31 août 2024

407. Curtiz : Yankee Doodle Dandy


La Glorieuse parade

Film américain réalisé en 1942 par Michael Curtiz.
Avec James Cagney, Joan Leslie et Walter Huston, Richard Whorf, Irene Manning
Basée sur l'histoire de George M. Cohan
Paroles et Musique par George M. Cohan

Si les films au chauvinisme tonitruant vous horripile, évitez ce film. Mais vous allez vous priver d'agréables numéros de music hall qui parsèment cette biographie musicale.

C'est l'histoire des quatre membres de la famille Cohan et, plus particulièrement, du fils George M. Cohan, cet Irlandais, connu sous le nom de Song and Dance Man. 

On y retrouve des extraits des différentes comédies musicales qui ont rendu Cohan si célèbre. Parmi elles, la plus connue, est celle qui tourne autour du drapeau américain (Grand Old Flag) : on fait pas plus cocardier que cela. Mais ceci n'empêche pas d'être un sacré morceau de musique.

La plus célèbre, Over There, composée pour les troupes lors du premier conflit mondial, lui a valu la Congressional Medal of Honor remise, de main à main, par le président Roosevelt.

Une grande performance de Cagney surtout dans les numéros de danse qui ont toujours l'air un peu loufoques - imitant en cela le style de Cohan.

Dans les bonus du dvd : un court documentaire sur la propagande de guerre avec nul autre que le grand (sic) président de série B Ronald Reagan, dans le rôle de commentateur.

Oscars 1943. Trois statuettes pour acteur (James Cagney), son et musique.

Visionné, la première fois, le 9 janvier 2007 sur DVD à Montréal
Mon 407ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider

28 août 2024

406. LeRoy : I Am a Fugitive from a Chain Gang



Je suis un évadé

Film américain réalisé en 1932 par Mervyn LeRoy.
Avec Paul Muni, Glenda Farrell, Helen Vinson, Noel Francis, Preston Foster, Allen Jenkins.
Tiré de l'autobiographie de Robert E. Burns (prête-nom), I Am a Fugitive from a Georgia Chain Gang qui était en fuite avant et pendant le tournage du film.

Ce film est l'ancêtre de tous les films concernant l'univers carcéral. Excellente critique du système des pénitenciers du sud où les prisonniers faisaient des travaux forcés.

Montage qui donne un excellent rythme au film, contrairement à la majorité des films du début du parlant et qui le rend aussi cinglant aujourd'hui que lors de sa sortie.

On y retrouve un chant typique des colonies de prisonniers travaillant sur la construction des lignes de chemin de fer.

On se rend bien compte que le code Hayes n'a pas encore fait ses ravages : concubinage, adultère.

Pas de fin hollywoodienne pour ce film. Le dernier dialogue qui clôt le film. ''Comment fais-tu pour vivre ? - Je vole." est une des grandes fins de film.

Je ne peux pas m'empêcher de penser à la chanson de Léo Ferré, Merde à Vauban.

Sur la version en dvd, on y a adjoint un film comique sur les pénitenciers (20000 Cheers for the Chain Gang) où l'on effectuait des travaux forcés. D'une durée de 20 minutes, on y retrouve une vingtaine de danseuses style "french cancan". Le message de ce court métrage vient totalement à l'encontre de celui du film principal.

Visionné, la première fois,  le 8 janvier 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 406ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider

25 août 2024

405. Cooper et Schoedsack : King Kong



Film américain réalisé en 1933 par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack.
Avec Fay Wray, Robert Armstrong, Bruce Cabot, Frank Reicher, Sam Hardy, Noble Johnson

Un excellent film de monstres comme on n'en avait vu rarement à l'époque.

Un festival d'effets spéciaux. Pour l'époque, les effets spéciaux sont extraordinaires, en particulier, la scène au sommet de l'Empire State Building qui venait d'être construit en 1931 où Kong est attaqué par des avions militaires avec le paysage urbain de New York à l'arrière-scène. Toute remarque faisant référence au 9/11 est hors de propos.

La Bête qui tombe en amour avec la Belle nous renvoie au conte fantastique de La Belle et la Bête, quoique le final n'est pas comparable. Pour protéger la Belle, la Bête se sacrifie créant ainsi un des mythes les plus durables de l'histoire du cinéma.

Pure curiosité : la dimension de la bête fluctue entre 6 et 72 mètres ce qui ne nous empêche pas de suivre avec passion le déroulement de l'action.

Pourrait être considéré comme l'influence lointaine de Jurassic Park de Spielberg avec ses monstres préhistoriques enfermés sur Skull Island.

On pourrait aussi écrire tout un livre sur l'aspect colonialiste et esclavagiste de ce film. Pas besoin de dessins pour expliquer ce commentaire.

