Basée sur l'histoire de George M. Cohan
Paroles et Musique par George M. Cohan
Des films, ma vie et rien d'autre. Site traitant des "1001 films à voir avant de mourir" de Steven Jay Schneider. Présentation chronologique des films en fonction de mon histoire personnelle. Vous n'y trouverez, ni résumés, ni critiques de films mais des idées, des émotions, des bribes de vie, suscitées par cette randonnée au cœur des 1001 films. Attention, je suis un divulgâcheur.
Film américain réalisé en 1932 par Mervyn LeRoy.
Avec Paul Muni, Glenda Farrell, Helen Vinson, Noel Francis, Preston Foster, Allen Jenkins.
Tiré de l'autobiographie de Robert E. Burns (prête-nom), I Am a Fugitive from a Georgia Chain Gang qui était en fuite avant et pendant le tournage du film.
Un excellent film de monstres comme on n'en avait vu rarement à l'époque.
Un festival d'effets spéciaux. Pour l'époque, les effets spéciaux sont extraordinaires, en particulier, la scène au sommet de l'Empire State Building qui venait d'être construit en 1931 où Kong est attaqué par des avions militaires avec le paysage urbain de New York à l'arrière-scène. Toute remarque faisant référence au 9/11 est hors de propos.
La Bête qui tombe en amour avec la Belle nous renvoie au conte fantastique de La Belle et la Bête, quoique le final n'est pas comparable. Pour protéger la Belle, la Bête se sacrifie créant ainsi un des mythes les plus durables de l'histoire du cinéma.
Pure curiosité : la dimension de la bête fluctue entre 6 et 72 mètres ce qui ne nous empêche pas de suivre avec passion le déroulement de l'action.
Pourrait être considéré comme l'influence lointaine de Jurassic Park de Spielberg avec ses monstres préhistoriques enfermés sur Skull Island.
On pourrait aussi écrire tout un livre sur l'aspect colonialiste et esclavagiste de ce film. Pas besoin de dessins pour expliquer ce commentaire.
Film soviétique réalisé en 1930 par Alexandre Dovzhenko.
Titre du film : Appeler un lynchage incident (même signification dans les deux langues) me semble quelque peu sous-estimer l'horreur de la chose. L'affiche est assez explicite. The Ox-Bow Lynchings serait un titre plus approprié.
La version que j'ai vue sur YouTube était colorisée : ne touchons pas aux versions noir et blanc qui utilisent des techniques qui leur sont propres. Pensons, par exemple, au chiaroscuro. Tant qu'à y être pourquoi pas faire parler les films muets !!!
On pourrait rapprocher ce film de celui de Sidney Lumet, 12 Angry Men même si la conclusion diffère. Dans les deux cas Henry Fonda est du côté des inculpés contre les tenants d'une justice expéditive.
Visionné, la première fois, le 30 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 403ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Au milieu de ce saloon, trône Frenchie (il est cocasse de voir l'Allemande jouée un rôle de Française au début de la Seconde Guerre mondiale). Frenchie est l'allumeuse de service. Elle transfigure ce petit western. On a droit à quelques belles chansons de Dietrich avec sa voix graveleuse. Il est curieux de se rendre compte de la différence de ton de la voix de Dietrich entre la voix parlée et la voix chantée, beaucoup plus basse à moins que la voix parlée ne soit un doublage.
Autre élément qui sort de l'ordinaire des westerns : la place des femmes. On a droit à une bataille entre deux femmes au milieu des hommes dans le saloon mais surtout à toute la communauté féminine qui décide de mettre un terme à une bagarre entre deux gangs.
Passons sur le titre ridicule de la version française. Toujours voir les films en version originale. En version sous-titrée, si on ne possède pas bien la langue. Certains disent que voir un film en version sous-titrée c'est lire un film plutôt que le regarder. Ça peut s'appliquer à certains types de films, tel His Girl Friday, le film le plus bavard que je connaisse. On est scotché aux sous-titres pendant 92 minutes.
