29 avril 2013

253. Pagnol : La Femme du boulanger

1001 films de Schneider : La Femme du boulanger

Au 2515ème rang de la liste de They Shoot Pictures...

Film français réalisé en 1938 par Marcel Pagnol
Avec Raimu (le boulanger), Ginette Leclerc (la femme du boulanger), Fernand Charpin (le marquis), Robert Vattier, Charles Blavette, Robert Bassac
Adaptation à l'écran de la nouvelle de Jean Giono, Jean le Bleu

Je tombe toujours sous le charme des films de Pagnol, ceux des années 30, même si je les ai vus plusieurs fois. 

D'abord, pour Raimu et Charpin, puis pour les paysages des hameaux de la Provence et pour cette vieille France disparue.

À une époque, dans les années 90, suite à mes randonnées dans les Alpes françaises et un soudain besoin de me brancher à la nature (moi, qui suis un irrémédiable urbain), je me  suis passionné pour l’œuvre de Giono. En un été, j'ai lu les trois  premiers tomes de ses œuvres complètes dans la Pléiade - le plus beau de mes voyages de cet été-là. 
 
On avait approché Joan Crawford pour jouer la femme du boulanger. Peut-on imaginer plus contre-emploi que ça. Heureusement, sa connaissance du français, avoisinant le degré zéro, l'écarta de ce rôle.

Ce film a tenu l'affiche plus d'un an à New York - Orson Welles qui le vit plusieurs fois décréta Raimu, le plus grand comédien de tous les temps.

Le boulanger (Raimu) : "Évidemment, toi, tu ne risque pas de devenir cocu. Ta femme a plus de poils au menton que de rose au téton."

Lecture cinéphilique : Napoléon  de Kevin Brownlow
Ce livre  retrace l'épopée du Napoléon de Abel Gance, réalisé en 1925-27 qui, par un concours incroyable de circonstances, n'a jamais pu être distribué adéquatement, privant des millions de spectateurs d'une des plus grandes œuvres de l'histoire du cinéma.
Savez-vous que, depuis la première du film à l'Opéra Garnier à Paris le 7 avril 1927, il y eut 20 autres versions de ce film. Le dernier, le plus complet à 5h.31min. par Kevin Brownlow et Patrick Stanbury pour le British Film Institute. 
La version originale de sept heures du film fait l'objet d'un travail depuis 2008 à la Cinémathèque française. Sortie prévue : 2022 ou 2023.

Visionné, la première fois, le 13 février 1989 à la télévision à Montréal
Mon 253ème film visionné de la  liste des 1001 films du livre de Schneider

07 avril 2013

252. Ford : Rio Grande

1001 films de Schneider : Rio Grande

Au 1727ème rang de la liste de They Shoot Pictures...

Film américain réalisé en 1950 par John Ford
Avec John Wayne, Maureen O'Hara, Victor McLaglen, Ben Johnson, Claude Jarman Jr.

Les films de cavalerie de Ford me laissent pantois par la vacuité de leur scénario et Rio Grande, le troisième de la série, n'améliore pas les choses. Quel scénario simpliste.

J'ai beaucoup de difficultés avec les gloires de la cavalerie américaine fondées sur l'extermination des autochtones. Ça devait être dit...je me sens mieux.

On peut être un très grand réalisateur et se fourvoyer dans le choix des sujets à traiter. Vivent les westerns fordiens.
Rio Grande est le dernier de la trilogie des films de cavalerie de Ford après Fort Apache (1948) et She Wore a Yellow Ribbon (1949). 

La scène initiale, après les crédits,  l’une des plus belles de la filmographie de Ford, dans laquelle on voit la patrouille de retour au camp avec son contingent de soldats fourbus ou blessés.

De très belles images des "Mittens" dans Monument Valley, Utah : lieu mythique du western.


Les Sons of the Pioneers, groupe de chanteurs de westerns, fondé en 1933 par Roy Rogers, sont mis à contribution à plusieurs reprises au cours du film. Ce qui donne souvent l'impression qu'on est plus en présence de joyeux troubadours que d'un régiment sur un pied de guerre. Une belle ballade irlandaise : I'll Take You Home Again, Kathleen.

Lecture cinéphilique : The Story of Film par Mark Cousins

Je sais, en général, les histoires du cinéma sont assez imbuvables quoiqu'un de mes plus beaux moments de lecture sur le cinéma fut de lire  l'Histoire du cinéma de Georges Sadoul en 6 volumes (3000 pages) que j'ai lu avidement à l'aube de ma vingtaine (quand je rêvais de m'inscrire à l'IDHEC de Paris). Mais quelle frustration ce fut de lire la description de tous ces films sans avoir accès à leur visionnement. À refaire avec YouTube en support- non je n'en ai pas le courage. Mais me les procurer ? 

Pour revenir à Cousins, il s'intéresse à l'histoire des innovations quant au langage cinématographique. Ce n'est pas exhaustif, il choisit quelques réalisateurs par période, les plus innovateurs, et s'intéressent à ce qu'ils apportent de nouveau. Pour tout cinéphile, un passage obligé.

Visionné, la première fois, le 7 février 1989 à la télévision à Montréal
Mon 252ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider