Aucun message portant le libellé Hitchcock Alfred. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Hitchcock Alfred. Afficher tous les messages

16 avril 2025

450. Hitchcock : Strangers on a Train

 

L'Inconnu du Nord-Express

Film américain réalisé en 1951 par Alfred Hitchcock
Avec Farley Granger (Guy), Robert Walker (Bruno), Ruth Roman (Anne), Kasey Rogers (Miriam), (Leo G. Carroll, Patricia Hitchcock (Barbara)
Basé sur le roman éponyme de Patricia Highsmith (1921-1995), son premier roman. Le grand écrivain de romans policiers Raymond Chandler (1888-1959) fut engagé pour en extirper un scénario, mais Hitchcock jeta sa production à la poubelle. C'est finalement Czenzi Ormonde, peu connue, qui en fera le script final.

L'une des cinq œuvres les plus importantes de la carrière d'Hitchcock. L'histoire est formidable mais ce qui en fait une grande œuvre c'est le traitement, la mise en scène, les effets spéciaux.  Ajoutons à cela la grande performance de Robert Walker en personnage diabolique

L'histoire : un psychopathe, Bruno (Robert Walker dans son avant-dernier rôle avant de mourir), rencontre dans un train, un joueur de tennis, Guy (Farley Granger), à qui il propose d'échanger des meurtres. Le psychopathe tuera la femme abusive du tennisman qui devra, en échange, tuer le père de Bruno. Évidemment, le joueur de tennis refuse cette proposition que le psychopathe mettra, quand même, à exécution en tuant Miriam, l'épouse de Guy. Toute l'intrigue résidera dans la manière dont Guy se sortira de ce guêpier alors qu'il est le meurtrier tout indiqué; son motif étant sa relation extra-conjugale avec sa maitresse Anne.

Troublant au plus haut point : Bruno qui apparait constamment, d'une façon discrète, dans la vie de Guy pour lui rappeler le plan élaboré dans le train. Une scène hallucinante dans cette optique est celle de la partie de tennis à laquelle participe Guy. La foule suit, en balançant la tête de droite à gauche, les échanges entre les deux joueurs alors que Bruno est le seul à rester fixer sur Guy. Robert Walker est magistral. Son personnage préfigure Bates dans Psycho.



Une scène célèbre parmi d'autres : l'étranglement de Miriam reflété dans la lentille de ses lunettes tombées au sol. Une grande prouesse technique.



François Truffaut dans le livre Hitchcock/Truffaut : ''Guy et Bruno, c'est manifestement un seul personnage divisé en deux.''

Visionné, la première fois, le 10 avril 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 450ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

20 mars 2025

445. Hitchcock : Vertigo



Film américain réalisé en 1958 par Alfred Hitchcock
Avec James Stewart (Scottie), Kim Novak (Madeleine puis Jude), Barbara Bel Geddes (Midge), célèbre pour sa prestation dans la série télévisée Dallas.
D'après le roman D'entre les morts (1954) de Boileau-Narcejac écrit spécialement pour Hitchcock sans que celui-ci le sache.

Film envoûtant, s'il en est. 

Après un troisième visionnement, je suis toujours un peu ignorant quant au dénouement de ce film. Un meurtre d'accord, quoique pas très clair, mais la chute finale me laisse dubitatif au niveau de la logique. J'ai vu tous les films d'Hitchcock, c'est le plus ambigu et le plus invraisemblable pour moi mais aussi un de ses chefs-d'œuvre.

Un des éléments du film parmi les plus fascinant ce sont les balades que Scottie fait en auto dans les rues de San Francisco. Pendant une vingtaine de minutes, Scottie nous amène à travers la ville de San Francisco nous faisant, entre autre, découvrir une vue imprenable sur le Golden Gate Bridge.

Le Golden Gate Bridge et Madeleine s'apprêtant à sauter dans la baie.

Première séquence du film. Pas surprenant que Scottie soit devenu acrophobe.

On aurait dû se douter que la supposée Madeleine n'était pas l'épouse de celui qui a engagé Scottie pour la suivre. Pourquoi ce doute ? Le code Hayes interdisait de montrer l'adultère ou du moins invitait à le condamner ouvertement. Comme Scottie et Madeleine s'embrassent à qui mieux mieux, elle ne pouvait donc pas être mariée. CQFD. On devrait déjouer Hitchcock sur ce coup.

Une séquence dans le Muir Woods National Monument nous montre Scottie et Madeleine regardant les anneaux de croissance d'un tronc d'arbre sur lequel sont indiqués des faits historiques. Madeleine indique sur le tronc l'époque durant laquelle a vécu son personnage mystérieux, Carlotta Valdes auquel elle s'identifie... nécrophilie.

Lors d'un rêve fait par Scottie, on a droit à une séquence psychédélique digne de l'époque du Flower Power.

