30 janvier 2007

12. Eisenstein : Le cuirassé Potemkine

1001 films de Schneider : Le cuirassé Potemkine



Film soviétique réalisé en 1925 par Sergui M. Eisenstein
Avec Alexandr Antonov, Vladimir Barsky, Grigori Alexandrov

Propagande marxiste 101.
Le plus grand film de l'histoire du cinéma soviétique. Un film banni, à différentes périodes, par la censure américaine, française, britannique et soviétique (sous Staline). Certes, on ne peut rester indifférent vis-à-vis ce film.

Sur le plan strictement cinématographique on assiste à un exploit : la théorie eisensteinienne du montage est à l'œuvre. Cette théorie énonce que l'impact d'un film réside dans la juxtaposition d'images contrastantes. Par exemple, le montage en parallèle des figures apeurées des citoyens sans armes en opposition avec les troupes armées sans visage.

J'avais 20 ans, je me promenais avec le Petit Livre Rouge de Mao, je passais mes après-midi autour d'un café à discuter de révolution avec des collègues du collège que je fréquentais. Ce film ne pouvait pas mieux tomber pour nourrir mes aspirations révolutionnaires de salon et, ainsi, devenir membre de la troupe des idiots utiles du communisme.

Je me souviens de la colère ressentie en voyant ces images qui montraient les populations écrasées par le système répressif du tsar Nicolas II. Cette colère venait nourrir mon indignation contre l'impérialisme américain qui, à l'instar du régime tsariste, faisait tant de victimes en appuyant tous les régimes politiques répressifs d'Amérique latine et d'ailleurs.

Ce film a été sacré, à deux reprises (1952 et 1958), meilleur film du monde par une assemblée internationale de cinéastes et de critiques.
Présence dans le film de Julia Eisenstein, la mère du réalisateur.

Critique. Cahiers du Cinéma. Avril 1952. Numéro 11. Naissance d'un film par Sergei Eisenstein.
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Visionné, la première fois, en 1966, à la télévision à Québec
Mon 12ème film visionné des 1001 films de Schneider
Mis à jour le 10 janvier 2023

28 janvier 2007

11. Cukor : My Fair Lady

1001 films de Schneider : My Fair Lady


Film américain réalisé en 1964 par George Cukor
Avec Audrey Hepburn, Rex Harrison, Stanley Holloway, Wilfrid Hyde-White, Gladys Cooper, Theodore Bikel

Encore une histoire de Pygmalion. J'ai l'impression qu'à chaque décennie, il faut s'en farcir une.

Bon, c'est bien injuste pour un film qui a récolté tous les honneurs d'Hollywood. Voilà, c'était peut-être son plus grand défaut : plaire à tous.

Ce style de cinéma était à des années-lumière de mes intérêts de cette époque.
Une comédie musicale charmante avec de si belles chansons; qu'est-ce que ça pouvait m'emmerder alors!

Je l'ai bien revu, ce film, au moins à deux reprises, mais il était trop tard pour que je l'apprécie à sa juste valeur. Je le trouvais suranné.

J'ai toujours eu beaucoup de difficultés avec le cinéma-divertissement. C'est comme pour la lecture. Je lis pour apprendre et non pour me divertir. J'ai toujours approché le cinéma de la même manière. C'était encore plus vrai à cette époque de mes grandes remises en question.

Même si ce film a remporté huit oscars, Audrey Hepburn est sortie les mains vides de la cérémonie. Les électeurs de l'Académie n'ont pas apprécié qu'elle soit doublée pour 90% des chansons. Doublée par Marni Nixon que je ne connais pas. Mais je vais réparer cela et aller voir Internet Movie Database pour mettre un lien.

Je reviens d'IMDB. Horreur! Comment ai-je pu ne pas savoir qu'elle avait aussi doublé la voix de Natalie Wood dans West Side Story, la plus grande comédie musicale de ce côté-ci de la galaxie ?

Critique. Cahiers du Cinéma. Mars 1965. Numéro 164. Éliza et les fleurs par André Téchiné
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Oscars 65. Huit statuettes : Film, acteur à Rex Harrison, réalisateur, caméra, décor, costumes, son, musique.

