insécure, est un personnage tout en retenu à côté du flamboyant Joker. Tout l'écran à Nicholson qui nous ramène Jack Torrance (The Shining) en dix fois plus tordus. Pauvre Keaton.

Joker qui vandalise les toiles du musée : un avant-goût de nos jokers écocologiques (pas de fautes, ici) d'aujourd'hui qui, pour avoir 15 minutes de gloire, nous font croire qu'ils se préoccupent vraiment de choses sur lesquelles ils auraient de la difficulté à écrire 10 lignes intelligentes.

Vicky Vale, la journaliste interprétée par Kim Basinger, a été un personnage introduit par Bob Kane, l'auteur de la bande dessinée. Ce personnage a été inspiré par sa rencontre avec une jeune actrice hollywoodienne peu connue à l'époque (fin des années 40), Norma Jean Baker aussi connue sous le nom de Marilyn Monroe. 

Gotham City, le portrait du Manhattan du début des années 80.
Je me souviens, lors de mon premier voyage à New York à l'automne 1982, en sortant du tunnel Lincoln reliant New Jersey à Manhattan, avoir aperçu comme première image de New York, gisant sur le bas-côté, une voiture désossée criblées de balles. Bonjour Gotham.

 Le Manhattan d'aujourd'hui est méconnaissable par rapport à cette époque, une des plus sombres de son histoire.


Coup d'envoi de la fantastique campagne publicitaire pour ressusciter Manhattan en 1977.

Cette campagne publicitaire pour attirer les touristes s'inscrivait dans le développement d'une nouvelle idéologie du développement urbain qui se répandant en Amérique du Nord et qui peut être résumée par cette imprécation : Haro sur les banlieues. Revenez habiter la ville-centre où se trouve la vraie vie urbaine avec ses institutions culturelles, ses cinémas, ses restaurants, la convivialité de la vie de quartier. Greenwich : un village au cœur d'une mégalopole.

Étant professeur de géographie urbaine au Collège (niveau Classes terminales) de Maisonneuve à Montréal dans les années 1980, j'ai souvent organisé, des excursions à New York pour mes étudiants.


Le premier Batman au cinéma adapté du personnage créé en 1939 par Bob Kane.
Film de 1943 réalisé par Lambert Hillyer.
Une série de 15 épisodes en 4 heures 20 minutes.







Mais on peut remonter plus loin dans le temps.
The Bat Whispers film réalisé en 1930 par Roland West.
Le premier plan en plongée sur un gratte-ciel de New York a été repris par Tim Burton.





Pourquoi pas remonter plus loin !
The Bat film réalisé en 1926 par Roland West dont il fera un remake en 1930.









Critique Cahiers du cinéma. Numéro 423. Vampire par Iannis Katsahnias suivi de Batmania en neuf temps. Histoire par Bill Krohn. Cette phrase comme un baume : '' Et Batman réalise l'imaginaire de tous les enfants en deuil que nous sommes. '' (Katsahnias)

Oscars 1990. Direction artistique

Visionné, la première fois, le 16 décembre 1989, sur VHS, à Montréal.
Mon 278ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 8 janvier 2023

18 octobre 2022

277. Soderbergh : Sex, Lies and Videotape

1001 films de Schneider : Sex, Lies and Videotape
Titre français : Sexe, mensonges & vidéo

Au 1284ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1989 par Steven Soderbergh
Avec Andie MacDowell (Ann), James Spader (Graham), Peter Gallagher (John), Laura San Giacomo (Cynthia)

Un début canon pour Soderbergh qui se mérite la Palme d'or du festival de Cannes avec ce premier film. Difficile de comprendre que c'est ce même réalisateur qui a fait les trois Ocean's Eleven. C'est vrai qu'il avait dit lors de la réception de la Palme d'or à Cannes en 1989 : ''Well, I guess it's all downhill from here.''

Un quatuor, empêtré dans le mensonge, mais surtout embourbé dans leur vie sexuelle, plus ou moins problématique.

