Film américain réalisé en 1946 par Frank Capra.
Avec James Stewart (George Bailey), Donna Reed, Lionel Barrymore (Potter), Thomas Mitchell, Henry Travers, Gloria Grahame, Beulah Bondi
Tiré de la nouvelle The Greatest Gift de Philip Van Doren Stern.
Des films, ma vie et rien d'autre. Site traitant des "1001 films à voir avant de mourir" de Steven Jay Schneider. Présentation chronologique des films en fonction de mon histoire personnelle. Vous n'y trouverez, ni résumés, ni critiques de films mais des idées, des émotions, des bribes de vie, suscitées par cette randonnée au cœur des 1001 films. Attention, je suis un divulgâcheur.
Film américain réalisé en 1950 par John Huston.
Avec Sterling Hayden, Louis Calhern, Jean Hagen, James Whitmore, Sam Jaffe, John McIntire, Marilyn Monroe dans un petit rôle.
D'après le roman éponyme (1949) de W.R. Burnett
Quand Marilyn sera connue, la nouvelle affiche du film n'en aura que pour elle avec les symboles phalliques en arrière-plan. (Aucun gratte-ciel dans le film)
Film noir classique. Tous les éléments y sont, même la stupide blonde (pauvre Marilyn).
La ville d'après-guerre est présentée comme une jungle pour les gangsters.
On reprocha à Huston de trop valoriser les personnages du monde interlope ce qui en fait son originalité par rapport aux films de bandits traditionnels.
Quelques séquences qui retiennent l'attention :
1. La scène de fétichisme où le vieux beau (Louis Calhern) caresse avec passion un soulier de sa maitresse (Monroe).
2. La scène dans le café où le chef de gang (Sam Jaffe) regarde danser une jeune fille au corsage envoûtant (pour lui évidemment, pas pour nous !) ce qui le mènera à sa perte.
3. L'hooligan (Hayden) qui vient mourir parmi les chevaux dans la ferme de son enfance. On laisse entendre que l'exécution de son cheval favori par son père durant son adolescence l'aurait tout droit mené vers le monde interlope. Cette séquence est la seule diurne et non-urbaine.
Trois versions :
The Badlanders (1958) réalisé par Delmer Daves. 6.4
Cairo (1963) réalisé par Wolf Rilla. 5.5
Cool Breeze (1972) réalisé par Barry Pollack. 5.4
Venise 1950. Meilleur acteur à Sam Jaffe
Visionné, la première fois, le 18 février 2007 sur DVD à Montréal.
Mon 433ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider.
Considéré comme un des meilleurs westerns américains de tous les temps avec la présence de John Wayne, à jamais the western Cowboy.
Convention : Les Indiens brulent, violent et tuent ce qui jette la haine au cœur de l'homme blanc qui cherchera vengeance. Le Blanc Ethan Edwards résume dans sa personne le racisme systématique envers les Indiens, qu'on appelait dans mon enfance les Sauvages avant de devenir Indiens, puis Amérindiens, puis Autochtones, puis Premières-Nations, appellation la plus acceptable aujourd'hui avant qu'elle ne devienne, éventuellement désuète à son tour.
Premier plan : Une femme à contre-jour dans l'embrasure de la porte (frontière entre la civilisation et la nature sauvage) avec, en arrière-plan, le paysage le plus mythique des westerns américains : les Mittens de Monument Valley du désert de l'Arizona. À couper le souffle. Je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé tout de suite à Once Upon a Time in the West de Sergio Leone
De sexe et d'argent.
En fait, dans ce film, les hommes préfèrent les belles filles qu'elles soient blondes ou de quelque couleur que ce soit.
Très amusante comédie musicale avec de multiples quiproquos, entrecoupée de chansons dont une est devenue un classique : Diamonds Are a Girl's Best Friend chantée par la merveilleuse Marilyn dans une excellente chorégraphie.
