04 mai 2012

225. Wenders : Les Ailes du désir

1001 films de Schneider : Der Himmel über Berlin
Titre français : Les ailes du désir

Dans la liste des 1000 meilleurs films selon They Shoot Pictures...
218ème rang 

Film franco-allemand réalisé en 1987 par Wim Wenders
Avec : Bruno Ganz (Damiel), Solveig Dommartin (Marion), Otto Sander (Cassiel), Curt Bois (Homer, le vieux poète), Peter Falk (lui-même)   Photographie : Henri Alekan, à 78 ans, en fin de carrière (91 films dont La belle et la bête de Cocteau)


Au début du voyage, 3 questions existentielles :
1. Pourquoi suis-je moi et non pas vous?
2. Pourquoi suis-je ici et non pas là?
3. Quand le temps a-t-il commencé et où finit l'espace?

Voyez si ce film peut vous aider à réfléchir sur ces questions - y répondre? N'y songez même pas.

Traduction littérale du titre : Des anges au-dessus de Berlin. Je préfère.

Des anges au-dessus de Berlin qui nous offrent d'extraordinaires moments de tendresse et de compassion pour des humains abandonnés, effrayés, accidentés, suicidaires, seuls : tellement émouvantes toutes ces séquences.

Revenons au titre, parce que le titre Les ailes du désir me semble un peu contradictoire avec le thème du film : ce serait plutôt " le désir coupe les ailes". Damiel n'échange-t-il pas son immortalité pour se réincarner en humain afin de pouvoir enfin toucher et aimer Marion ? Il met ses ailes au rancart pour la belle trapéziste ce qu'on ne peut certainement pas lui reprocher. Si Paris vaut bien une messe (dixit Henri IV ou consorts),  Marion vaut bien une paire d'ailes perdues.

Deux ans avant la chute du Mur - mais à ce moment-là on pensait plutôt 100 ans, 1000 ans comme la durée du 3ème Reich....

Wenders, tournant à Berlin, ne peut pas ne pas inclure plusieurs séquences du Mur dans son film. Malheureusement, tout ça c'est du chiqué. L'interdiction de filmer le Mur l'a obligé à faire ériger un faux Mur en bois. Ça fait mal quand on apprend ça après avoir vu le film - vous serez averti.

On aime Peter Falk, en tournage pour sa série télévisée, se promenant dans ce décor avec la démarche du lieutenant Colombo; on comprend maintenant pourquoi il a toujours l'air d'être à côté de ses pompes  le Colombo, mais pardi, c'est un ange réincarné, y a de quoi être un peu déjanté non?

Cannes 1987 : Prix pour le meilleur réalisateur
Visionné, la première fois, le 24 août 1987 au Festival des Films du Monde de Montréal
Mon 225ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

Aucun commentaire:

Publier un commentaire