À son psychologue, Ann, coincée dans un mariage sans vie, dit  : ''I think that sex is overrated''. On peut penser, sans trop se tromper, que ce sont les personnes qui ne pratiquent pas ou mal la chose qui nous sortent une pareille réflexion. C'est comme si une personne végane nous disait  ''Beef is overrated.''

J'adore le petit dialogue qui termine le film quand Ann vient s'asseoir sur la véranda à côté de Graham.
Ann : I think it's gonna rain
Graham : It is raining
Ann : Yeah.

Écrit en huit jours, tourné en cinq semaines avec un budget de 1,2 millions de dollars avec des acteurs peu connus, ce film, par sa consécration à Cannes, lancera le cinéma indépendant dans le marché grand public.

Cannes 1989. Palme d'or, prix de la critique internationale, meilleur acteur à James Spader

Visionné, la première fois, le 26 novembre 1989, au cinéma Le Dauphin, à Montréal
Mon 277ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

Mis à jour le 8 janvier 2023

12 septembre 2022

276. Welles : Touch of Evil

1001 films de Schneider : Touch of Evil
Titre français : La Soif du Mal (on dirait un titre de Guy des Cars)

Au 31ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1958 par Orson Welles
Avec Charlton Heston (Vargas), Orson Welles, Janet Leigh, Dennis Weaver (fameux pour sa prestation dans Duel de Spielberg), Akim Tamiroff, Joseph Calleia, Marlene Dietrich, Zsa Zsa Gabor (courte séquence de danse). 

Oubliez l'intrigue emberlificotée. L'image : là réside un chef-d'œuvre historique.
Le film noir atteint son Walhalla. Tous les éléments du film noir sont exploités à leur extrême limite. Plus un film noir, ne pourra résister à certains emprunts.

Un plan-séquence anthologique : la scène initiale. Un plan-séquence de 3,5 minutes tourné à l'aide d'une grue, en plongée puis au niveau du sol, qui suit le déroulement de 2 actions en parallèle : le couple vedette du film (le détective mexicain Vargas et son épouse) traversant la frontière et l'événement dramatique qui déclenche la chasse au coupable.

Intrigue : presqu'aussi incompréhensible que The Big Sleep (1946) d'Howard Hawks. Seulement, vers la fin, fait-elle du sens.

De quel côté de la frontière USA-Mexique sommes-nous ? Welles nous promène d'un côté et de l'autre continuellement. La frontière de cette époque était une véritable passoire. On est loin du mur d'Obama (eh oui, 160 km construit sous son administration) et de Trump (plus de 600 km).

Dialogue chouette... 

Quinlan (Orson Welles, sous 25 kilos de maquillage et de prosthétique) : Come on, read my future for me.

Tanya (Marlène Dietrich, maquillée en mexicaine) : You haven't got any.

Quinlan: Hmm? What do you mean?

Tanya: Your future's all used up.

Hitchcock plagie Welles ?
Hitchcock reprend des éléments importants des séquences du motel de Touch of Evil pour les intégrer dans Psycho.
D'abord, le personnage féminin interprétée par Janet Leigh dans les deux films. On ne peut pas croire à une coïncidence.
Le personnage, s'installant, comme seule cliente, dans un motel sur une route peu fréquentée depuis la construction de l'autoroute.
Le gardien du motel, à l'instar d'Anthony Perkins dans Psycho, présente des comportements pour le moins inquiétants.
Attaque de la cliente dans sa chambre avec des conséquences, heureusement différentes, pour l'épouse de Vargas. Mais Janet Leigh ne perd rien pour attendre, Hitchcock y verra.

Critique. Cahiers du Cinéma. Juillet 1958. Numéro 85. Welles à n'en plus finir par Jean Domarchi
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Oscars 1959.  Aucune nomination.  C'est ce qu'on appelle un lynchage idéologique.
Cahiers du Cinéma. Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1958.

Visionné, la première fois, le 18 novembre 1989, à la télévision, à Montréal.
Mon 276ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Aujourd'hui (12 septembre 2022), mon premier millionième clics, pour ce que ça vaut!!
Mis à jour le 8 janvier 2023

09 septembre 2022

275. Minnelli : The Band Wagon

1001 films de Schneider : The Band Wagon
Titre français : Tous en scène !