Visionné, la première fois, en 1965 au cinéma à Québec
Mon 11ème film visionné des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 10 janvier 2023

27 janvier 2007

10. Ray : Rebel Without a Cause

1001 films de Schneider : Rebel Without a Cause
La fureur de vivre

Film américain réalisé en 1955 par Nicholas Ray
Avec James Dean, Natalie Wood, Sal Mineo, Dennis Hopper

Ce film marqua à jamais la conscience populaire vis-à-vis la délinquance juvénile et il introduisit dans le cinéma américain une manière nouvelle de traiter ce phénomène peu abordé auparavant.

Mais ce qu'on retient de ce film, c'est la performance poignante de James Dean, inévitablement magnifiée par le fait qu'il soit décédé dans un accident d'auto un mois avant que le film ne sorte en salle. Il n'en faut pas plus, habituellement, pour que naisse une légende.

Marlon Brando, Elvis Presley et James Dean furent des icônes marquantes pour la jeunesse américaine des années 1950. Mais à cause de son bref passage, l'image de James Dean n'a jamais subi la dégradation qu'eut à subir l'image des deux autres. Il est demeuré à jamais le symbole du mal de vivre de l'adolescence.

Mais pour nous, les beatniks du milieu des années 60, auxquels je prétendais appartenir, James Dean ne symbolisait pas ce mal de vivre. Ses valeurs étaient très éloignées des nôtres qui se nourrissaient des écrits des beats américains (Kerouack, Ginsberg), de ceux des écrivains français (Camus, Sartre), ainsi que des chansons des folksingers (Dylan, Baez) et celles des chansonniers français (Brel, Ferré).

Sal Mineo, qui personnifiait Plato, a probablement interprété le premier gay adolescent de l'histoire du cinéma américain.

Les trois principaux acteurs sont morts de manière accidentelle : Dean, dans un accident de voiture à 24 ans, Mineo, assassiné à 37 ans et Wood, noyage accidentelle et aux facteur indéterminés à 43 ans. Son mari, Robert Wagner, est désiné, en 2018, comme personne d'intérêt, stade qui précède celui de suspect.

Natalie Wood jouera dans un autre film célèbre qui traitera de délinquance : West Side Story.

Première présence au cinéma de Dennis "Easy Rider" Hopper.

Critique. Cahiers du Cinéma. Mai 1956. Numéro 59. Ajax ou Le Cid ? par Éric Rohmer
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Cahiers du Cinéma : Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1955

Visionné, la première fois, à la télévision en 1965 à Québec.
Mon 10ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de  Schneider
Mis à jour le 31 janvier 2023

26 janvier 2007

9. Kurosawa : Les sept samouraïs

1001 films de Schneider : Les sept samouraïs


Film japonais réalisé en 1954 par Akira Kurosawa
Avec Takashi Shimura, Toshirô Mifune, Yoshio Inaba

J'ai eu la chance de rencontrer ce monument du cinéma grâce au ciné-club que Radio-Canada présentait dans les années 60. Ce fut, pour moi, une période intensive de visionnements de films sous-titrés, inaccessibles dans les cinémas de la ville de Québec.
Alors, tous les mardis soir à 23 heures, je me plongeais dans le cinéma d'auteur international : les films des Bergman, Pasolini, Bunuel, Rossellini, Dreyer et autres réalisateurs peu populaires, tous films en noir et blanc et sous-titrés.

Les Sept samouraïs, c'est l'histoire d'un village qui, constamment ravagé par des hordes de bandits, engage des samouraïs pour protéger ses habitants.

La majorité des amateurs de cinéma connaisse ce film même s'ils ne l'ont jamais vu. En effet, le remake américain de ce film, The Magnificent Seven, a toujours été, depuis sa sortie en 1960, un film très populaire.

Attention: il faut voir la version originale de 207 minutes et non celle décrite dans le livre de Schneider qui n'a que 155 minutes et qui donne la part belle aux actions guerrières au détriment de l'approfondissement psychologique de la personnalité des différents samouraïs.