Visionné, la première fois, le 5 janvier 2007 sur DVD à Montréal
Mon 405ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

23 août 2024

404. Dovzhenko : La Terre


Film soviétique réalisé en 1930 par Alexandre Dovzhenko.

Film de propagande typique de l'époque des débuts de l'ère soviétique. La lutte des classes entre un grand propriétaire terrien et le peuple, réuni sous l'égide du parti communiste, au début de la collectivisation des terres. Koulaks vs Kolkhoziens. Le tracteur devient ici le symbole du passage à la modernité. Quand le radiateur manque d'eau de valeureux paysans urinent dedans!!!

L'histoire taillée à gros traits peut en rebuter plus d'un. Mais c'est un vrai chef-d'œuvre formel. La caméra ne bouge pas, tous les plans se succédant comme autant de photographies. L'abondance de gros plans sur les personnages, souvent en contre-plongées, donne une allure dramaturgique à cette histoire. Les images lyriques en introduction et en conclusion sont d'une grande beauté. 


Il n'est pas anodin de savoir que cette histoire se passe en Ukraine qui fut affamé par Staline entre 1932 et 1933 pour punir l'opposition à la collectivisation. On appelle cette famine Holodomor : environ 3 millions de morts. Ceci s'est soldé, entre autre, par l'appui de certains Ukrainiens à Hitler dans sa guerre contre Staline.

Dans les années 1950, il fut élu l'un des dix meilleurs films de l'histoire du cinéma par un ensemble de critiques internationaux. 

Visionné, la première fois, le 1er janvier 2007 sur DVD à Montréal
Mon 404ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.




21 août 2024

403. Wellman : The Ox-Bow Incident



L'Étrange incident

Film américain réalisé en 1943 par William Wellman. 
Avec Henry Fonda, Dana Andrews, Anthony Quinn, William Eythe, Harry Morgan, Francis Ford, Frank Conroy, Leigh Whipper

Un western noir et socialement explosif. Traiter du lynchage, alors en très grande pratique dans le Sud des USA, était un acte courageux. Ce qui lui mérite sa place dans la liste des grands westerns.

Titre du film : Appeler un lynchage incident (même signification dans les deux langues) me semble quelque peu sous-estimer l'horreur de la chose. L'affiche est assez explicite. The Ox-Bow Lynchings serait un titre plus approprié.

L'hystérie collective qui mène au lynchage de trois innocents.

Surprenant, la présence d'un acteur noir qui joue le prédicateur dont le propre frère a été lynché. Le message est clair pour les sudistes encore attirés par le Ku Klux Klan.

La version que j'ai vue sur YouTube était colorisée : ne touchons pas aux versions noir et blanc qui utilisent des techniques qui leur sont propres. Pensons, par exemple, au chiaroscuro. Tant qu'à y être pourquoi pas faire parler les films muets !!!

On pourrait rapprocher ce film de celui de Sidney Lumet, 12 Angry Men même si la conclusion diffère. Dans les deux cas Henry Fonda est du côté des inculpés contre les tenants d'une justice expéditive.

Visionné, la première fois, le 30 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 403ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

20 août 2024

402. Marshall : Destry Rides Again


Femme ou démon

Film américain réalisé en 1939 par George Marshall. 
Avec Marlene Dietrich (Frenchie), James Stewart (Destry), Misha Auer, Charles Winninger

Une satire des films westerns. On y retrouve tous les stéréotypes liés au genre mais il y a des exceptions. La plus probante étant le nouveau shérif (Destry) qui refuse de porter une arme et qui veux régler les conflits par la parole. Ce Destry en rajoute en commandant un verre de lait au bar du saloon au lieu du sempiternel whisky.

Au milieu de ce saloon, trône Frenchie (il est cocasse de voir l'Allemande jouée un rôle de Française au début de la Seconde Guerre mondiale). Frenchie est l'allumeuse de service. Elle transfigure ce petit western. On a droit à quelques belles chansons de Dietrich avec sa voix graveleuse. Il est curieux de se rendre compte de la différence de ton de la voix de Dietrich entre la voix parlée et la voix chantée, beaucoup plus basse à moins que la voix parlée ne soit un doublage.

Marlene Dietrich, en entraineuse de saloon. On est loin de Lili Marleen qu'elle interprétera pour les troupes américaines pendant la Seconde guerre mondiale ce qui lui vaudra la médaille de la Liberté du gouvernement américain, la plus haute distinction militaire que peut recevoir un civil.

Autre élément qui sort de l'ordinaire des westerns : la place des femmes. On a droit à une bataille entre deux femmes au milieu des hommes dans le saloon mais surtout à toute la communauté féminine qui décide de mettre un terme à une bagarre entre deux gangs.

Passons sur le titre ridicule de la version française. Toujours voir les films en version originale. En version sous-titrée, si on ne possède pas bien la langue. Certains disent que voir un film en version sous-titrée c'est lire un film plutôt que le regarder. Ça peut s'appliquer à certains types de films, tel His Girl Friday, le film le plus bavard que je connaisse. On est scotché aux sous-titres pendant 92 minutes.