Au 230ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1953 par Vincente Minnelli
Avec Fred Astaire, Cyd Charisse, Oscar Levant, Nanette Fabray, Jack Buchanan.

'' Un des classiques incontestés de la comédie musicale hollywoodienne '' Jacques Lourcelles in Dictionnaire du cinéma.

En regardant ce film, on se met à regretter les grands spectacles '' musique et danse '' de Lloyd Bacon des années 30, 42nd Street par exemple. On se met à regretter les grandes heures de Fred Astaire, ici sur le déclin, qui est aussi un des thèmes du film. On se met à regretter que la comédie musicale n'est pas fait un pas de plus vers sa modernisation. Qu'attendait-on pour dépoussiérer ces vieilles lunes ?

De mon côté, mon amour pour la comédie musicale commencera avec West Side Story (1961).

Il y a quelques moments magiques dans ce film dont Dancing in the Dark, Charisse et Astaire, dansant au clair de lune dans Central Park. On peut aussi trouver magique, les jambes de Cyd Charisse...

Le titre du film est emprunté à une comédie musicale d'Howard Dietz et Arthur Schwartz qui a eu ses heures de gloire (260 représentations) à Broadway en 1931. Seules quatre chansons de la comédie originale ont été retenues pour le film de Minnellli.

La plus célèbre des chansons du film, That's Entertainment (Schwartz et Dietz) , a été retenu à titre de chanson-thème de la série hollywoodienne That's Entertainment (1974) qui résume les grands moments musicaux du cinéma hollywoodien. À voir absolument. Une deuxième partie sortira en 1976 puis une troisième en 1994. 

Critique. Cahiers du Cinéma. Aout 1954. Numéro 38. Par Philippe Demonsablon
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Visionné, la première fois, le 29 octobre 1989, à la télévision, à Montréal.
Mon 275ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 7 janvier 2023

22 août 2022

274. Tornatore : Cinéma Paradiso

1001 films de Schneider : Cinema Paradiso

Au 267ème rang de la liste des films de  They Shoot Pictures...


Film italien réalisé en 1988 par Giuseppe Tornatore
Avec Philippe Noiret (Alfredo) , Salvatore Cascio (Toto), Jacques Perrin (Toto adulte), Roberta Lena (Lia) Antonelle Attili, Enzo Cannavale, Isa Danieli.

Vingt-cinq victoires dont l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, sur 18 listes du site Icheckmovies. com, 53ème meilleur film de tous les temps sur le site IMDB. Et moi qui reste sur les lignes de côté.

Qu'est-ce qu'il a bien pu se passer dans la société de cette époque pour que tant de gens tombent en pamoison devant ce petit film construit autour de la nostalgie ? Moi aussi, j'avais bien aimé ce film-bonbon lors de sa sortie. Film thérapeutique ? Il venait peut-être panser de vieilles blessures de mon enfance. 

Sur le plan documentaire, ce film nous fait revivre la fin des cinémas de petites villes et de quartiers qui avaient atteint leur apogée, en Occident, dans les années 50 et qui allaient disparaitre dans les années 1980, mis à mort par le VHS qui avait déjà à son tableau de chasse, Beta.

Mais, revu plus de trente ans plus tard, le côté cucu-la-praline me saute en pleine face. Ce  n'est presque plus regardable cette avalanche de nostalgie bienveillante enveloppée de la musique sirupeuse de Morricone. 

Si vous visionnez la director's cut, vous allez voir une partie du scénario qui a été retranchée : la rencontre entre Toto adulte (Jacques Perrin) et Lia adulte (Brigitte Fossey, disparue du film au montage de la version courte) au moment où l'on démolit le Cinema Paradiso. Sortez vos mouchoirs pour pleurer.....de rire, tant le mélodrame atteint un sommet d'insignifiance. 

Pour un regard nostalgique sur l'Italie des années 50, courez voir Nous nous sommes tant aimés de d'Ettore Scola . C'eravamo tanto amati : un des plus beaux titres de films.

