12 avril 2009

128. Coppola : The Godfather : Part II

1001 films de Schneider : The Godfather : Part II
Titre français : Le Parrain. 2ème partie

Dans la liste des 1000 meilleurs films selon They Shoot Pictures...
26ème rang

Film américain réalisé en 1974 par Francis Ford Coppola
Avec Al Pacino, Robert Duvall, Diane Keaton, Robert de Niro, John Cazale, Talia Shire, Lee Strasberg (professeur d'art dramatique à l'Actor's Studio pendant 30 ans - professeur de Pacino, De Niro et Brando - autant dire que sans lui Godfather aurait été tout autre). 

Des moments forts qui expliquent pourquoi c'est mon film préféré de la saga des Godfather :

1. D'abord l'arrivée à Ellis Island de Vito Andolini. Explications plus bas.

2. La Havana, le 31 décembre 1958 : l'entrée des "barbudos" dans la capitale pendant que le système pourri de Batista se délite à vue d'œil.
Castro et Guevara qui amassent un maximum de capital de sympathie du monde entier; capital que Castro va dilapider lentement au cours de son règne entaché par l'équarrissage des droits de l'homme.
Le partage du pouvoir : le grand échec de tous les systèmes communistes du 20ème siècle. Pas un n'a pu résister à la dictature. Peut-être que le chilien Allende y serait arrivé, ayant été le premier (le seul?) dirigeant communiste élu lors d'un scrutin électoral.

3. Michael Corleone qui corrige le détestable Comment se faire des amis de Dale Carnegie, (j'ai toujours détesté ce livre, ce titre, que, par ailleurs, je n'ai jamais lu. Mais le mandat du livre m'horripilait au plus haut niveau. ).
Alors voilà la version des Corleone de Comment se faire des amis : Lire en continuité la scène durant laquelle le sénateur de l'Utah dit à Michael son profond mépris des ritals mafieux et celle, quelques jours plus tard, dans la chambre d'un motel appartenant aux Corleone, alors que le même gouverneur se retrouve au lit à côté une fille brutalement assassinée, implorant l'amitié de ces même ritals pour le sortir de cet horrible cauchemar.

4. La solitude du "tueur" de fond.
Michael, pour assurer et affermir son pouvoir, fait le vide autour de lui. D'où la dernière séquence où l'on voit Michael qui, à l'instar de Charles Foster Kane, se retrouve seul dans son Xanadu du lac Tahoe au Nevada. Sombre et triste.

Ellis Island



De 1892 à 1954, le port d'arrivée de millions d'immigrants européens.

On n'oubliera jamais dans Titanic de James Cameron, l'image de Kate Winslet, sur le bateau qui a rescapé les naufragés du Titanic, regardant la Statue de la Liberté lorsque le bateau entre dans la baie de New York.

Quel moment émouvant pour moi lorsqu'il y a quelques années, j'ai trouvé dans la banque de données de Ellis Island le nom de ma grand-mère, Matilde Mauri. L'histoire familiale avait toujours été confuse à propos de son arrivée au Canada et là, j'avais sous les yeux, le registre du bateau sur lequel elle s'était embarquée au Havre le 13 avril 1913 avec sa sœur, Rachele et sa mère. Je pouvais presque imaginer le fonctionnaire lui demandant son nom, son âge (19 ans), sa provenance (Carlazzo, Lombardia, Italia) et sa destination (Montréal, Canada).

Les frissons de ma grand-mère en voyant la Statue de la liberté après une traversée durant laquelle on a du commémorer le naufrage du Titanic qui avait eu lieu tout juste un an auparavant.





Mais c'est à mon grand-père que je pensais en voyant le jeune Vito Andolini arrivé seul à Ellis Island.
Mon grand-père, provenant de Lucca en Toscane, avait quitté, seul, son village à l'âge de 13 ans (1904) avec une pancarte autour du cou, indiquant son identité. Il se rendit, seul, à Gênes et prit, seul, le bateau l'amenant à Halifax au Canada puis en train jusqu'à Montréal où l'attendait son père. Sur le bateau, il devint ami d'un Italien de son âge provenant de Carlazzo (Carlo Mauri) et qui allait devenir, en 1915, son beau-frère, en mariant sa sœur Matilde Mauri

J'ai lu chez David Thomson dans son bouquin "Have You Seen....?" (les 1000 meilleurs films de Thomson commentés sur 1000 pages) qu'il existe un remontage chronologique des deux premiers Godfather - expérience que je nous souhaite tous.

Oscars 1975 : six : film, réalisation, scénario, acteur de soutien à Robert DeNiro, direction artistique, musique.

Visionné, la première fois, le 15 mai 1976 au ciné-parc de St-Bruno, banlieue de Montréal
C'est quoi ces conneries d'aller voir un tel film dans un ciné-parc!!!
Mon 128ème film visionné des 1001 films du livre de Schneider

3 commentaires:

  1. mon preferé aussi de la saga.pour toutes les raisons que tu as cité mais aussi un john cazale beaucoup plus present que dans le 1er.ces scenes avec al pacino sont formidables.

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  2. Le meilleur de la série pour moi aussi. Tout y est parfait, à commencer par la prestation de De Niro.

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  3. Vachement chic de m'avoir mis en lien. Danke!

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