J'aime beaucoup le personnage de Midge, l'amoureuse déçue de Scottie, qui est le seul personnage ayant toute sa tête. Malheureusement, elle est sacrifiée dans la deuxième partie du film n'y faisant qu'une brève apparition.

La création de l'effet ''Vertigo''. Pour créer l'effet de vertige le caméraman utilise un zoom avant combiné avec un travelling arrière. On a utilisé l'effet Vertigo dans plusieurs films dont Les Dents de la mer et Le Seigneur des anneaux.

La musique de Bernard Hermann est aussi envoûtante que l'atmosphère qui traverse le film. Une œuvre de concert.

Ah oui ! Que pensez-vous du soutien-gorge en cantilever.....la même architecture que le pont de Québec ?

Je viens de lire le polar de Boileau-Narcejac pour débrouiller la séquence du meurtre et le dénouement final. Paris 1940. Madeleine a les cheveux noirs. Mais Hitchcock n'en a que pour les blondes, donc Kim Novak. Hitch. est très fidèle au roman : le meurtre n'est pas crédible. Une fin différente plus crédible dans le cas du roman. Absence du personnage de Midge dans le roman.

Sur le site ICheckMovies, Vertigo se retrouve sur 42 listes, le 2ème film le plus listé après 2001: A Space Odyssey (44 listes)

Vertigo, c'est aussi une très belle chanson de U2, groupe que j'aime.

Cahiers du Cinéma. L'un des 10 meilleurs films de l'année 1959.

Visionné, la première fois, le 19 mars 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 445ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

08 février 2025

437. Hitchcock : Rebecca



Film américain réalisé en 1940 par Alfred Hitchcock.
Avec Laurence Olivier (Mr. de Winter), Joan Fontaine (Mrs. de Winter), George Sanders, Judith Anderson (Mrs Danvers), Gladys Cooper, Florence Bates
D'après le roman éponyme (1936) de Daphne Du Maurier

Premier film d'Alfred Hitchcock réalisé en Amérique mais dont l'intrigue se passe en Grande-Bretagne.

Un choc: Hitchcock, en entrant dans le système des grands studios d'Hollywood, doit abandonner une grande part de son autonomie. Le réalisateur, à Hollywood, est un ouvrier comme les autres, sauf pour les grands noms. Les scénaristes et le producteur (qui a la dernière main sur le montage) ont préséance sur le réalisateur. Hitchcock s'adaptera à ce système en développant sa manière à lui de le contourner. 

Un prologue en forme d'épilogue. Une femme sans nom (comme le personnage de Joan Fontaine qui n'a que le nom de son mari) voit en rêve le château qu'elle habitait des années auparavant mais qui n'est plus qu'une ruine.

Trois parties dans ce film :
La 1ère partie se déroule sur la Côte d'Azur à Monte Carlo et ses environs. Soleil, humour et début d'un amour; on semble parti pour un Hitchcock inattendu du côté de la bonne humeur. Mais on ne perd rien pour attendre. La deuxième partie nous plongera dans un univers gothique. Au passage, le personnage joué par Florence Bates aurait fait une parfaite victime pour l'oncle Charlie dans Shadow of a Doubt.

2ème partie. Après le voyage de noces, le couple de Winter rentre à la maison - en fait un immense château fictif, Manderley, isolé au bout du monde à Cornwall (Cornouailles), pointe sud-ouest de la Grande-Bretagne. Commence alors la partie la plus formidable du film avec la terrible Mrs Danvers : mystère, inquiétude, terreur, paranoïa. Pauvre Mrs. de Winter (la menue Joan Fontaine est parfaite dans ce rôle), perdue dans cet atmosphère gothique et baignant dans un univers qui n'en a que pour Rebecca, l'ex-épouse de Mr. de Winter, disparue dans un accident nautique.

3ème partie. Le dénouement : un peu tordu, peu convaincant. Pour avoir une fin hollywoodienne, le producteur n'a pas respecté la fin du roman qui était plus sombre.

L'effrayante Mrs. Danvers. Judith Anderson

Un non-dit que la censure n'a pu oblitérer : l'amour de Danvers pour Rebecca.

L'image du château fictif, Manderley, a été construite à partir de maquettes miniatures et de l'utilisation de ''matte paintings''. On dit qu'il a inspiré le château Xanadu de Citizen Kane.


Oscars 1941. Meilleur film (le seul Oscar dans cette catégorie remporté par Hitchcock) et meilleure cinématographie à George Barnes

Visionné, la première fois, le 23 février 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 437ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

03 février 2025

435. Hitchcock : Rope


La Corde

Film américain réalisé en 1948 par Alfred Hitchcock.
Avec James Stewart, John Dall, Farley Granger, Cedric Hardwicke, Constance Collier, Joan Chandler
D'après la pièce Rope's End (1929) de Patrick Hamilton 

Un huis clos claustrophobique. Une pièce de théâtre qui respecte les règles classiques: unité de temps, de lieu et d'action. Tout ça serait un peu rasoir s'il n'y avait eu le génie scénique d'Hitchcock. On ne regarde pas ce film pour l'histoire mais pour sa mise en scène.