Dans le livre 1001 Movies You Must See Before You Die, on a le sacrilège de faire un parallèle avec les Les Quatre Cent Coups de Truffaut. Hola ! Retournez à vos écrans.

La séquence finale du montage de tous les baisers des films censurés par le curé de l'époque vaut le déplacement. J'ai reconnu 14 acteurs et actrices. 

Oscars 1990. Meilleur film en langue étrangère
Cannes 1989. Grand prix du jury
Césars 1990. Meilleur affiche

Visionné, la première fois, le 24 septembre 1989, au cinéma Berri sur la rue St-Denis à Montréal.
Mon 274ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 7 janvier 2023

06 août 2022

273. Cameron : Aliens

1001 films de Schneider : Aliens
Titre français : Aliens : Le Retour

Au 347ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film américain réalisé en 1986 par James Cameron.
Avec Sigourney Weaver (Ripley), Michel Biehn, Paul Reiser, Lance Henriksen (androïde Bishop), Carrie Henn (Newt, l'enfant), Bill Paxton, William Hope, Jenette Goldstein (Vasquez), Al Matthews, Mark Rolston, Ricco Ross, Colette Hiller.

Avait-on vraiment besoin d'une suite au magistral Alien de Ridley Scott (1979) ? Bien sûr que non à moins qu'on enferme le cinéma dans le créneau du divertissement à odeur de pop corn. 

N'aurait-on pas pu laisser la belle au bois dormant (Ripley, réveillée 57 ans plus tard) continuer son roupillon pour l'éternité ? Bien non, il fallait exploiter cette première œuvre jusqu'à l'écœurement. La bêtise finale étant le quatrième rejeton, Alien Resurrection (Jean-Pierre Jeunet, 1997).

Il y a peu d'exemples dans l'histoire du cinéma de réussites dans le développement de suites. Le plus bel exemple de réussite étant Le Parrain. Et la saga la plus catastrophique étant celle de La Planète des singes qui s'étend sur 5 productions de 1968 à 1973. 

Dans Aliens, ''an inflated sci-fi horror action movie (Pauline Kael)'' tous les stéréotypes des films d'action sont reproduits. Celui qui me fatigue le plus parmi ces stéréotypes, c'est le méchant parmi les gentils qui est près à les sacrifier pour des gains scientifiques ou monétaires. Plus capable de voir ce stéréotype, surtout que ce méchant est détecté dès les premières séquences. 

Ça me fait penser à Peter Lorre, le comédien à la gueule de psychopathe. 


Dès qu'on le voit dans un film, on la le goût de crier aux acteurs, attention, arrêtez de chercher le tueur, Peter Lorre. est là.

Mes deux personnages préférés :
D'abord, Bishop, l'androïde, interprété par Lance Henriksen que j'avais beaucoup aimé au début de la série Millennium de Chris Carter (X-Files).
Vasquez (Jenette Goldstein), un très beau modèle de super-woman. 

Oscars 1987. Deux statuettes : son et effets spéciaux

Visionné, la première fois, le 23 septembre 1989, sur VHS, à Montréal 
Mon 273ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

Mis à jour le 7 janvier 2023

25 juillet 2022

272. Kaufman : The Right Stuff

1001 films de Schneider : The Right Stuff
Titre français : L'Étoffe des héros
Mon titre français : L'Étoffe d'un héros : Chuck Yeager. Il n'apparaît même pas sur l'affiche.

Au 860ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...



Film américain réalisé par Philip Kaufman en 1983.
Scénario tiré du roman éponyme de Tom Wolfe.
Avec Sam Shepard  (Chuck Yeager), Scott Glenn (Alan Shepard, 1er américain dans l'espace), Ed Harris (John Glenn, 1er américain en orbite), Dennis Quaid, (Gordon Cooper) Fred Ward (Gus Grissom), Barbara Hershey (Glennis Yeager), Veronica Cartwright, (Betty Grissom), Pamela Reed (Trudy Cooper).

Sans contredit, l'un des grands films des années 80 même si je suis agacé par plusieurs passages de comédies loufoques qui semblent présents seulement pour dédramatiser le sujet, aspect infantilisant que nous retrouvons régulièrement dans les films dramatiques américains.