Visionné, la première fois, le 29 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 402ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Il s'agit d'une magnifique reproduction de la vie traditionnelle des Esquimaux telle qu'ils vivaient dans les générations précédentes. Les personnages que nous voyons jouent à refaire les gestes traditionnels de leurs ainés. Ils ont été engagés dans ce but.
On est, quand même, un peu déçu d'apprendre que ce que nous voyons ne correspond pas à la réalité du moment et que nous sommes en présence d'un documentaire acté.
Est-ce un documentaire ou un produit de fiction ? Disons que c'est un produit hybride des deux, certains appellent ça un documentaire poétique.
Des moments mémorables :
Lorsque la famille de Nanook sort du kayak. On ne s'attendait surtout pas qu'il y avait trois personnes enfermées dans le kayak.
La découverte du gramophone au poste de traite - même si c'est arrangé avec le gars des vues.
La construction d'un igloo.
La chasse au morse
La chasse au phoque.
L'habillement.
Contrairement à ce qu'on a pu dire Nanook (Allakarialuk), n'est pas mort de faim, perdu dans une tempête de neige, il est mort de tuberculose dans sa maison familiale.
Lieu de tournage : Dans la région du Cap Dufferin sur le bord de la baie d'Hudson, située à 40 kilomètres au nord d'Inukjuak dans le Nunavik, partie nord du Québec.
Esquimau qui a un sens péjoratif (mangeur de viande crue) a été remplacé par le terme Inuit qui signifie peuple en langue inuktut, langue parlée par les Inuits. Au singulier, Inuk.
De nos jours, beaucoup d'Inuits quittent le Grand Nord pour venir à Montréal. Ils sont en perdition, pour la plupart. Imbibés d'alcool, plusieurs sont étendus sur les trottoirs et font la manche en pensant peut-être à leurs ancêtres, tel Nanook, qui était fier de leur vie difficile mais autonome.
Chemin de traverse. J'ai regardé ce film avec ma fille de 15 ans. L'année suivante, à sa nouvelle école, son professeur d'art a demandé à la classe si quelqu'un avait déjà vu un film muet - ma fille leva la main en citant Nanook of the North, ce qui lui valut une grande estime de la part de son professeur. Cinq ans plus tard, ayant vu plusieurs des films de Schneider avec moi, elle gagna le prix Cinéma de son école.
Visionné, la première fois, le 22 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 399ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
1001 films : Adam's Rib
Probablement, le film le plus volubile de l'histoire du cinéma. Un véritable roller-coaster. C'est un feu roulant de dialogues à vous faire demander grâce. Des mots, encore des mots. C'est vrai que le sujet principal se passe dans le milieu de la presse. Mais peut-on respirer un peu ?
Ce film, c'est une prouesse au niveau des dialogues et de l'implication physique exténuante des deux acteurs vedettes, Cary Grant et Rosalind Russell.
Les dialogues sont des feux roulants. Le summum de la cacophonie - puisqu'il s'agit souvent de cela - vers la fin du film, lorsque les deux protagonistes parlent en même temps dans deux téléphones différents. En V.O., la lecture adéquate des sous-titres est presque impossible.
Une guerre des sexes aux centaines de réparties : la guerre des sexes logorrhéique.
Ah oui ! Il y a une histoire qui tourne autour de la presse et des scoops qu'il faut sortir au détriment d'un grand tremblement de terre en Chine ou des menaces de guerre d'Hitler.
Visionné, la première fois, le 17 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 395ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Bette Davis dans un de ses grands rôles en jeune femme bafouée par sa mère mais qui réussit à s'en sortir grâce à la rencontre d'un amour défendu : elle est célibataire, il est marié.
Il est agréable, même si c'est un peu forcé la note, de voir Bette Davis passer de vilain petit canard à une séduisante dame du monde.
Une fin mélodramatique à cette histoire d'amour défendu : ''Oh, Jerry, don't let's ask for the moon, We have the stars.'' On pourrait comprendre cela par On peut trouver le bonheur sans avoir un homme dans son lit. Sortez les mouchoirs.