L'histoire est basée sur cette assertion: Les élites ont-ils le droit de vie ou de mort sur des êtres inférieurs. Un peu de Nietzsche à la rescousse peut être utile. Dans le cas de cette histoire peut-on parler d'un meurtre esthétique ?

Prouesse technique: Onze plans-séquence de moins de dix minutes (la capacité d'un magasin de pellicule) avec plusieurs raccords à partir du dos d'un protagoniste; si bien qu'on pourrait croire que le film a été tourné en un seul plan. À l'opposé, la réalisation de The Birds est constituée de 1360 plans. 

La caméra qui circule dans ce grand appartement new-yorkais pourrait être considéré comme le personnage principal du film.

On se demande comment le code Hayes a pu laisser passer cette histoire de deux homosexuels qui tuent un de leur ami par plaisir esthétique. Cary Grant et Montgomery Clift (gais dans le placard) avaient bien saisi que le couple de l'histoire était gai. Ils ont refusé l'offre de Hitchcock de jouer le rôle des deux meurtriers.

James Stewart a toujours cette allure de gars qui a de la difficulté à accepter sa grande taille. Il est toujours un peu penché.

Plusieurs références filmiques : James Mason, Cary Grant, Ingrid Bergman (clin d'œil à Notorious) et Mary Pickford.

Autre traitement de ce vrai fait divers par Richard Fleischer dans le film Compulsion réalisé en 1959. Avec Orson Welles. Ça semble valoir le détour d'après IMDB 7,4

Visionné, la première fois, le 19 février 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 435ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

01 février 2025

434. HItchcock : Shadow of a Doubt

 

L'Ombre d'un doute

Film américain réalisé en 1943 par Alfred Hitchcock.
Avec Teresa Wright (Charlie, nièce), Joseph Cotten (Charlie, oncle), Macdonald Carey, Henry Travers, Patricia Collin, Hume Cronyn (a joué dans 90 films)
Au scénario, le grand dramaturge américain Thornton Wilder. Hitchcock est fier de voir un grand du monde littéraire s'associer à son oeuvre. C'est un peu comme une consécration de son travail. 

Film préféré de Hitchcock. On se demande bien pourquoi, vues les grandes œuvres de sa production.

Ouverture : un bal de la haute bourgeoisie avec en musique de fond la fameuse valse de Franz Lehar, Merry Widow, en dissonance.  La table est mise pour une histoire dramatique. Évidemment, on s'en doutait un peu en voyant le nom du réalisateur dans les crédits du film.
On retrouvera tout au long du film cette musique en leitmotiv.

Dans les premières séquences, l'arrivée du train en gare entourée d'une épaisse fumée noire ne signifie-t-elle pas l'arrivée du Diable (Cotten incarne le parfait personnage du Diable, sa carrière en sera marquée à jamais) comme le suggère Truffaut ? (Dans le livre  Truffaut-Hitchcock).  Le réalisateur acquiesce.

L'arrivée du train en gare est autrement plus polluante que celle des frères Lumière. Terrible ces locomotives qui fonctionnaient au charbon. Je me rappelle que dans mon enfance nous habitions, à Québec, près d'une voie ferrée. L'hiver, après le passage d'un train, la neige était criblée de points noirs (particules fines provenant de la combustion du charbon) - et alors, nos poumons ? 

Joseph Cotten et Teresa Wright. L'ombre d'un doute s'installe quand  elle se rend compte qu'il y une dédicace qui ne s'adresse pas à elle à l'intérieur de la bague. Cette bague qu'il entre dans le doigt de l'annulaire droite souligne le désir incestueux de l'oncle Charlie. Également, désir inavoué de la jeune fille pour son oncle.

Très comiques, les séquences entre le père de la jeune Charlie et son ami (Hume Cronyn) qui discutent de la meilleure façon de commettre un crime parfait ignorant que circule parmi eux un tueur de veuves parfait - un autre meurtrier écope de ses crimes.

Après la mort affreuse de l'oncle Charlie (qui aurait dû être la fin du film), il est un peu dommage qu'on ait ajouté une séquence pour faire une belle et satisfaisante conclusion.