Marilyn Monroe en croqueuse de diamants. Ce rôle de fille à la candeur enfantine allait la marquer pour le restant de sa carrière - à jamais une pin-up girl. Il sera difficile pour elle de trouver des rôles la sortant de ce modèle. Elle aurait aimé joué au théâtre. Malgré de multiples sessions de formation, elle n'aura jamais la chance de réaliser cette ambition.
Selon le célèbre critique Jonathan Rosenbaum, ce film c'est ''un projet impossible, un cinémascope de l'esprit, un Potemkine capitaliste.'' Comprenne qui pourra.
Le titre français est complètement à côté de la ''track'' : aucune sépulture dans ce film.
Qui ne s'est jamais approché de l'adultère ne connaitra pas ce que c'est que d'avoir des papillons dans l'estomac quand on rencontre l'interdit. Ce film rend très bien cet atmosphère et la passion amoureuse qui en est le feu. C'est une sorte de Casablanca (1942) sans Casablanca. On ne peut s'empêcher de penser à un autre chef-d'œuvre dans la même veine, The Bridges of Madison County (1995) de Clint Eastwood.
J'ai l'habitude, quand le film s'y prête, de divulguer des éléments de ma vie personnelle. Mais sur ce sujet, je vais me garder une petite gêne.
Tout commence par une escarbille dans l'œil
En filigrane, des extraits du troisième mouvement du concerto pour piano numéro 2 de Sergey Rachmaninoff.
Le film de gangsters qui définira le genre. Il est le moule pour plusieurs films de gangsters à venir. Un réquisitoire contre le monde de la pègre. Un film majeur du début du parlant.
La montée un peu trop facile d'un petit gangster de campagne dans le monde interpole de Chicago jusqu'à sa chute finale. ''Mère de miséricorde, est-ce dont la fin de Rico?''
La relation mouvementée entre un père brute (Torrence) et un fils sophistiqué (Keaton).
Les quinze dernières minutes durant lesquelles souffle une tempête d'une telle violence que les maisons s'envolent. Encore, chez Keaton, une scène anthologique.
Autres moments mémorables :
La scène du pain. Keaton, dont le père est emprisonné, veut lui passer des outils cachés dans un énorme pain.
L'essayage d'une trentaine de chapeaux.
Les plus belles années de notre vie : il y a un aspect dépressif dans cette locution. On assume que la vie de maintenant est en recul par rapport à une période de notre vie. C'est vrai que la nostalgie est une émotion qui se déguste lorsqu'on a atteint un certain âge. Mais la nostalgie a tendance à embellir certaines périodes de notre passé.
Les plus belles années de ma vie se présentent en ordre dispersé. Il n'y a pas une seule période qui mérite ce qualificatif à elle seule et certainement pas mon adolescence.
L'histoire du film : L'adaptation à la vie civile de trois soldats de différentes classes sociales au retour de la Seconde guerre mondiale. Après certaines difficultés d'adaptation, il s'avèrera que ce retour sera réussi. On pense à Coming Home (1978) de Hal Ashby avec Jane Fonda et John Voight qui narre l'histoire d'un retour du Vietnam moins réussi.
Thème dominant : le gouffre qui sépare ceux qui sont restés au pays de ceux qui reviennent de la guerre.
Le seul vrai soldat de l'histoire c'est Harold Russell qui perdit ses deux mains lors de cette guerre. Il a dit qu'il avait perdu ses deux mains en se bagarrant avec du TNT.
Impressionnante vue aérienne puis terrestre d'un cimetière d'avions de chasse : des centaines d'avions destinées à la casse.
Oscars 1947. Sept statuettes : film, acteur pour Fredric March, acteur dans un second rôle pour Harold Russell, réalisateur, scénario, montage, musique.
Pourquoi regarder la version de Dracula de 1931? Pour Bela Lugosi. Il avait déjà interprété Dracula sur la scène à Broadway en 1927. Si Lon Chaney, l'interprète préféré de Browning, n'était pas décédé l'année précédente, il aurait eu le rôle de Dracula.