Visionné, la première fois, le 29 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 402ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

19 août 2024

401. Flaherty : Nanook of the North



Nanook, l'Esquimau

Film américain réalisé en 1922 par Robert Flaherty.
Avec Nanook (Allakarialuk de son vrai nom), Nyla, Cunayou, Allee, Allegoo

Il s'agit d'une magnifique reproduction de la vie traditionnelle des Esquimaux telle qu'ils vivaient dans les générations précédentes. Les personnages que nous voyons jouent à refaire les gestes traditionnels de leurs ainés. Ils ont été engagés dans ce but.

On est, quand même, un peu déçu d'apprendre que ce que nous voyons ne correspond pas à la réalité du moment et que nous sommes en présence d'un documentaire acté.

Est-ce un documentaire ou un produit de fiction ? Disons que c'est un produit hybride des deux, certains appellent ça un documentaire poétique.

Des moments mémorables :
Lorsque la famille de Nanook sort du kayak. On ne s'attendait surtout pas qu'il y avait trois personnes enfermées dans le kayak.
La découverte du gramophone au poste de traite - même si c'est arrangé avec le gars des vues.
La construction d'un igloo.
La chasse au morse
La chasse au phoque.
L'habillement.

La chasse au harpon. Une image devenue une icône internationale

Contrairement à ce qu'on a pu dire Nanook (Allakarialuk), n'est pas mort de faim, perdu dans une tempête de neige, il est mort de tuberculose dans sa maison familiale.

Lieu de tournage : Dans la région du Cap Dufferin sur le bord de la baie d'Hudson, située à 40 kilomètres au nord d'Inukjuak dans le Nunavik, partie nord du Québec.

Esquimau qui a un sens péjoratif (mangeur de viande crue) a été remplacé par le terme Inuit qui signifie peuple en langue inuktut, langue parlée par les Inuits. Au singulier, Inuk.

De nos jours, beaucoup d'Inuits quittent le Grand Nord pour venir à Montréal. Ils sont en perdition, pour la plupart. Imbibés d'alcool, plusieurs sont étendus sur les trottoirs et font la manche en pensant peut-être à leurs ancêtres, tel Nanook, qui était fier de leur vie difficile mais autonome.

Chemin de traverse. J'ai regardé ce film avec ma fille de 15 ans. L'année suivante, à sa nouvelle école, son professeur d'art a demandé à la classe si quelqu'un avait déjà vu un film muet - ma fille leva la main en citant Nanook of the North, ce qui lui valut une grande estime de la part de son professeur. Cinq ans plus tard, ayant vu plusieurs des films de Schneider avec moi, elle gagna le prix Cinéma de son école.

Visionné, la première fois, le 28 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 401ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

17 août 2024

400. Walsh : The Thief of Bagdad



Film américain réalisé en 1924 par Raoul Walsh.
Avec Douglas Fairbanks (Ahmed), Snitz Edwards, Charles Belcher, Julanne Johnston, Anna May Wong (esclave mongole).

Bagdad-sur-Hollywood.

Un beau show de Douglas Fairbanks (une de ses plus grandes prestations), le prince des voleurs, dans un conte style Mille et une nuits.

Les décors sont d'une telle magnificence - un sommet pour l'époque. Ils sont l'un des principaux attraits de ce film. Mais les costumes sont tellement exagérés, surtout les chapeaux, on dirait un spectacle burlesque.

Le périple d'Ahmed pour conquérir la main de la princesse est fortement influencé par le voyage de retour d'Ulysse pour aller rejoindre Pénélope.

Tous les stéréotypes du monde arabe sont au rendez-vous, on s'en doutait un peu.

Considéré l'un des films américains les plus populaires du muet.

Neuf ans après La Naissance d'une nation, une caméra encore trop statique sauf quelques travellings.

Anna May Wong en esclave mongole. Une des rares actrices asiatiques 

Visionné, la première fois, le 26 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 400ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

399. Capra : Mr. Smith Goes to Washington



Monsieur Smith au Sénat

Film américain réalisé en 1939 par Frank Capra. 8.1
Avec James Stewart, Jean Arthur, Claude Rains, Edward Arnold, Guy Kibbee

Bel exercice de démocratie, un brin utopiste et un max gnangnan, mais un bel exercice quand même.

En 1939, monsieur Smith est élu sénateur d'un état rural du nord-ouest, le Montana. Il se rend à Washington tout en admiration envers les grands hommes de l'histoire américaine.
Monsieur Smith, en grand dadais (Forrest Gump au Sénat), se rend vite compte que la corruption des élus détruit son grand rêve démocratique. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, ce n'était pas très glorieux pour les USA de se montrer dans une telle situation. C'est pour cela que tout se termine bien quand un des comploteurs pour faire expulser Smith du Sénat dévoile les mécanismes de la corruption. L'honneur du gouvernement américain est sauf.