Malgré le code Hayes, l'amour entre une femme célibataire et un homme marié.
La signification du titre demeure ambiguë. Il est tiré d'un poème de Walt Whitman. Il pourrait suggérer que toute femme introvertie peut s'émanciper et devenir une grande dame.
Chemin de traverse : Dans la trame sonore du film, on reconnait un passage de la symphonie numéro 6 dite Pathétique de Tchaïkovski. C'est ce même passage qui jouait sur le tourne-disque de la maison familiale au moment où mon père faisait un infarctus des suites duquel il mourut, 3 mois plus tard, à l'âge de 46 ans, j'avais 17 ans. Cette musique est marquée à jamais du sceau de cette perte.
Oscars 1943. Une statuette pour la musique (Max Steiner)
Visionné, la première fois, le 15 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 394ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Une comédie policière empreinte d'humour britannique mais surtout lente à se développer. Je n'ai pas ri, ni même souri - je ne comprends pas grand-chose à l'humour britannique.
Le casse du siècle par quatre zigotos : le vol de 212 lingots d'or mais surtout comment en faire des produits vendables.
On a droit à une belle poursuite d'autos de police dans les rues de Londres.
Séquence hallucinante : les deux comparses qui descendent la Tour Eiffel par l'escalier en colimaçon à la poursuite d'écolières qui se sont procurées, par mégarde, des répliques de la Tour en or massif.
Panorama de Paris en 1951 vu de Montmartre.
Une présence furtive (10 secondes) d'Audrey Hepburn qui n'a pas vraiment encore commencé sa carrière au cinéma.
Visionné, la première fois, le 15 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 393ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Le plus fameux numéro est Bojangles of Harlem avec Astaire qui revêt un blackface et qui danse avec des clones de lui-même projetés en arrière-scène.
J'adore la séquence de l'hiver à New Amsterdam, tournée en studio. À mettre dans un catalogue sur l'art kitsch.
Oscars 1937. Une statuette pour la chanson The Way You Look Tonight
Visionné, la première fois, le 14 décembre 2006 sur DVD à Montréal.
Mon 392ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
1001 films de Schneider : Top Hat
Du théâtre de boulevard en mode mineur. Toujours la même formule basée sur un malentendu.
Le grand intérêt de ce film, ce sont les performances du couple Astaire-Rodgers (trois numéros de danse) et la musique de Berlin. La chanson Cheek to Cheek est devenu un grand standard de la musique ball-room.
La pièce chorégraphique Top Hat est un joyeux moment dans un scénario assez ennuyant.
C'est le quatrième des dix films interprétés par Astaire et Rogers.
Pour moi, ce fut une découverte du couple Astaire-Rodgers. Je ne connaissais pas ce type de cinéma. Il faut dire que je n'avais pratiquement aucune connaissance du cinéma d'avant 1950 avant d'entreprendre ma quête des 1001 films de Schneider.
Visionné, la première fois, le 11 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 391ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Premier film de la liste des 1001 films de Schneider.
Une petite merveille de 14 minutes, très long pour l'époque alors que les films duraient l'espace d'une bobine, environ 2 minutes.
Considéré comme le premier film de science-fiction et un des premiers films de fiction. À son époque, le cinéma était surtout documentaire. On ne l'utilisait pas pour créer du divertissement jusqu'à l'arrivée de Méliès.
Sur YouTube, j'ai visionné une version avec la belle musique de David Short interprétée par le Bill Brass Quintet.
On retrouve tout le Méliès magicien : surimpressions, fondues enchainées, accélérés, escamotage d'objets.
La navette dans l'œil de la lune est une des plus célèbres images de l'histoire du cinéma.