Tout le tournage se fait en décor naturel dans la petite ville de Santa Rosa en Californie. La fille de Hitchcock explique pourquoi son père préférait ce film : '' C'était parce qu'il aimait introduire le danger dans une petite ville. ''

Visionné, la première fois, le 19 février 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 434ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

04 septembre 2024

409. Hitchcock : The 39 Steps


Les 39 marches

Film britannique réalisé en 1935 par Alfred Hitchcock.
Avec Robert Donat, Madeleine Carroll, Lucie Mannheim, Godfrey Tearle
Scénario: Adaptation d'un roman de John Buchan, romancier britannique qui fut, par ailleurs, le 15ème Gouverneur-général du Canada où il est mort, à Montréal, en 1940. On comprend mieux pourquoi le héros du film malgré lui (Robert Donat) est un rancher du Manitoba

Une histoire de faux coupable comme Hitchcock les affectionne. Une histoire à la James Bond (avec la Bond-girl incluse) quelques décennies plus tôt.

39 steps: c'est le nom d'un groupe d'espions britanniques à la solde de l'étranger - rien à voir avec le titre du roman de Buchan Thirty-nine Steps qui réfère à un escalier

Une pléthore de séquences emballantes. 
Mes préférées: 
- les numéros de monsieur Memory au début et à la fin du film, 
- l'hébergement du héros dans une maison de la campagne écossaise dont la dame de la maison s'éprend, 
- le héros et sa dénonciatrice menottée ensemble qui doivent se débrouiller pour passer une nuit à l'hôtel. 
- les danseuses de French cancan en arrière-scène de monsieur Memory, se mourant tout en révélant le secret des espions.

Madeleine Carroll, une ash-blonde iceberg maiden - appartient à la même famille de blondes à la Tipi Hedren qu'affectionne Hitchcock qui ne peut résister à nous montrer ses jambes nues dans une autre de ses fameuses scènes de voyeurisme.

Madeleine Carroll et Robert Donat, menottés l'un à l'autre

Hitchcock disait que les blondes font les meilleures victimes. Elles sont comme de la neige blanche sur laquelle il y a des traces de pas sanglants.

Raccord sonore percutant:
Le cri de la dame devient le sifflement de la locomotive

Dans la biographie de Hitchcock, 0n y apprend un fait étonnant: Hitchcock était impuissant sexuellement et, surtout, il l'admettait volontiers quand on abordait ce sujet. Il rigolait souvent à ce sujet en disant que s'il avait réussi à devenir père c'est qu'il avait utilisé une plume-fontaine.

Pour rester dans le même sujet, je me demande combien de fois l'on voit, dans son œuvre, un train entrer dans un tunnel comme dans The 39 Steps et North by Northwest.

Visionné, la première fois, le 12 janvier 2007 sur DVD à Montréal
Mon 409ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

20 juin 2024

379. Hitchcock : North by Northwest


La Mort aux trousses

Film américain réalisé en 1959 par Alfred Hitchcock. 8.3
Avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason, Jessie Royce Landis, Martin Landau

Un scénario tout ce qu'il y a de plus embrouillé. Du meurtre dans l'immeuble des Nations Unies jusqu'à la poursuite sur l'une des statues du mont Rushmore, un scénario inénarrable tant il y a de retournements : espionnage, contre-espionnage à la pelle. Prenons cela comme un divertissement plutôt qu'un film dramatique à la Vertigo ou à la Psycho.

Plusieurs séquences célèbres dont la plus connue : le guet-apens au cœur des terres agricoles de l'Illinois illustré dans le poster du film. Cette séquence, tournée en 133 plans, est parfaite. Le suspense atteint un niveau  insurpassable. Hitchcock nous prouve, une fois de plus, qu'il est le maitre du suspense.

Autre séquence remarquable : la poursuite sur le mont Rushmore. Il faut voir les personnages se promener à travers les têtes des présidents américains. Je n'ai jamais rien vu de tel dans le cinéma américain.

Sculpture du Mont Rushmore
Quatre présidents : Washington, Jefferson, Théodore Roosevelt, Lincoln
Trump rêvait d'y faire sculpter sa tronche de mégalomane.

Au sujet du titre, North by Northwest est la direction prise par les personnages de l'histoire : de New York vers Rapid City dans le Dakota du Sud.  La vraie direction est West-North-West.

La maison de l'espion Vandamm est une réplique de l'architecture des maisons conçues par Frank Lloyd Wright.


La scène de la couchette dans le train. Comment Hitch a contourné la censure : dernier plan du film, le train entrant dans le tunnel.

Grandes prestations pour Cary Grant, Eva Marie Saint et Martin Landau à vous donner des frissons.

Lors d'un voyage dans l'Ouest américain à l'été 2004, nous nous sommes arrêtés au mont Rushmore et sommes allés dans la cafétéria où les acteurs d'Hitchcock ont joué.

Visionné, la première fois, le 26 février 2004 à la télévision à Montréal. 
Mon 379ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

16 octobre 2023

346. Hitckcock : Marnie


Pas de printemps pour Marnie
Film américain réalisé en 1964 par Alfred Hitchcock
Avec Tippi Hedren, Sean Connery, Diane Baker, Martin Gabel, Louise Latham
D'après le roman éponyme de Winston Graham, publié en 1961.