L'argumentaire de Smith ne tient pas la route : empêcher la construction d'un barrage qui profiteraient à des millions de personnes pour y installer, en lieu et place, un camp de vacances pour les jeunes comme si celui-ci ne pouvait pas être installé ailleurs. Déficit de démocratie, ici.

Scène mémorable : Quand  Smith, en grand naïf (James Stewart est impeccable), va visiter le Lincoln Monument.

Autre scène mémorable : Quand les fiers-à-bras des corrompus empêchent la libre circulation des journaux en faveur de monsieur Smith.

Mais l'élément le plus spectaculaire de ce film, c'est lorsque Smith, utilisant sa prérogative de sénateur, s'empare de la parole et la garde pendant 23 heures  (c'est ce qu'on appelle un filibuster) : c'est le clou du film.

Il parait que les membres du Sénat furent tellement scandalisés par l'image que l'on projetait d'eux qu'ils ont pensé passer une loi pour faire interdire le film. Mais le succès au box-office a relégué cette intention aux oubliettes.

Oscars 1940. Meilleur scénario

Visionné, la première fois, le 22 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 399ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


23 juillet 2024

398. Griffith : The Birth of a Nation



Film américain réalisé en 1915 par D.W. Griffith. 6.1
Avec Lilian Gish, Mae Marsh, Henry Walthall, Miriam Cooper, Mary Alden.
D'après l'œuvre de Thomas F. Dixon jr : The Clansman : An Historical Romance of the Ku Klux Klan.

Une facile : The Birth of a Racist Nation. L'œuvre adaptée ne pouvait pas conduire à autre chose.

Première partie: la guerre de Sécession entre les Unionistes et les Confédérés qui souligne les choix déchirants des familles qui se trouvaient partagés entre les deux camps. L'assassinat de Lincoln met fin à cette partie. Jusque là, l'Histoire est à peu près bien servie. C'est la partie vénérée de ce film même si on y trouve un tas de stéréotypes racistes et que les abolitionnistes sont accusés d'avoir provoqué cette guerre.

Deuxième partie : c'est la partie honnie de ce film. On n'est plus dans l'Histoire, on la travestit. Les Noirs s'emparent du pouvoir et se vengent des Blancs. C'est le Ku Klux Klan qui parviendra à renverser la situation au profit des Blancs. La peinture que l'on fait du gouvernement dirigé par les Noirs atteint des sommets de mépris et de racisme.

Les projections de The Birth of the Nation a influencé le retour du KKK en force amenant avec lui ses croix en feu et ses lynchages de Noirs.

Scène du film : Des enfants Blancs cachés sous un drap blanc font peur à des enfants Noirs. Ceci donne une idée à un personnage Blanc.


On a l'impression que Griffith se contrefout du contenu, son objectif étant de produire le film le plus épique de son époque. Avec ses 3 heures de durée, ses scènes de bataille, ses centaines de figurants, on assiste à la première superproduction de l'histoire du cinéma.

Le scandale qu'il provoqua en fit sa gloire et des recettes qui dépassa les dizaines de millions de dollars (coût de la production : autour de 100 000 dollars).

Pour contrer toutes les critiques que le film suscita, Griffith produira l'année suivante (1916), Intolérance, qui démontre que l'intolérance a occupé toutes les époques.

Le réalisateur Raoul Walsh interprète le rôle de l'assassin de Lincoln, John Wilkes Booth.

La majorité des Noirs du film sont, en fait, des Blancs maquillés, comme quoi le Blackface était déjà largement répandu dans les représentations théâtrales de l'époque.

Visionné, la première fois, le 21 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 398ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

22 juillet 2024

397. Wiene : Le Cabinet du docteur Caligari



Film allemand réalisé en 1919 par Robert Wiene. 8.0
Avec Werner Krauss, Conrad Veidt, Friedrich Feher, Lil Dagover,

Ce film, c'est la naissance de l'expressionisme allemand qui va faire les beaux jours du cinéma allemand dans les années 1920. On peut dire aussi que c'est le premier grand film d'horreur de l'histoire du cinéma.

Un film tourné dans un décor surréaliste, à la limite du cauchemar, totalement hors des normes de l'époque. Bâti en toiles sur lesquels l'on a peint les bâtiments, les éléments naturels et les ombres. On peut dire que le décor est la vision distordue de Caligari, le savant fou.
Le Somnambule enlevant Lil Dagover dans un décor on ne peut plus surréaliste

Le personnage du somnambule joué par le jeune Conrad Veidt est criant de vérité.  

Fritz Lang collabora d'une façon importante dans l'élaboration du film après en avoir refusé la réalisation.
 