Le Roméo et Juliette de Buster Keaton. C'est son deuxième long métrage.
Un film à suspense qui laisse beaucoup de place à la comédie.
L'hospitalité est celle d'un clan qui veut la mort de Willie mais il sera épargné tant qu'il est dans leur maison où habite, également, sa bien-aimée, sœur et fille des hommes du clan. Tout le drame et le comique résident dans les trucs que Willie inventera pour rester dans la demeure qui, finalement, est si hospitalière.
La séquence du petit train qui dure une vingtaine de minutes est un morceau d'anthologie de drôleries et de gags.
La séquence du naufrage de la bien-aimée de Willie (qui est la vraie épouse de Keaton à la ville) et de son sauvetage est d'un réalisme hallucinant. Les exploits physiques de Keaton sont époustouflants même si une partie de la séquence a été tournée en studio.
Comédie de boulevard anarchique et irrationnelle (une Screwball comedy). Un feu roulant de quiproquos, de gags et de répartis. Des dialogues comme une décharge de mitraillette, époustouflant. Le problème avec ce genre de film, c'est qu'il est difficile de le suivre quand on a besoin des sous-titres pour comprendre le film. On est scotché aux sous-titres et on perd l'image. Ceci s'applique à la plupart des screwball comedy.
J'ai beaucoup aimé la première demi-heure qui se passe à New York, j'ai trouvé le reste du film, à la campagne, très ennuyant, le niveau du comique s'abêtissant.
Titre loufoque comme le film. Traduit en français : Élever Baby. Baby, étant un léopard. Le léopard n'est qu'accessoire dans ce film. Le film tourne plutôt autour de l'acharnement de Susan à mettre dans l'embarras David et à lui mettre la main dessus.
On peut aussi dire que Baby, c'est Susan avec son caractère félin. À une occasion, elle porte une robe imitant une peau de léopard.
Le film fut déficitaire et contribua à la réputation de Katherine Hepburn d'être une ''box-office poison''.
Visionné, la première fois, le 30 janvier 2007 sur DVD à Montréal
Mon 418ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider
Un film typique des comédies musicales de l'époque des années 30 créées par Busby Berkeley. Un chassé-croisé amoureux assez insipide autour des répétitions pour un spectacle, puis, dans les dernières vingt minutes, la première du spectacle avec chansons et danses. Une spectaculaire prise de vue du plafond de la scène permet de créer une chorégraphie kaléidoscopique.
On a droit à plusieurs scènes impertinentes de jambes nues des danseuses. Le spectateur est mis dans la peau d'un voyeur quand la caméra, sous un escalier, est pointée vers le derrière des jeunes filles.
42nd Street est un produit de l'époque qui échappe au code Hayes : un petit bijou de sexisme et de machismo, si on peut dire.
Le déclin de la 42ème rue a débuté après la Seconde Guerre mondiale. Alors, la 42ème rue devint le site le plus déjanté de Manhattan avec ses cinémas XXX et ses parloirs où enfermé dans une cabine l'on pouvait avoir une fille nue seulement pour soi (si vous avez vu Paris, Texas, vous savez de quoi je parle). Une rue abandonnée aux dealers de tous les paradis artificiels : sexe, pot, coke, héro où l'on pouvait rencontrer tous les junkies de Manhattan.
J'ai déjà parcouru cette rue un samedi soir de l'hiver 1984 à 2 heures du matin : une odeur de fin de civilisation. Heureusement que mon copain était baraqué, sinon j'aurais pris mes jambes à mon cou.
Au milieu des années 90, la ville de New York s'est attaqué à la revitalisation de la 42ième rue qu'on appelle aujourd'hui New 42nd Street.
Visionné, la première fois, le 29 janvier 2007 sur DVD à Montréal
Mon 417ème film de la liste des 1001 films du livre de Schneider