Un élément du scénario est agaçant sinon révoltant pour nous, spectateur occidentaux du 20ème siècle : la méfiance des villageois envers les samouraïs même après qu'ils aient mis leur vie en jeu pour les protéger. Ce comportement s'explique par le système de castes qui existaient dans le Japon du 17ème siècle et qui interdit toutes interrelations entre de simples villageois et l'ordre des samouraïs.

Soulignons dans le rôle du jeune samouraï, Toshiro Mifune, qui deviendra l'acteur japonais le plus connu en Occident.

Venise 1954. Lion d'argent.

Visionné, la première fois, en 1965 à la télévision à Québec
Mon 9ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 8 janvier 2023

23 janvier 2007

8. Zinnemann : High Noon

1001 films de Schneider : High Noon
Le train sifflera trois fois


Film américain réalisé en 1952 par Fred Zinnemann
Avec Gary Cooper, Lloyd Bridges, Grace Kelly, Lon Chaney jr, Lee Van Cleef

Le plus grand western de tous les temps avant que Sergio Leone ne réinvente complètement le western à partir du milieu des années soixante.

Je me souviens que ce film m'avait complètement bouleversé quand je l'ai vu en 1965. Une telle tension dramatique atteignant un niveau presque insupportable.

La solitude du personnage de Gary Cooper abandonné par ses concitoyens poltrons faisait mal à voir.

On a souvent dit que ce film était une allégorie représentant la solitude des USA dans sa lutte contre l'extension du communisme en Europe et en Asie, dans cette période qui marquait le début de la guerre froide. Une Amérique abandonnée par ses alliés européens qui, pourtant, n'avaient pas refusé son aide pour se débarrasser du fascisme italo-allemand.

La vie de Cooper était complètement chamboulée au moment du tournage du film : il souffrait de plusieurs problèmes de santé et il venait de vivre une rupture amoureuse. Tout ça transparaissait dans le visage naufragé de cet homme de 51 ans.

La chanson-thème amplifie la tension dramatique de ce film.

The Ballad of High Noon chantée par Tex Ritter (extrait)
Do not forsake me O my darlin' On this our wedding day.
Do not forsake me O my darlin' Wait, wait along.
The noonday train will bring Frank Miller.
If I'm a man I must be brave
And I must face that deadly killer
Or lie a coward, a craven coward,
Or lie a coward in my grave.


Une des chansons les plus célèbres de toute l'histoire du cinéma américain.

Et pour terminer, ce morceau d'anthologie écrit par Jacques Doniol-Valcroze dans les Cahiers du cinéma d'octobre 1952.
"À midi quinze, la fin tombe comme un couperet. Sans un mot, sans un reproche aux fripouilles qui, le danger passé, ressortent de leurs cachettes, après avoir jeté à ses pieds le dérisoire insigne de la justice, accompagné de sa petite blondinette "quaker", blessé dans sa chair et dans son cœur, raidi dans une sorte d'indicible révolte morale contre la bassesse, l'homme s'en va."
Durée de l'action du film : 105 minutes. Durée du film : 85 minutes.
Première présence au cinéma de Lee Van Cleef qui allait devenir un acteur fétiche des westerns de Leone.


Affiche du syndicat polonais Solidarnosc pour les élections du 4 juin 1989.
Gary Cooper a un bulletin de vote dans la main droite


Critique. Cahiers du Cinéma. Octobre 1952. Numéro 16. Un Homme marche dans la trahison par Jacques Doniol-Valcroze.
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Oscars 1953. Quatre statuettes : Acteur à Gary Cooper, montage, musique, chanson.

Visionné, la première fois, en 1965 à la télévision à Québec
Mon 8ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

Mis à jour le 8 janvier 2023

21 janvier 2007

7. Godard : Vivre sa vie : Film en douze tableaux

1001 films de Schneider : Vivre sa vie : Film en douze tableaux


Film français réalisé en 1962 par Jean-Luc Godard 
Avec Anna Karina, Sady Rebbot, André S. Labarthe, Guylaine Schlumberger, Gérard Hoffman, Monique Messine, Paul Pavel, Henri Attal, Brice Parain. 
Godard : Ce film est dédié aux films de série B.