En plus du film d'Hitchcock adapté pour le cinéma, Marnie a été adapté pour la scène en 2001 et pour l'opéra par l'English National Opera en 2017 et le Metropolitan Opera en 2018 avec Isabel Leonard dans le rôle-titre.

Un  film policier qui se veut freudien et qui se traine en longueur. Des dialogues chargées d'explications qui embrouillent plus qu'ils n'éclairent et le pauvre Sean qui se transforme en psychanalyste de pacotille.

Un critique : ''Une intrigue qui coagule plutôt qu'elle ne s'épaissit''.

Caché sous ce scénario, le comportement possessif pathologique d'Hitchcock pour sa comédienne, Tippi Hedren. 

Pas de scènes de suspense si l'on excepte celle du vol du coffre-fort. Pensant qu'elle est seule pour effectuer son délit, Marnie découvre, avec horreur, qu'il y a une femme de ménage qui s'active dans la pièce d'à-côté. Elle tente alors, en enlevant ses chaussures, de s'échapper de la scène mais, malencontreusement, un soulier tombe au sol - la femme de ménage ne réagit pas - elle est sourde. Une merveille du suspense à la Hitchcock.

C'est beaucoup pour la blonde Marnie : cleptomanie, peur du rouge et des orages électriques, frigidité, viol (nullement explicite, à moins que ma copie n'ait été censurée), tentative de suicide, pédophilie, rejet parental. N'en rajoutez plus, la divan du psychanalyste est surchargé.

Les surimpressions, très nombreuses, sont en général assez merdiques.

Les coffres-forts du film me rappellent celui que mon père avait fait installer au sous-sol de la maison et dans lequel il enfermait les baptistères des enfants et quelques autres papiers importants. Ce coffre-fort, qui ne contenait pas un rond, provenait de l'idée de mon père d'ouvrir une franchise américaine de coffres-forts personnels à Québec - faillite sur toute la ligne.

Cahiers du Cinéma 1964. Un des dix meilleurs films de l'année.

Visionné, la première fois, le 17 novembre 1999 à la télévision à Montréal. 
Mon 346ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider


07 décembre 2022

283. Hitchcock : Frenzy



Film britannique réalisé en 1972 par Alfred Hitchcock
Avec Jon Finch, Barry Foster, Barbara Leigh-Hunt, Anna Massey, Alec McCowen, Alfred Hitchcock (Spectator at Opening Rally)

Commençons par la fin. Inspecteur : ''Mr Rusk, you're not wearing your tie''
Il est beaucoup question de cravates dans ce film considéré comme le plus violent et le plus sexuel de la filmographie d'Hitchcock.

Ouverture : travelling en plongée sur la Tamise qui se termine sur les quais où un ministre, devant une foule de curieux (Hitchcock en chapeau melon), promet de dépolluer la Tamise. En 1972, on est au début des actions sur la protection de l'environnement, dix ans après la publication de Silent Spring par Rachel Carson qui sonna l'alarme à propos de la dégradation accélérée de l'environnement en pointant l'utilisation effrénée des pesticides, le plus célèbre étant le DDT.




Depuis 50 ans, Barbara Leigh-Hunt fait probablement des cauchemars quand elle voit cette photo

L'épouse du commissaire se spécialise en gastronomie française au grand dam de ce dernier. Son Pieds de porc à la mode de Caen m'a rappelé une désagréable expérience gastronomique lors d'un séjour à Caen. Achetées le matin même au marché de Caen, les Tripes à la mode de Caen ont échoué rapidement dans le vide-ordure. Pourtant, je suis  amateur de rognons, de ris de veau, de cervelle, mais les tripes, non.

Un grand film d'Hitchcock sous-estimé. Considéré comme un des films qui a fait sauter les limites de la censure concernant la violence et le sexe.

Visionné, la première fois, le 22 mars 1990 à la télévision à Montréal
Mon 283ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Mis à jour le 4 juin 2023


13 mars 2013

250. Hitchcock : Notorious


Les Enchaînés

Film américain réalisé en 1946 par Alfred Hitchcock
Avec Ingrid Bergman, Cary Grant, Claude Rains, Louis Calhern

J'ai beaucoup de difficultés avec Cary Grant, que j'appelle monsieur plastique. Et c'est pas avec ce film que je changerai d'avis. 

Dans ce film, on a l'impression qu'on a affaire à un robot tant au niveau du personnage qu'au niveau de sa prestation d'acteur. Évidemment, à cause d'une performance incroyable d'Ingrid Bergman, (son plus grand rôle ?), le pauvre Cary n'en paraît que plus largué.