Visionné, la première fois, le 7 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 390ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

1001 films de Schneider : Freaks
En novembre 2006, j'ai acheté le livre 1001 films à voir avant de mourir de Steven Jay Schneider. J'ai fait la compilation des films que j'avais déjà vus de ce livre : 387. Je décide alors de voir les 613 films manquants. Freaks est le premier film de ma quête des 1001 films de Schneider. Donc, à partir de maintenant, beaucoup de films d'avant les années 1960. Cette quête se terminera le 25 avril 2012 par Hill 24 Doesn't Answer de Thorold Dickinson.
Prologue du film : un texte pour temporiser nos réactions face au film qui nous présente une variété très impressionnante de monstres professionnels. Ce film serait impossible à produire de nos jours. Déjà, à cette époque, le producteur a coupé du tiers la durée du film tant il aurait pu susciter des protestations des critiques et du public.
Les dialogues, assez superficiels, nous aident à prendre une distance avec les images horrifiantes de la troupe du cirque.
On aura droit, quand même, à une scène d'horreur durant laquelle les monstres attaquent Cléopâtre la trapéziste qui finira ses jours comme sujet d'horreur dans les shows du cirque ambulant.
Une séquence digne d'anthologie : la fête de mariage entre Cléopâtre et Hans, le nain (en fait, une petite personne). Toute la troupe monstrueuse du cirque assiste à la fête.
Les séquences avec les sœurs siamoises sont touchantes d'ingénuité.
Visionné, la première fois, le 6 novembre 2006 sur DVD à Montréal.
Borne biographique : Je reviens d'une longue randonnée : trois semaines à faire le tour du mont Cervin - monte Cervino.
Mon 388ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
E.T. n'est pas le gentil petit bonhomme de Spielberg.
Un classique de film-catastrophe avec des effets visuels époustouflants. Il est réaliste de penser que des envahisseurs venus de l'espace ne veuillent pas faire copain-copain. L'histoire de l'humanité nous a assez démontré que les envahisseurs veulent imposer leur monde à celui des envahis ce qui prend souvent des allures de génocide, de génocide culturel tout au moins.
Pourquoi dis-je un classique? C'est qu'il faut toujours qu'il y ait de l'humour pour faire baisser la vapeur. Il faut toujours qu'il y ait des petites histoires plus intimes en parallèle avec le chaos total. Et ce sont encore les Américains qui vont sauver la planète. Ce qui en fait un film à tiroirs.
Des séquences d'anthologie : la destruction de la Maison blanche, du Capitole, de l'Empire State building. Images prémonitoires de l'attaque du 11 septembre 2001.
Enfin, le film nous fait pénétrer dans la mystérieuse Zone 51 : lieu mythique pour tous les ufologues. Lieu où se trouveraient des soucoupes volantes et des aliens. Le gouvernement américain a toujours démenti que cette base militaire est relié à quoique ce soit d'extra-terrestre.
Visionné, la première fois, le 5 juillet 2006 sur VHS en vacances à Rodanthe, North Carolina
Mon 386ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
L'histoire d'une famille typique des banlieues américaines aux prises avec des problèmes de communication : incapacité pour chacun des membres de la famille (père, mère et fils) d'exprimer leurs sentiments.
Pourtant, des émotions il y a en dans cette famille qui a perdu un de leur fils lors d'un accident de bateau et dont le fils survivant s'est retrouvé en institut psychiatrique après une tentative de suicide.
Ce film, c'est le déroulement d'un exercice de catharsis pour le fils et pour le père. La mère, incapable de cette catharsis, quittera le foyer familial laissant le père et le fils, réconciliés.
Un mot à propos de la thérapie suivie par le fils. Ce sont les moments les plus forts du film même si je ne suis pas d'accord avec l'approche de l'analyste qui est souvent, à fond, dans son contre-transfert. On est loin de l'approche psychanalytique.
Débuts remarquables d'Elizabeth McGovern.
Oscars 1981. Quatre statuettes : film, réalisation, scénario, acteur de second rôle à Timothy Hutton.
Visionné, la première fois, le 27 juin 2006 sur VHS à Montréal
Mon 385ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.