Deux parties dans ce film.
1. De loin, la plus poignante et la plus émouvante, la partie sur les pilotes d'essai. Le travail, dans l'ombre, de ces pilotes d'essai qui poussent à bout leur machine pour en extirper toutes leurs possibilités. Un coût humain effarant : on parle de 23% de chance de trouver la mort dans un accident d'avion dans une carrière qui s'étendrait sur 20 ans. Une chance sur deux de devoir s'éjecter du cockpit.
Cette partie emprunte des éléments au Western : région semi-désertique, solitude du cow-boy sur son cheval mais aussi dans sa machine volante, Sam Shepard en Gary Cooper moderne, la bar Pancho (Happy Bottom Riding Club) en réplique de saloon.

2. Le projet Mercury : une comédie chaotique qui essaie de nous faire oublier que ces valeureux astronautes était destinés à des missions-suicides. J'ai trouvé difficile d'apprécier cette partie après la sobriété de la première partie. De mon point de vue, l'aspect comique du scénario le débilite. Pour les pilotes d'essai qui ont refusé de participé à ce projet, Mercury était qualifié de Ham in the Can (le nom du chimpanzé qui fit le premier vol était Ham, acronyme de Holloman Aerospace Medical Center). Tout pilote  '' qui s'y embarquait n'était plus un pilote mais un animal de laboratoire truffé, du cerveau au rectum, d'électrodes médicales. '' (Tom Wolfe).

Je lis rarement le livre dont l'on s'inspire pour faire un film. Mais, dans ce cas, j'ai fait exception. L'œuvre de Tom Wolfe est absolument incontournable.

Chuck Yeager fut le dernier survivant des personnages de ce film jusqu'à son décès, à l'âge de 97 ans, le 7 décembre 2020.

Oscars 1983. Quatre statuettes : son, montage, musique, effets spéciaux
Cahiers du Cinéma. Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1984

Visionné, la première fois, le 11 septembre 1989, à la télévision, à Montréal 
Mon 272ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

Mis à jour le 7 janvier 2023

01 juillet 2022

271. Kubrick : Full Metal Jacket

1001 films de Schneider : Full Metal Jacket

Au 568ème rang de la liste des films de  They Shoot Pictures...


Film américain de Stanley Kubrick réalisé en 1987.
Avec Matthew Modine (Joker), Arliss Howard (Cowboy Evans), Vincent D'Onofrio (Gomer Pyle), R. Lee Ermey (Gunnery Sergeant), Adam Baldwin (Animal Mother), Dorian Harewood (Eightball)

Première partie 
Cours préparatoire à la guerre.
Travaux pratiques : Au Vietnam.
Pré-requis : Laisser son cerveau et son ego à la maison. 
Avertissement : les instructeurs ont été identifiés comme étant le chaînon manquant dans l'évolution humaine.
L'entrainement pour devenir un marine. Je suis totalement surpris de voir qu'il n'y avait pas de sélection pour entrer dans un tel corps d'élite. S'il y avait eu une sélection, toute la première partie aurait manqué d'intérêt en l'absence de Gomer Pyle, le souffre-douleur de Gunnery Sergeant. Y avait-il ou non sélection à l'entrée de ce corps d'élite à l'époque de la guerre du Vietnam ? Je vous laisse faire la recherche.

Deuxième partie
Avait-on vraiment besoin de ce 60 minutes de guerre du Vietnam après les Apocalypse Now, Deer Hunter et Platoon ? NON. 



Une scène anthologique insoutenable, ''near-pornographic'' (Pauline Kael)
Seule performance connue de Ngoc Le : 
la Sniper qui, mortellement blessée, inlassablement, dit ''shoot me''. 

Cahiers du Cinéma. Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1987

Visionné, la première fois, le 17 août 1989 sur VHS à Montréal
Bon, enfin, je viens de m'acheter un lecteur de cassette VHS. Une nouvelle ère cinéphilique commence.
Mon 271ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Mis à jour le 7 janvier 2023