Hitchcock nous mène en bateau. Il nous oriente vers une histoire d'ex-nazis cachés dans la société brésilienne qui sont en train de préparer, avec de l'uranium, on ne sait trop quel comeback apocalyptique. Mais tout ça, c'est de l’esbroufe pour nous cacher une histoire d'amour entre un agent de la CIA et la fille d'un Américain qui espionnait pour le compte de l'Allemagne. 

La bouteille de vin dans lequel serait cachée une quantité suffisante d'uranium pour fabriquer une bombe atomique est, en fait, un MacGuffin, terme qui désigne tout objet qui détourne le spectateur de la vraie histoire du film. Hitchcock fut un expert du MacGuffin.

Trois secondes : la limite permise d'un baiser à l'époque du code Hays

Visionné, la première fois, le 25 janvier 1989 à la télévision à Montréal
Terminé, le six-mois sabbatique à Paris. Revenu au Québec le 30 décembre.
Mon 250ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 9 avril 2023

13 mars 2010

164. Hitchcock : Rear Window


Fenêtre sur cour

Film américain réalisé en 1954 par Alfred Hitchcock
Avec James Stewart, Grace Kelly, Thelma Ritter, Wendell Corey

Comme souvent chez Hitchcock, il ne se passe rien que du banal dans les 30 premières minutes (je pense, entre autres, à The Birds ou bien Psycho).

Fenêtre sur cour (titre plus intéressant que sa version anglophone, une fois n'est pas coutume) commence comme une histoire de célibataire endurci qui résiste, comment peut-il faire si ce n'est à cause d'un bon fond de misogynie, aux propositions de mariage de Grace Kelly, la divine. 

On surveille le moment où l'histoire va basculer vers le vrai propos du film ce qui prendra un bon 30 minutes. J'adore cette partie du scénario. Ça marche à tout coup pour moi. Comme dans The Birds, où je me prépare pendant 40 minutes à recevoir le plan où Tippi Hedren va se faire attaquer par un oiseau et permettre, enfin, à l'histoire de commencer.

Hitchcock invente le zapping : les fenêtres de l'immeuble comme autant de chaînes télévisées que James Stewart visite à tour de rôle à l'aide de sa lentille télescopique ; chacune des chaînes ou fenêtres présentant une variation sur le thème de la vie amoureuse.

On y retrouve l'un des plus beaux baisers de l'histoire du cinéma. Le visage de Grace Kelly qui plonge sur la bouche de James Stewart : divin.

Ce film me rappelle le roman de Georges Perec, La vie mode d'emploi, dans lequel Perec décrit la vie de tous les habitants d'un immeuble du 17ème arrondissement de Paris. Vous connaissez mon goût un peu pathologique pour les intégrales, listes et autres compilations, vous comprendrez pourquoi j'ai adoré ce livre d'un auteur qui a des passions semblables. Auteur au destin tragique que j'ai eu le bonheur de rencontrer chez des amis français à Montréal à peu près à l'époque de mon premier contact avec Rear Window.

Cahiers du Cinéma 
: Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1955

Visionné, la première fois, en 1979 à la télévision à Montréal
Mon 164ème film visionné des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 30 décembre 2022

15 mars 2009

124. Hitchcock : Psycho



Film américain réalisé en 1960 par Alfred Hitchcock
Avec Anthony Perkins, Janet Leigh, Vera Miles, John Gavin, Martin Balsam

Point de vue un peu iconoclaste et outrageant pour l'œuvre de Hitchcock.

Attention, on coupe
(Oui, je sais, vous regardez l'affiche, et vous vous dites qu'il y a sûrement une erreur graphique. On a planté le buste de Marilyn sur la poitrine de la petite Janet; mais c'est bien pour marquer que ce film est aussi une histoire de soutifs - blancs, noirs - et de voyeurisme.)


The End
On aurait pu arrêter le film sur cette image fulgurante, juste après l'assassinat de Marion Crane (Janet Leigh).

Imaginez, un film d'une durée de 45 minutes et, en plus, qui nous laisse complètement dans le cirage quant aux motifs du meurtrier! (quoique le dialogue entre Marion et Norman Bates allumait tous les marqueurs de la psychopathologie). Il n'en faut pas plus, habituellement, pour faire un film-culte.

Mais le pauvre Hitchcock aurait été expédié pieds et poings liés outre-atlantique par son producteur hollywoodien.

Tout le reste, l'enquête et le "si on retournait sur les lieux du crime pour se donner des frissons", c'est la concession (excusez M. Hitch.) à Hollywood et au grand public. Admettons que cette 2ème partie nous relance dans un deuxième film avec de nouveaux personnages : mais film beaucoup moins intéressant si l'on excepte le magnifique plan de la chute du détective dans l'escalier après avoir été poignardé par Norman Mamie Bates. Film dont le final est affreux. Avait-on vraiment besoin de cette séquence de psycho-blabla?