Les Nazis l'ont classé dans la catégorie de l'art dégénératif. Eisenstein en a dit que c'était de l'art barbare. Comme quoi, des fois, les extrêmes s'entendent bien.

Publié en 1947, Siegfried Kracauer, From Caligari to Hitler. A Psychological History of the German Film. Une association entre un savant fou directeur d'asile et Hitler semble probante.

Visionné, la première fois, le 19 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 397ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

17 juillet 2024

396. Cukor : Adam's Rib

1001 films : Adam's Rib

Madame porte la culotte

Film américain réalisé en 1949 par George Cukor. 7.4
Avec Spencer Tracy (Adam), Katharine Hepburn (Amanda), Judy Holliday, Tom Ewell, Francis Attinger
Chanson de Cole Porter, Farewell Amanda
Inspirée d'une histoire vécue par deux conjoints avocats qui représentaient chacun un membre du couple qui voulait divorcer. L'histoire dit que les avocats divorcèrent pour épouser leur client respectif.

Malgré le titre misogyne, un film à l'aube du féminisme. À l'opposé de la femme modèle américaine des années 50 qui restaient à la maison pour s'occuper du ménage, Amanda, en pré-féministe, est diplômée en droit de l'université Yale : elle fume, elle boit, elle conduit une automobile, elle a son propre métier.

Évidemment dans cette guerre des sexes, on a droit à tous les stéréotypes misogynes. Mais Amanda les fait tous volés en éclats. Même son mari, Adam, qui semblait ouvert à l'égalité des sexes finit par tomber dans ses préjugés lorsqu'il perd son procès face à sa femme, ce qu'il trouve blessant au plus haut point.

Ceci se passe en 1949. On est surpris par les prises de position féministes d'Amanda, bien à l'avant-garde par rapport à la montée, aux USA, du mouvement féministe des années 1970.

La fin banale enlève du lustre à cette excellente histoire ; ''Il n'y a pas de différence entre un homme et une femme sauf, comme on dit en France, une petite différence.''

Remarquable : Cukor ne traite jamais le féminisme avec dérision.

Finalement, on ne peut pas dire qui porte la culotte ou la petite culotte.

Sixième film des neuf films tournés par le couple Tracy-Hepburn de 1942 à 1967.
Pas connu 
à l'époque du film, ils étaient mariés ce qui rend le film encore plus réaliste.

Visionné, la première fois, le 19 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 396ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

15 juillet 2024

395. Hawks : His GIrl Friday



La Dame du vendredi

Film américain réalisé en 1940 par Howard Hawks. 7.8
Avec Cary Grant, Rosalind Russell, Ralph Bellamy, Gene Lockhart, Porter Hall, Ernest Truex
D'après la pièce Front Page de Ben Hecht et Charles MacArthur.

Probablement, le film le plus volubile de l'histoire du cinéma. Un véritable roller-coaster.  C'est un feu roulant de dialogues à vous faire demander grâce. Des mots, encore des mots. C'est vrai que le sujet principal se passe dans le milieu de la presse. Mais peut-on respirer un peu ?

Ce film, c'est une prouesse au niveau des dialogues et de l'implication physique exténuante des deux acteurs vedettes, Cary Grant et Rosalind Russell.

Les dialogues sont des feux roulants. Le summum de la cacophonie - puisqu'il s'agit souvent de cela - vers la fin du film, lorsque les deux protagonistes parlent en même temps dans deux téléphones différents. En V.O., la lecture adéquate des sous-titres est presque impossible.

Une guerre des sexes aux centaines de réparties : la guerre des sexes logorrhéique.

Ah oui ! Il y a une histoire qui tourne autour de la presse et des scoops qu'il faut sortir au détriment d'un grand tremblement de terre en Chine ou des menaces de guerre d'Hitler.

Visionné, la première fois, le 17 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 395ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


12 juillet 2024

394. Rapper : Now, Voyager


Une Femme cherche son destin

Film américain réalisé en 1942 par Irving Rapper. 7.9
Avec Bette Davis (Charlotte), Paul Henreid (Jerry), Claude Rains, Gladys Cooper, Bonita Granville, Janis Wilson (Tina)

Bette Davis dans un de ses grands rôles en jeune femme bafouée par sa mère mais qui réussit à s'en sortir grâce à la rencontre d'un amour défendu : elle est célibataire, il est marié.

Il est agréable, même si c'est un peu forcé la note, de voir Bette Davis passer de vilain petit canard à une séduisante dame du monde.


Beaucoup d'utilisation de la cigarette entre les deux amoureux - on peut facilement comprendre la symbolique de cette pratique.

Une fin mélodramatique à cette histoire d'amour défendu : ''Oh, Jerry, don't let's ask for the moon, We have the stars.'' On pourrait comprendre cela par On peut trouver le bonheur sans avoir un homme dans son lit. Sortez les mouchoirs.

Malgré le code Hayes, l'amour entre une femme célibataire et un homme marié.

