23 janvier 2007

8. Zinnemann : High Noon

1001 films de Schneider : High Noon
Titre français : Le Train sifflera trois fois

Dans la liste des 1000 meilleurs films selon They Shoot Pictures...
368ème rang

Film américain réalisé en 1952 par Fred Zinnemann 
Avec Gary Cooper, Lloyd Bridges, Grace Kelly, Lon Chaney jr, Lee Van Cleef

Le plus grand western de tous les temps avant que Sergio Leone ne réinvente complètement le western à partir du milieu des années soixante.

Je me souviens que ce film m'avait complètement bouleversé quand je l'ai vu en 1965. Une telle tension dramatique atteignant un niveau presque insupportable.
La solitude du personnage de Gary Cooper abandonné par ses concitoyens poltrons faisait mal à voir.

On a souvent dit que ce film était une allégorie représentant la solitude des USA dans sa lutte contre l'extension du communisme en Europe et en Asie, dans cette période qui marquait le début de la guerre froide. Une Amérique abandonnée par ses alliés européens qui, pourtant, n'avaient pas refusé son aide pour se débarrasser du fascisme italo-allemand.

La vie de Cooper était complètement chamboulée au moment du tournage du film : il souffrait de plusieurs problèmes de santé et il venait de vivre une rupture amoureuse. Tout ça transparaissait dans le visage naufragé de cet homme de 51 ans.

La chanson-thème amplifie la tension dramatique de ce film.
The Ballad of High Noon chantée par Tex Ritter (extrait)
Do not forsake me O my darlin'On this our wedding day.
Do not forsake me O my darlin'Wait, wait along.
The noonday train will bring Frank Miller.
If I'm a man I must be brave
And I must face that deadly killer
Or lie a coward, a craven coward,
Or lie a coward in my grave.



Une des chansons les plus célèbres de toute l'histoire du cinéma américain.

Et pour terminer, ce morceau d'anthologie écrit par Jacques Doniol-Valcroze dans les Cahiers du cinéma d'octobre 1952.
"À midi quinze, la fin tombe comme un couperet. Sans un mot, sans un reproche aux fripouilles qui, le danger passé, ressortent de leurs cachettes, après avoir jeté à ses pieds le dérisoire insigne de la justice, accompagné de sa petite blondinette "quaker", blessé dans sa chair et dans son cœur, raidi dans une sorte d'indicible révolte morale contre la bassesse, l'homme s'en va."
Durée de l'action du film : 105 minutes. Durée du film : 85 minutes.
Première présence au cinéma de Lee Van Cleef qui allait devenir un acteur des westerns de Leone.

Critique. Cahiers du Cinéma. Octobre 1952. Numéro 16. Un Homme marche dans la trahison par Jacques Doniol-Valcroze.

Visionné, la première fois, en 1965 à la télévision à Québec
Mon 8ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de  Schneider

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