Vivre sa vie, c'est la perdre ? C'est la destinée d'Anna dont l'on présente le visage en gros plan à l'entrée du film : d'abord le profil gauche, de face, puis le profil droit et transition dans un bistrot où on voit le derrière de sa tête. Godard s'amuse. 

Le film pourrait s'intituler Anna sous toutes ses coutures.

Ce film, c'est une ode au visage d'Anna Karina, bellissima. Tellement troublante lorsqu'elle regarde la caméra pendant la chanson de Jean Ferrat, Ma môme. Ferrat qu'on voit devant un jukebox.


Avec ce film, allait commencer mon chemin de croix godardien. Ce que j'ai donc souffert dans ce cheminement de cinéphile habitué aux films de fiction avec trame narrative. Pourtant, il n'était pas question d'éviter Godard même si, après chaque projection, j'en ressortais la plupart du temps en colère.

J'ai vu ce film alors que je fréquentais le Collège Universitaire Garneau dans le Quartier Latin du Vieux-Québec. Pendant cette période de mes études préuniversitaires. de 1963 à 1967, j'ai vu, au cinéma Empire de la rue de la Fabrique, à quelques pas du collège, une grande quantité de films de la Nouvelle Vague française : des Godard, des Truffaut et des Chabrol mais aussi des Fellini et des Bunuel.

Quand je relis des textes décrivant ce film, une seule image est dominante : le beau visage d'Anna Karina, (coupe Louise Brooks) tellement loin des stéréotypes féminins du cinéma hollywoodien.

Anna, au cinéma, durant le visionnement de la Jeanne d'Arc de Carl Th. Dreyer.
Ce visage d'Anna Karina, en larmes, en réaction à l'image du visage de Falconetti lorsqu'elle apprend qu'elle est condamnée au bucher.


Avant la grande chicane sans résurrection, Godard salue Truffaut, à la fin du film, en incluant dans un plan la marquise d'un cinéma annonçant Jules et Jim.

Venise 1962. Prix Pasinetti, prix spécial du jury.
Cahiers du Cinéma : Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1962

Visionné, la première fois, en 1964 au cinéma Empire à Québec
Mon 7ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de  Schneider
Mis à jour le 11 janvier 2023

18 janvier 2007

6. Resnais : L' année dernière à Marienbad

1001 films de Schneider : L'année dernière à Marienbad


Film français réalisé en 1961 par Alain Resnais
Avec Delphine Seyrig, Giorgio Albertazzi, Sacha Pitoëff

Quel choc! Mon premier vrai contact avec ce qu'on appelait le cinéma d'art et d'essai qui allait devenir pour moi, dans les années suivantes, une source d'angoisse existentielle.

Ces films, sans contenu narratif, impérativement orientés vers l'expression formelle, allaient définir une nouvelle classe de cinéphiles planant au-dessus de la masse, les analphabètes du 7ème art, ceux qui vont au cinéma pour se divertir.

Pour appartenir à cette nouvelle classe, il fallait aimer les films de Godard, lire les Cahiers du cinéma et citer des extraits du petit livre rouge de Mao et surtout se démarquer des autres productions de la Nouvelle vague (Truffaut, Chabrol, etc.).

Alors, pour un certain temps, ne voulant pas être traité de béotien du cinéma parmi mon petit groupe de collègues de collège, j'ai fait semblant d'appartenir à cette classe de cinéphiles. Aimer Godard était un prérequis incontournable. Misère!