La signification du titre demeure ambiguë. Il est tiré d'un poème de Walt Whitman. Il pourrait suggérer que toute femme introvertie peut s'émanciper et devenir une grande dame.

Chemin de traverse : Dans la trame sonore du film, on reconnait un passage de la symphonie numéro 6 dite Pathétique de Tchaïkovski. C'est ce même passage qui jouait sur le tourne-disque de la maison familiale au moment où mon père faisait un infarctus des suites duquel il mourut, 3 mois plus tard, à l'âge de 46 ans, j'avais 17 ans. Cette musique est marquée à jamais du sceau de cette perte.

Oscars 1943. Une statuette pour la musique (Max Steiner)

Visionné, la première fois, le 15 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 394ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

11 juillet 2024

393. Crichton : The Lavender Hill Mob


De l'Or en barres

Film britannique réalisé en 1951 par Charles Crichton. 7.5
Avec Alec Guinness, Stanley Holloway, Sid James, Alfie Bass, Marjorie Fielding
Musique de Georges Auric.

Une comédie policière empreinte d'humour britannique mais surtout lente à se développer. Je n'ai pas ri, ni même souri - je ne comprends pas grand-chose à l'humour britannique.

Le casse du siècle par quatre zigotos : le vol de 212 lingots d'or mais surtout comment en faire des produits vendables. 

On a droit à une belle poursuite d'autos de police dans les rues de Londres.

Séquence hallucinante : les deux comparses qui descendent la Tour Eiffel par l'escalier en colimaçon à la poursuite d'écolières qui se sont procurées, par mégarde, des répliques de la Tour en or massif.

Panorama de Paris en 1951 vu de Montmartre.

Une présence furtive (10 secondes) d'Audrey Hepburn qui n'a pas vraiment encore commencé sa carrière au cinéma.

Oscars 1953. Une statuette pour le scénario
Venise 1951. Meilleur scénario.

Visionné, la première fois, le 15 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 393ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

10 juillet 2024

392. Stevens : Swing Time


Sur les ailes de la danse

Film américain réalisé en 1936 par George Stevens. 7.5
Avec Ginger Rogers, Fred Astaire, Victor Moore, Helen Broderick, Eric Blore

On peut oublier l'histoire. Ce qui est marquant dans ce film, ce sont les numéros de danse et de musique, prétextes à cette histoire qui emprunte tous les stéréotypes du théâtre de boulevard.

Ce qui est marquant aussi c'est qu'on nous fait attendre 28 minutes avant le premier numéro musical.

Parmi les chansons, on retiendra The Way You Look Tonight qui deviendra un standard qui trouve encore de nouveaux interprètes (Brian Ferry, par exemple).

Le plus fameux numéro est Bojangles of Harlem avec Astaire qui revêt un blackface et qui danse avec des clones de lui-même projetés en arrière-scène.


Bill ''Bojangles'' Robinson a été considéré, dans les années 1920, comme le meilleur danseur de tous les temps. Toute sa carrière se déroula dans les théâtres newyorkais. La chanson Mr. Bojangles chantée par Sammy Davis jr est une performance qu'il ne faut pas manquer (YouTube). Chantée par Dylan, en plus classique, c'est pas mal non plus - d'accord la voix est un peu défaillante.

J'adore la séquence de l'hiver à New Amsterdam, tournée en studio. À mettre dans un catalogue sur l'art kitsch. 

Oscars 1937. Une statuette pour la chanson The Way You Look Tonight

Visionné, la première fois, le 14 décembre 2006 sur DVD à Montréal. 
Mon 392ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

08 juillet 2024

391. Sandrich : Top Hat

1001 films de Schneider : Top Hat 

Le Danseur du dessus

Film américain réalisé en 1935 par Mark Sandrich. 7.7
Avec Fred Astaire, Ginger Rogers, Edward Everett Horton, Helen Broderick, Eric Blore
Musique d'Irving Berlin.

Du théâtre de boulevard en mode mineur. Toujours la même formule basée sur un malentendu.

Le grand intérêt de ce film, ce sont les performances du couple Astaire-Rodgers (trois numéros de danse) et la musique de Berlin. La chanson Cheek to Cheek est devenu un grand standard de la musique ball-room.

La pièce chorégraphique Top Hat est un joyeux moment dans un scénario assez ennuyant.

Il faut voir Venise tournée en studio : le summum du kitsch. 

C'est le quatrième des dix films interprétés par Astaire et Rogers.

Pour moi, ce fut une découverte du couple Astaire-Rodgers. Je ne connaissais pas ce type de cinéma. Il faut dire que je n'avais pratiquement aucune connaissance du cinéma d'avant 1950 avant d'entreprendre ma quête des 1001 films de Schneider.