Faites un essai : Visionnez les 45 premières minutes du film jusqu'au plan de l'œil, puis éteignez et allez prendre votre douche. Je vous garantis que vous allez siffler ou chantonner dans la douche - d'où l'expression "siffler en traversant un cimetière".

En pensant à Kieslowski, on pourrait intituler ce nouveau film amputé de sa deuxième partie : A Short Film About Killing.

Un marketing du tonnerre!

Hitchcock avait demandé aux gérants des cinémas de ne laisser entrer personne après le début du film. Tout le monde joua le jeu. Ce fut suffisant pour jeter des queues interminables aux portes de tous les cinémas des USA pendant des semaines. Réussite totale au box-office même si les critiques ont boudé le film. On a dit que les critiques avaient gardé rancune à Hitchcock d'avoir annuler les projections de presse et de les avoir obligé à découvrir le film en même temps que le public. 


En voyant cette annonce, je ne pouvais pas m'empêcher de penser au livre d'un mes auteurs humoristiques préférés, Bill Bryson - The Lost Continent: Travels in Small-Town America - traduit en français sous le titre Motel Blues (1989). À lire absolument en anglais, si possible. C'est la chronique d'un itinéraire improvisé à travers l'Amérique profonde des années 1980. Dans sa bagnole, l'auteur court les routes d'arrière-pays; parcours balisé de motels plus pourris les uns que les autres.

Un autre livre du même Bryson, aussi délirant et passionnant pour un amateur de randonnée en montagne comme moi, A Walk in the Woods, qui raconte sa tentative avortée de parcourir l'Appalachian Trail - sentier pédestre de plus de 3400 kilomètres qui part de la Georgie et se termine au nord du Maine en suivant les sommets des Appalaches.

Curiosité : Gus Van Sant a fait un remake en couleur shot-by-shot de Psycho en 1998. Je ne l'ai pas encore vu mais il semble que Van Sant a reproduit à l'identique le film original (mêmes cadrages, mêmes angles de prises de vue, mêmes dialogues, même musique). La critique est, par contre, dévastatrice. Évaluation IMDB : 4,6 sur 10.

Cahiers du Cinéma : Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1960

1961. Aucun Oscar et aucune nomination pour Psycho. L'Académie est passé complètement à côté de ce chef-d'œuvre, à preuve la liste des nominés et du gagnant du meilleur film de l'année 1960 :
The Apartment - Billy Wilder, gagnant
The Alamo - John Wayne
Elmer Gantry - Bernard Smith
Sons and Lovers - Jerry Wald
The Sundowners - Fred Zinnemann
O.K. pour The Apartment, mais pour le reste, ça vaut pas de la roupie de sansonnet (ça faisait longtemps que je voulais la placer celle-là; en souvenir du gros Georges !)

Visionné, la première fois, le 2 avril 1976 à la télévision à Montréal
Mon 124ième film visionné des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 3 février 2023

04 mars 2008

76. Hitchcock : The Birds



Film américain réalisé en 1963 par Alfred Hitchcock
Avec Tippi Hedren, Rod Taylor, Jessica Tandy, Suzanne Pleshette, Veronica Cartwright.

"Spring Break" ou relâche scolaire au Québec.
Relâche de visionnement. Première fois depuis 18 mois que je ne fais aucun visionnement pendant quatre jours consécutifs.
Pendant que notre fille est dans un programme humanitaire au Salvador, Lu et moi décidons d'aller à la plage sur la côte du Maine, USA. Une grande première : marcher sur la plage pendant une tempête de neige avec en arrière-plan une mer démontée comme je n'en ai jamais vue de toute ma vie sur la côte atlantique. Week-end fort roboratif, les pieds sous la couette dans une chouette auberge, vin rouge, la mer en furie à 20 mètres et un gros bouquin sur le cinéma, quoi d'autre.

Je ne suis pas un fervent amateur de "making of". Jamais, je ne regarde ce type de production concernant les films actuels. Mais quand on les retrouve, sur DVD, en accompagnement de films classiques, je me fais un devoir de les visionner. Habituellement, je n'y trouve pas beaucoup d'intérêt sauf à évaluer l'outrage des ans sur le visage des grands acteurs du passé. 
Bien, voilà, le "making of" de The Birds, intitulé About the Birds, est passionnant en ce qu'il nous dévoile l'immense travail technologique que cache l'utilisation de ces milliers d'oiseaux tout au long du film; ceci expliquant probablement la minceur de l'histoire sous-jacente et notre impatience, lors d'un second visionnement, envers l'historiette amoureuse entre la "blonde au visage d'acier" et le"grand brun". 
Autre moment émouvant, revoir la belle Tippi Hedren, toujours aussi froide et blonde; probablement la plus belle femme de 70 ans, ever. À côté d'elle, Rod Taylor a plutôt l'air d'une vieille outre à vin.