Critique. Cahiers du Cinéma. Septembre 1961. Numéro 123. Dans le dédale par François Weyergans. Marienbad Année Zéro par André S. Labarthe.
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Venise : Lion d'or
Cahiers du  Cinéma : Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1961

Visionné, la première fois, en 1964 à la télévision à Québec
Mon 6ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 8 janvier 2023

17 janvier 2007

5. Ford : Stagecoach

1001 films de Schneider : Stagecoach
La chevauchée fantastique


Film américain réalisé en 1939 par John Ford
Avec John Wayne, Claire Trevor, Andy Devine, John Carradine, Thomas Mitchell, Louise Platt, George Bancroft, Donald Meek, Berton Churchill.

Un début classique : présentation des huit personnages qui se trouveront dans le huis-clos d'une diligence traversant un territoire hostile. Mais pas de John Wayne. Puis, après vingt minutes, boom, un gros plan sur le visage de John Wayne, avec en arrière-plan le désert de l'Arizona, qui chevauche en direction de la diligence. John Wayne, l'image du western.

Autre image du western, les paysages de Monument Valley avec, à gauche, les célèbres Mitten Buttes.


 À l'époque où j'ai vu ce film (les années '60), j'étais dans ma période anti-américaine. Je ne considérais pas les westerns comme étant du vrai cinéma; au mieux, un divertissement de samedi après-midi confiné aux salles paroissiales de mon quartier.

Après avoir joué des petits rôles sans envergure dans plus de 70 films, John Wayne vit sa carrière se transformer radicalement après Stagecoach. À partir de ce film, il devint le prototype du bon cowboy qu'on retrouvera dans la majorité des westerns des 20 années suivantes. Merci à Sergio Leone de nous en avoir libéré.

Oscars 1940. Deux statuettes : Acteur de second rôle à Thomas Mitchell et musique.

Visionné, la première fois en 1964 à la télévision à Québec

Mon 5ème film des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 11  janvier 2023


16 janvier 2007

4. Wyler : Ben-Hur

1001 films de Schneider : Ben-Hur



Film américain réalisé en 1959 par William Wyler
Avec Charlton Heston, Jack Hawkins, Stephen Boyd, Hugh Griffith,  Haya Harareet.

J'avais 14 ans quand j'ai vu ce film. Ce fut une expérience cinématographique complètement bouleversante.

Des mois à revoir dans ma tête des scènes inoubliables : les galériens qui essaient de se libérer de leur chaine au moment du naufrage de la galère; la découverte par Ben-Hur de sa mère et de sa sœur atteintes de la lèpre; la jambe ensanglantée comme du jell'o de Messala après la course de chars.

Mais aussi une scène tellement touchante : Jésus donnant de l'eau au prisonnier Ben-Hur.

Premier film à développer le merchandising.

Gore Vidal, romancier américain qui a participé au scénario, aurait mis l'accent sur les relations homosexuelles entre Ben-Hur et Messala. Karen Krizanovich nous invite à revoir le film en prêtant attention au jeu de Stephen Boyd dans le rôle de Messala.

Déshonneur pour Michael Moore qui abuse d'une personne en perte d'autonomie en interviewant Charlton Heston pour son film Bowling for Columbine

Oscars 1960. Onze statuettes : Film, acteur à Charles Heston, second rôle à Hugh Griffith, réalisation, caméra, décor, costumes, son, montage, effets spéciaux, musique

Visionné, la première fois, en 1960, au cinéma Lairet à Québec.
Mon 4ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 8 janvier 2023

14 janvier 2007

3. Lean : The Bridge on the River Kwai

1001 films de Schneider : The Bridge on the River Kwai
Le pont de la rivière Kwaï


Film anglais réalisé en 1957 par David Lean
Avec: Alec Guinness, William Holden et Sessue Hayakawa

Ce film a été tourné à l'époque où les Japonais étaient devenus les nouveaux méchants des films de guerre après que les Allemands eurent joué ce rôle pendant les 10 années antérieures.

Ce qui m'avait beaucoup dérangé, la première fois que j'ai vu ce film à l'âge de 11 ans, c'était que le supposé "bon" (le colonel Nicholson joué par Alec Guinness) devenait de plus en plus désagréable, au cours du film, au point de devenir un "méchant" face au "bon" américain joué par William Holden.
Ce que j'ai reproché le plus à ce film à l'époque, c'était d'avoir rendu populaire, à la limite de l'exaspération, le sifflotement. Je suis certain que vous n'avez pas oublié La marche du colonel Bogey.
Le pont de la rivière Kwaï tel que construit dans le film est une copie presque conforme du pont de Québec construit au début du 20ème siècle.