Visionné, la première fois, le 11 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 391ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

07 juillet 2024

390. Méliès : Le Voyage dans la Lune



Film français réalisé en 1902 par Georges Méliès. 8.1
Avec Georges Méliès (le savant Barbenfouillis), Bleuette Bernon (la Lune), les danseuses du corps de ballet du Châtelet, les acrobates des Folies-Bergères (les Sélénites)

Premier film de la liste des 1001 films de Schneider. 

Une petite merveille de 14 minutes, très long pour l'époque alors que les films duraient l'espace d'une bobine, environ 2 minutes.

Considéré comme le premier film de science-fiction et un des premiers films de fiction. À son époque, le cinéma était surtout documentaire. On ne l'utilisait pas pour créer du divertissement jusqu'à l'arrivée de Méliès.

Sur YouTube, j'ai visionné une version avec la belle musique de David Short interprétée par le Bill Brass Quintet.

On retrouve tout le Méliès magicien : surimpressions, fondues enchainées, accélérés, escamotage d'objets.

La navette dans l'œil de la lune est une des plus célèbres images de l'histoire du cinéma.

Visionné, la première fois, le 7 décembre 2006 sur DVD à Montréal
Mon 390ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.



04 juillet 2024

389. Griffith : Orphans of the Storm


Les Deux orphelines

Film américain réalisé en 1921 par D.W. Griffith. 7.3
Avec Lilian Gish (Henriette), Dorothy Gish (Louise), Jospeh Schildkraut, Frank Losee, Katherine Emmett, Lucille La Verne
Adaptation de la pièce Les Deux orphelines d'Adolphe-Philippe D'Ennery.

La destinée malheureuse de deux orphelines au tournant de la Révolution française mais, ne vous inquiétez pas, il y a une fin hollywoodienne.

Au temps du muet, une superproduction mélodramatique de deux heures trente de Griffith : décors impressionnants, costumes à foison, centaines de figurants. Son 505ème film, excusez du peu. Pas de réalisations importantes dans ses 16 derniers films.

Forme : la caméra est encore fixe. On retrouve différents types de plan. J'ai même vu un début de panoramique et un travelling arrière. Les raccords sont, assez souvent, complètement ratés.

Dans le prologue du film ; même si le film se passe pendant la Révolution française, un avertissement nous prévient du danger du bolchévisme. Visionnaire, ce Griffith, à peine 4 ans après la révolution d'Octobre 1917, déjà il percevait que cette révolution comme celle de 1789 allait conduire au totalitarisme. Les Révolutions mangent leurs petits.

Lilian Gish, renommée comme étant The First Lady of American Cinema et sa sœur Dorothy illuminent cette histoire illustrant le conflit entre l'aristocratie et les Sans-Culottes.

Dorothy et Lilian Gish

De très belles scènes, dont celle du balcon, où Henriette reconnait sa sœur (aveugle) dans la rue mais est empêchée de la rejoindre.

Visionné, la première fois, le 6 décembre 2006 sur DVD à Montréal. 
Mon 389ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


03 juillet 2024

388. Browning : Freaks

1001 films de Schneider : Freaks

La Monstrueuse parade ou L'Amour chez les monstres

Film américain réalisé en 1932 par Tod Browning. 7.8
Avec Wallace Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova (Cléopatre), Roscoe Ates, Henry Victor, Harry Earles (Hans)
D'après le roman Spurs de Tod Robbins

En novembre 2006, j'ai acheté le livre 1001 films  à voir avant de mourir de Steven Jay Schneider. J'ai fait la compilation des films que j'avais déjà vus de ce livre : 387.  Je décide alors de voir les 613 films manquants. Freaks est le premier film de ma quête des 1001 films de Schneider. Donc, à partir de maintenant, beaucoup de films d'avant les années 1960. Cette quête se terminera le 25 avril 2012 par Hill 24 Doesn't Answer de Thorold Dickinson.

Prologue du film : un texte pour temporiser nos réactions face au film qui nous présente une variété très impressionnante de monstres professionnels. Ce film serait impossible à produire de nos jours. Déjà, à cette époque, le producteur a coupé du tiers la durée du film tant il aurait pu susciter des protestations des critiques et du public.


Ce devait être un film d'horreur mais finalement, les monstres nous devenant sympathiques, c'est devenu un film d'amour qui tourne mal. Une fin hollywoodienne a été ajoutée, voilà où se trouve l'horreur.

Les dialogues, assez superficiels, nous aident à prendre une distance avec les images horrifiantes de la troupe du cirque.

On aura droit, quand même, à une scène d'horreur durant laquelle les monstres attaquent Cléopâtre la trapéziste qui finira ses jours comme sujet d'horreur dans les shows du cirque ambulant.

Une séquence digne d'anthologie : la fête de mariage entre Cléopâtre et Hans, le nain (en fait, une petite personne). Toute la troupe monstrueuse du cirque assiste à la fête.

Les séquences avec les sœurs siamoises sont touchantes d'ingénuité.


