21 janvier 2007

7. Godard : Vivre sa vie : Film en douze tableaux

1001 films de Schneider : Vivre sa vie : Film en douze tableaux

Au 127ème rang de la liste des films de They Shoot Pictures...


Film français réalisé en 1962 par Jean-Luc Godard 
Avec Anna Karina, Sady Rebbot, André S. Labarthe, Guylaine Schlumberger, Gérard Hoffman, Monique Messine, Paul Pavel, Henri Attal, Brice Parain. 
Godard : Ce film est dédié aux films de série B.

Vivre sa vie, c'est la perdre ? C'est la destinée d'Anna dont l'on présente le visage en gros plan à l'entrée du film : d'abord le profil gauche, de face, puis le profil droit et transition dans un bistrot où on voit le derrière de sa tête. Godard s'amuse. 

Le film pourrait s'intituler Anna sous toutes ses coutures.

Ce film, c'est une ode au visage d'Anna Karina, bellissima. Tellement troublante lorsqu'elle regarde la caméra pendant la chanson de Jean Ferrat, Ma môme. Ferrat qu'on voit devant un jukebox.


Avec ce film, allait commencer mon chemin de croix godardien. Ce que j'ai donc souffert dans ce cheminement de cinéphile habitué aux films de fiction avec trame narrative. Pourtant, il n'était pas question d'éviter Godard même si, après chaque projection, j'en ressortais la plupart du temps en colère.

J'ai vu ce film alors que je fréquentais le Collège Universitaire Garneau dans le Quartier Latin du Vieux-Québec. Pendant cette période de mes études préuniversitaires. de 1963 à 1967, j'ai vu, au cinéma Empire de la rue de la Fabrique, à quelques pas du collège, une grande quantité de films de la Nouvelle Vague française : des Godard, des Truffaut et des Chabrol mais aussi des Fellini et des Bunuel.

Quand je relis des textes décrivant ce film, une seule image est dominante : le beau visage d'Anna Karina, (coupe Louise Brooks) tellement loin des stéréotypes féminins du cinéma hollywoodien.

Anna, au cinéma, durant le visionnement de la Jeanne d'Arc de Carl Th. Dreyer.
Ce visage d'Anna Karina, en larmes, en réaction à l'image du visage de Falconetti lorsqu'elle apprend qu'elle est condamnée au bucher.


Avant la grande chicane sans résurrection, Godard salue Truffaut, à la fin du film, en incluant dans un plan la marquise d'un cinéma annonçant Jules et Jim.

Venise 1962. Prix Pasinetti, prix spécial du jury.
Cahiers du Cinéma : Dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1962

Visionné, la première fois, en 1964 au cinéma Empire à Québec
Mon 7ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de  Schneider
Mis à jour le 11 janvier 2023