Oscars 1958. Sept statuettes. Film, acteur à Alec Guinness, réalisation à David Lean, scénario, caméra, musique, montage. 

Critique. Cahiers du Cinéma. Février 1958. Numéro 80. Haute infidélité par André Bazin
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Visionné, la première fois, en 1957 au cinéma Lairet à Québec
Mon 3ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 8 janvier 2023

11 janvier 2007

2. DeMille : The Ten Commandments

1001 films de Schneider : The Ten Commandments
Les dix commandements


Film américain réalisé en 1957 par Cecil B. DeMille
Avec Charlton Heston, Yul Brynner, Anne Baxter, Edward G. Robinson, Yvonne De Carlo

Grande superproduction, blockbuster hollywoodien avant l'heure, présentée au cinéma Lairet de mon enfance.

Des passages m'avaient marqué profondément : l'anéantissement de l'armée égyptienne dans les eaux de la mer Rouge; le bâton qui se transforme en serpent; les sept plaies d'Egypte.

Une grande question demeure : si Dieu, pour sauver son peuple, a été capable de tracer un passage à sec au milieu de la mer Rouge, pourquoi n'a-t-il pas été capable de détourner les trains de la Shoah des camps de la mort ? On comprend pourquoi Primo Levi, un rescapé des camps de la mort, a dit un jour que Dieu était mort à Auschwitz.

Le cinéaste est rebaptisé Cecil Billets de Mille.

Il avait déjà réalisé en 1923 une version muette avec quelques scènes en couleur et une suite moderne située à San Francisco (tremblement de terre de 1906), montrant ce qu'il en coûtait de ne pas respecter la loi divine.

Oscars 1957. Pour les effets spéciaux

Critique. Cahiers du Cinéma. Février 1958. Numéro 80Le Sial et l'éther  par Luc Moullet
Les 300 premiers numéros des Cahiers du Cinéma sur Archive.org

Visionné, la première fois, en 1957 au cinéma Lairet à Québec
Mon 2ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 8 janvier 2023

10 janvier 2007

1. Hand : Snow White & the Seven Dwarfs

1001 Films de Schneider : Snow White and the Seven Dwarfs
Blanche-Neige et les sept nains


Film américain réalisé en 1937 par Dave Hand

C'est le premier film que j'ai vu au cinéma. C'était en 1957 au cinéma Lairet dans le quartier Limoilou à Québec. J'avais 11 ans.

Lairet, c'était le nom d'une rivière qui coulait dans le quartier et qui se jetait dans la rivière St-Charles, affluent du St-Laurent. Connue aussi sous le nom de La Cavée, cette rivière était le far-west des enfants de ce quartier plutôt pauvre où j'ai passé mon enfance. La Lairet fut enterrée au début des années 1970 pour faire place à un développement immobilier. 

Retrouvé par hasard sur les quais de la Seine à Paris à l'automne 1988, un livre dont le titre était La Cavée. L'auteur était Guy Cloutier que je connaissais parce qu'il avait fréquenté en même temps que moi le patro Roc-Amadour à Limoilou lorsque nous étions enfants.

Tout ça nous éloigne de Blanche-Neige que je n'ai pas revue depuis ce temps et que j'ai envie de laisser dormir pour l'éternité.

Quand Disney annonça qu'il voulait faire un long métrage en dessin animée, tout le monde se moqua de lui. Qui rit maintenant ? Même si c'est un rire de glace.

Premier film dont on commercialisa la musique.

Oscars 1937. Statuette honoraire pour Walt Disney
Venise 1938. Grand prix pour Walt Disney

Visionné, la première fois, en 1957 au cinéma Lairet à Québec
Mon 1er film visionné de la liste des  1001 films du livre de Schneider.
Mis à jour le 24 janvier 2023