13 août 2011

208. Joffé : The Killing Fields

1001 films de Schneider : The Killing Fields
Titre français : La Déchirure

Au 2134ème rang de la liste de They Shoot Pictures...

Film britannique réalisé en 1984 par Roland Joffé
Avec Haing S. Ngor, Sam Waterston, John Malkovich, Julian Sands



The Killing Fields sont les endroits où ont été tués et enterrés les victimes du massacre perpétré par les Khmers Rouge lorsqu'ils étaient au pouvoir entre 1975 et 1979. On a trouvé 20 000 de ces sites contenant en tout 1,4 millions de victimes. L'invasion du Kampuchéa Démocratique (Cambodge) par le Vietnam a mis fin au génocide de son propre peuple par un gouvernement qui se proclamait communiste. Les dictatures communistes ont développé au cours du 20ème siècle (et ça se poursuit en Corée du Nord) la triste habitude d'exterminer leur propre citoyen.



























Contrairement à ce que laisse entrevoir le titre, l'horreur khmère rouge n'occupe pas la partie importante du scénario (environ 40 min sur 2h.21) loin s'en faut. 

J'en fus déçu lors de ce nouveau visionnement. Je me souvenais de ce film comme une grande manifestation contre les dictatures rouges qui furent les plus grandes machines à tuer du 20ème siècle. Lire à ce sujet Le livre noir du communisme.

En fait, il y deux histoires dans ce film. D'abord l'histoire (fait vécu) d'une relation amicale entre un journaliste du New York Times (Sydney Schanberg) en poste au Cambodge et un journaliste cambodgien (Dith Pran) qui lui sert de traducteur et l'histoire du séjour en camp d'internement de ce dernier puis de son évasion de ce camp.

Donc, le film sur l'horreur khmère rouge reste à faire avant que tout ça sombre dans l'oubli, enterré par la succession ininterrompu de ce type de manifestation de la grandeur de l'homme : Rwanda, Somalie, Kenya, Corée du Nord...ad nauseam.

Scénario du film tiré d'un article du New York Times Magazine écrit par Sydney Schanberg en 1980 : The Death and Life of Dith Pran.

Agaçant : on échangerait bien les parties concernant les petites misères égocentriques du journaliste américain pour un plus long passage sur le goulag khmère et la terrible aventure de Dith Pran.

Oscars 1985 : Trois statuettes pour l'acteur de soutien (Ngor), la meilleure cinématographie, la meilleure montage.
BAFTA 1985 : Huit prix dont meilleur film et meilleur acteur (Ngor)
Visionné, la première fois, le 16 juin 1985 au cinéma Outremont à Montréal
Mon 208ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

1 commentaire:

  1. C'est un défaut récurrent du cinéma américain oui. Traiter de sujets forts par le prisme d'un personnage tiers, souvent extérieur, et de préférence bien blanc ou bien américain. En l'ocurrence cela n'empêche pas The Killing Fields d'être un film fort et méritant, mais je comprends ton reproche.

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