Si vous jetez un coup d'oeil sur les crédits du générique de About the Birds, vous allez découvrir le nom du plus grand réalisateur de "making of". Laurent Bouzereau a écrit, réalisé et produit plus de 300 films documentaires sur des œuvres de cinéastes depuis qu'il a commencé cette carrière en 1995..

Le moment le plus effrayant n'est pas sur l'écran : à la fin du film, les membres de la famille quittent la maison et doivent se frayer un chemin parmi des milliers d'oiseaux apparemment calmes mais prêts à attaquer. C'est à ce moment-là, alors que tous les spectateurs sont tendus en attente d'un quelconque sursaut des oiseaux, qu'un spectateur dans la salle pousse un cri de corneille : grand moment de stupeur ponctué de multiples cris suivi d'un éclat de rire général; Hitch pousse alors un grand soupir de satisfaction.

Ma séquence préférée : celle de l'école. Mélanie Daniels (Hedren) est dans la cour de l'école attendant la petite Cathy (Cartwright) afin de la ramener à la maison dans ce contexte de début d'hystérie collective autour des attaques d'oiseaux. Pendant environ 2 minutes, elle attend nerveusement que les enfants finissent leur chanson qui marque la fin des classes. Pendant que Mélanie fume sa cigarette l'on voit, derrière elle, les oiseaux lentement se regrouper sur un appareil de gymnastique. L'on voit, mais elle ne voit pas le drame qui se prépare à son insu. Jusqu'au moment où, apercevant une corneille, elle la suit du regard jusqu'à l'appareil où elle constate l'immense attroupement d'oiseaux. Toute cette séquence est accompagnée de la répétition lancinante du même refrain de la chanson enfantine. Un chef-d'œuvre dans l'horreur. 

C'est amusant de voir, sur YouTube, la réaction des gens par rapport au film de Hitchcock. Une immense colère face à cette absence d'explication de l'attaque des oiseaux. 45 ans plus tard, Hitch fait encore des ravages.
Une des fins envisagées : montrer le Golden Bridge de San Francisco couvert d'oiseaux.

Lecture cinéphilique recommandée
Entretien de François Truffaut avec Alfred Hitchcok à propos de  Birds reproduit dans un des plus célèbres livres publiés sur le cinéma : Hitchcock/Truffaut, Gallimard, 2000.
Encore mieux : vous pouvez écouter les 22 bobines sur lesquelles se trouve l'entretien en vous rendant sur le site de trombonheur

Cahiers du Cinéma : Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1963

Visionné, la première fois, le 6 juillet 1971 au cinéma de l'Université Laval à Québec
Un été passé enfermé dans les salles de cours pour poursuivre mon baccalauréat en Géographie et dans la cinémathèque de l'Université Laval pour visionner les grands classiques du cinéma muet. Tout à fait excitant, non? ....Ah bon!
Post-scriptum qui n'a rien à voir (clin d'oeil à Delfeil de Ton du Nouvel Observateur) : En ce 6 juillet 1971, décès de Louis Armstrong.
Mon 76ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 20 janvier 2023

17 octobre 2007

55. Hitchcock : The Wrong Man


Le Faux coupable

Film américain réalisé en 1956 par Alfred Hitchcock
Avec Henry Fonda (Manny Balestrero), Vera Miles, Anthony Quayle et Harold J. Stone

En deux mots. L'histoire d'un contrebassiste new-yorkais, Manny Balestrero, injustement accusé de vols suite à une accumulation de fausses identifications par des témoins peu compatissants. On assiste à sa descente aux enfers ainsi qu'à celle de sa femme qui se retrouvera en hôpital psychiatrique.

Finalement, par pur hasard, pendant un procès perdu d'avance, le vrai coupable est arrêté.

"In 1953, New York City musician Christopher Emmanuel "Manny" Balestrero was acquitted of a robbery charge that had been based on three mistaken IDs. The real robber, once police found him, strongly resembled Balestrero."

Balestrero à la compagnie d'assurance : innocent mais déjà derrière les barreaux.

C'est à peu près à l'époque du visionnement de ce film, printemps 1969, que j'ai commencé à acheter les Cahiers du Cinéma et à me procurer les anciens numéros.
Mon premier numéro :

Juin 1969. Numéro 213. 6 francs (nouveau, si ça dit encore quelque chose à quelqu'un).
Sur la couverture : Anne Wiazemsky (petite-fille de François Mauriac et ex-épouse de Jean-Luc Godard) et Carmelo Bene. 
J'ai acheté tous les numéros jusqu'au 400ème et je me suis procuré les 14 volumes des fac-similés de ce que l'on appelle les Cahiers jaunes (les 161 premiers numéros qui couvrent la période d'avril 1951 à décembre 1964).

Cahiers du Cinéma : Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1956

Visionné, la première fois, le 6 juin 1969 à la télévision à Québec
Mon 55ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Mis à jour le 4 février 2023