Fellini est le seul autre réalisateur que je connaisse qui a utilisé plusieurs personnes difformes dans ses films.

Visionné, la première fois, le 6 novembre 2006 sur DVD à Montréal. 
Borne biographique : Je reviens d'une longue randonnée : trois semaines à faire le tour du mont Cervin - monte Cervino.
Mon 388ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

01 juillet 2024

387. Burton : Edward Scissorhands




Film américain réalisé en 1990 par Tim Burton. 7.9
Avec Johnny Depp (Edward), Winona Ryder, Dianne Wiest,  Anthony Michael Hall, Vincent Price

Une œuvre étrange, le conte de fée modernisée, loin des standards hollywoodiens, qui se passe dans une banlieue floridienne qu'on dirait en carton-pâte. 

Touchante prestation de Johnny Depp, déguisé en humanoïde aux mains de ciseaux qui excelle comme coiffeur pour dames et pour chiens. Edward excelle aussi en sculpteur de buis. La magie opère vraiment quand on voit toutes ses sculptures. 


On a l'impression souvent d'être dans un prequel de Barbie pour ce qui est de la direction artistique : toutes ces maisons aux couleurs pastel.

C'était la dernière présence à l'écran de Vincent Price (89 ans) après 210 performances.

La représentante des produits Avon interprétée par Dianne Wiest me rappelle mon enfance quand la dame passait à la maison une ou deux fois par année. La blague que tout le monde faisait c'était de lui répondre lorsqu'elle sonnait à la porte : ''Avon besoin de rien''

Cahiers du Cinéma 2000. Fait partie de la liste des 10 meilleurs films de l'année.

Visionné, la première fois, le 16 aout 2006 sur VHS à Montréal. 
Mon 387ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.

30 juin 2024

386. Emmerich : Independence Day



Film américain réalisé en 1996 par Roland Emmerich. 7.0
Avec Bill Pulman, Mary McDonnell, Mae Whitman, Jeff Goldblum, Will Smith

E.T. n'est pas le gentil petit bonhomme de Spielberg.
Un classique de film-catastrophe avec des effets visuels époustouflants. Il est réaliste de penser que des envahisseurs venus de l'espace ne veuillent pas faire copain-copain. L'histoire de l'humanité nous a assez démontré que les envahisseurs veulent imposer leur monde à celui des envahis ce qui prend souvent des allures de génocide, de génocide culturel tout au moins.

Pourquoi dis-je un classique? C'est qu'il faut toujours qu'il y ait de l'humour pour faire baisser la vapeur. Il faut toujours qu'il y ait des petites histoires plus intimes en parallèle avec le chaos total. Et ce sont encore les Américains qui vont sauver la planète. Ce qui en fait un film à tiroirs.

Des séquences d'anthologie : la destruction de la Maison blanche, du Capitole, de l'Empire State building. Images prémonitoires de l'attaque du 11 septembre 2001.

Enfin, le film nous fait pénétrer dans la mystérieuse Zone 51 : lieu mythique pour tous les ufologues. Lieu où se trouveraient des soucoupes volantes et des aliens. Le gouvernement américain a toujours démenti que cette base militaire est relié à quoique ce soit d'extra-terrestre. 


Oscars 1997
. Une statuette pour les effets visuels

Visionné, la première fois, le 5 juillet 2006 sur VHS en vacances à Rodanthe, North Carolina
Mon 386ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.


29 juin 2024

385. Redford : Ordinary People


Des Gens comme les autres

Film américain réalisé en 1980 par Robert Redford qui passe derrière la caméra. 7.7
Avec Donald Sutherland, Mary Tyler Moore, Judd Hirsch, Timothy Hutton, Elizabeth McGovern.
D'après le roman éponyme de Judith Guest.

L'histoire d'une famille typique des banlieues américaines aux prises avec des problèmes de communication : incapacité pour chacun des membres de la famille (père, mère et fils) d'exprimer leurs sentiments.

Pourtant, des émotions il y a en dans cette famille qui a perdu un de leur fils lors d'un accident de bateau et dont le fils survivant s'est retrouvé en institut psychiatrique après une tentative de suicide.

Ce film, c'est le déroulement d'un exercice de catharsis pour le fils et pour le père. La mère, incapable de cette catharsis, quittera le foyer familial laissant le père et le fils, réconciliés.

Un mot à propos de la thérapie suivie par le fils. Ce sont les moments les plus forts du film même si je ne suis pas d'accord avec l'approche de l'analyste qui est souvent, à fond, dans son contre-transfert. On est loin de l'approche psychanalytique. 

Débuts remarquables d'Elizabeth McGovern.

Oscars 1981. Quatre statuettes : film, réalisation, scénario, acteur de second rôle à Timothy Hutton.

Visionné, la première fois, le 27 juin 2006 sur VHS à Montréal
Mon 385ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider.