mercredi 2 avril 2014

Hitchcock. Intégrale. 41ème film : Rear Window

41ème film
Rear Window
Titre français : Fenêtre sur cour
Réalisé en 1954
Évaluation IMDB : 8,6 sur 10.  226 218 votes
Scénario : d'après une nouvelle de William Irish, pseudonyme de Cornell Woolrich, écrivain américain (1903-1968). It Had to Be a Murder (1942).




















Grace Kelly s'apprête à donner un des plus beaux baisers de l'histoire du cinéma.

lundi 31 mars 2014

Films du mois de mars 2014

Voici la liste des films (23) que j'ai visionnés en mars 2014

ALLOUACHE, Merzak  (2012)  El taaib  (Le repenti)
Une excellente plongée au cœur de l'imbroglio algérien où perdure toujours l'immonde cri "Allahu akbar". 7,5/10

ARCHAMBAULT, Louise (2013) Gabrielle
Une docufiction en forme de guimauve sur les handicapés intellectuels. Ils méritaient mieux que ce "human interest". 7,5/10

CHANDOR, J.C.  (2013)  All Is Lost
All Is Lost, surtout 1h45 de notre vie. Gros déficit de crédibilité. Robert Redford, sans émotion, nous fait une performance directement  de chez madame Tussaud. 6,5/10

CURTIS, Richard (2013)  About Time
Film d'ado. J'ai réussi à tenir 1 heure; pas capable pour la deuxième. 6,0/10

DEARDEN, Basil  (1962)  All Night Long
Dans la collection Eclipse de Criterion. Une histoire amoureuse tordue qui se passe dans une soirée de jazz où l'on retrouve  Dave Brubeck et Charles Mingus. Ça vaut le détour. 8,0/10

DELISLE, François (2013)  Le météore
J'aime beaucoup ce film à la réalisation étonnante. Un beau texte et des images fulgurantes. Peut agacer. 8,5/10

FARHADI, Ashgar (2013)  Le passé
La réalisation de la narration de cette histoire relève du chef-d'oeuvre. 9,0/10

GALLIENNE, Guillaume (2013)  Les garçons et Guillaume, à table
Comment ce sous-Almodovar a-t-il pu battre La vie d'Adèle aux Césars. Je suis sidéré. La conclusion hollywoodienne frise l'homophobie. 7,5/10

GREENGRASS, Paul  (2013)  Captain Phillips
Assez long et ennuyant surtout après avoir vu dans le même type d'histoire Hijacking, le chef d'oeuvre du danois Tobias Lindholm. 7,0/10

KECHICHE, Abdellatif  (2013)  La vie d'Adèle. Chapitres 1 et 2
Une grande histoire d'amour. La sexe au féminin dans toute sa splendeur. 9,0/10

LANDESMAN, Peter (2013)  Parkland
Les moments entourants l'assassinat de Kennedy. Un melting-pot mal réalisé et sans grand intérêt. 6,0/10

MATARAZZO, Raffaell0  (1949)  Catene  (Chains)  (Le mensonge d'une mère)
Dans la collection Eclipse de Criterion. Le mélodrame italien dans toute sa splendeur. À voir pour découvrir tous les éléments du genre sinon vous pouvez passer outre. La chanson du Napolitain émigré est une pure merveille.  7,5/10

MATARAZZO, Raffaell0  (1950)  Tormento
Dans la collection Eclipse de Criterion. Le mélodrame des mélodrames. Peut-on faire pire? Pas sûr.  5,0/10

MATARAZZO, Raffaello (1951)  I figli di nessuno  (Le fils de personne)
Dans la collection Eclipse de Criterion. Un autre mélodrame de Matarazzo à éviter. Quand on en a vu un, on les a tous vus.  5,5/10

MATARAZZO, Raffaello (1955) L'angelo bianco (La femme aux deux visages)
Dans la collection Eclipse de Criterion. Le dernier de la série...ouf! Suite du film précédent 5,5/10

NARUSE, Mikio (1931) Koshiben ganbare (Flunky, Work Hard)
Dans la collection Eclipse de Criterion. Le 1er film survivant de la production de Naruse. Un court métrage au traitement agréablement surprenant.

NARUSE, Mikio (1932)  Nasanunaka (No Blood Relation)
Dans la collection Eclipse de Criterion. Un larmoyant mélodrame style "qui est la vraie mère?". Mais un travail de caméra hors-pair pour l'époque. 7,5/10

NARUSE, Mikio (1933) Kimi to wakarete (Apart from You)
Dans la collection Eclipse de Criterion. Mélo style "le sacrifice des geishas malgré elles". Pour le travail de la caméra.  70/10

NARUSE, Mikio (1933)  Yogoto no yume (Every Night Dreams)
Dans la collection Eclipse de Criterion. Un mélo sans grand intérêt. Abus des zoom-ins et des zoom-outs que l'on retrouve en abondance dans chacun des films muets de Naruse. Et puis, encore un bambin qui se fait frapper par une voiture. Amusant de voir des scènes de baseball...j'avais toujours pensé que c'était les soldats américains qui avaient introduit ce sport au Japon après la Seconde guerre mondiale.

NARUSE, Mikio (1934)  Kagirinaki hodô (Street With no End)
Dans la collection Eclipse de Criterion.  Dernier film muet de Naruse. Une histoire qui fait peu de sens... mal ficelée. À oublier. 6,5/10

PAYNE, Alexander  (2013)  Nebraska
Un Monsieur Schmidt, 10 ans plus vieux. Frise un peu trop la caricature à mon goût. Ne boudons pas notre plaisir, c'est quand même excellent. 8,0/10

PENN, Arthur (1976)  The Missouri Breaks
Un western bien peinard jusqu'à l'arrivée de Brando qui vient tout chambarder et nous bousculer au passage. 7,5/10

RUSSELL, David O.  (2013)  American Hustle
Le mélange des genres m'a complètement empêché d'embarquer dans ce film. Le personnage joué par Jennifer Lawrence, complètement en orbite, m'a fait suer. 7,5/10

mercredi 5 mars 2014

Films du mois de février 2014

Voici la liste des films (17) que j'ai visionnés en  février 2014

ARBUCKLE, Roscoe  (1920)  The Garage
Avec Buster Keaton. Décousu mais très drôle.

CAPRA, Frank (1933)  Lady for a Day  (La grande dame d'un jour)
Une SDF qui passe une journée en grande dame. Un Capra mineur mais un Capra quand même.

DEARDEN, Basil (1959)  Sapphire  (Opération Scotland Yard)
Une pas très bonne réalisation d'une excellente et nuancée histoire de racisme dans le Londres des années 50.  Très en avance dans le traitement du racisme par rapport à ce qu'il se fait aux USA dans les années 60. 

DEARDEN, Basil (1960) The League of Gentlemen (Hold-up à Londres)
Un formidable film de vol de banque avec l'humour anglais en prime. Ce Basil Dearden, c'est une grande découverte pour moi.

DEARDEN, Basil (1961) Victim (La victime)
Film traitant du chantage fait auprès des gais dans le Londres des années 50; l'homosexualité étant un acte criminel à cette époque. Film très en avance sur son époque quant au contenu. Un Must-See.

GUITRY, Sacha (1937)  Désiré
Dans la collection Eclipse de Criterion. Du théâtre de boulevard au cinéma avec Guitry dans le rôle titre. Je déteste le "boulevard" et c'est encore pire au cinéma. Il y a Arletty.

GUITRY, Sacha (1938)  Quadrille 
Dans la collection Eclipse de Criterion. Deux Guitry de suite, c'est dur. J'ai beaucoup de difficulté à supporter l'ego du monsieur ainsi que son interminable logorrhée sur la relation entre les sexes.

HITCHCOCK, Alfred (1954) Dial M for Murder (Le crime était presque parfait)
Le 40ème film de mon intégrale Hitchcock.

KINUGASA, Teinosuke (1953)  Jigokumon (Gate of Hell)
Un classique japonais à propos de l'honneur. Un peu en-deçà d'un Kurosawa. Mais quel festival esthétique!

LANG, Fritz  (1952) Clash by Night (Le démon s'éveille la nuit)
Un triangle amoureux toxique avec une superbe jeune Monroe en périphérie. Stanwick au sommet de son art.

LLOYD, Frank  (1933)  Cavalcade.
Un Downtown Abbey des années 30. Tant de similitudes. À voir absolument.

MCCAREY, Leo  (1945)  The Bells of St. Mary's
Le crémage à gâteau catho est à la limite du supportable. Vivement, qu'Ingrid Bergman rencontre Rossellini.

MENNEGUN, Cyril  (2011)  Louise Wimmer
L'itinéraire d'une femme près de la cinquantaine qui vient de tomber dans l'horreur du "sans-domicile-fixe" Bonne réalisation.

NICHOLS, Mike (1971)  Carnal Knowledge  (Ce plaisir qu'on dit charnel)
Jack Nicholson dans le pire rôle de "chauvinist male" ever. Art Garfunkel a l'air d'un lutin à côté de lui. Bon, d'accord, les seins de Ann-Margret!!!

PROYAS, Alex  (1998)  Dark City
Largement inspiré de Blade Runner. Évidemment, on ne peut pas refaire Blade Runner. 

SOKUROV, Alexandr (2000)  Telets  (Taureau)
Lénine agonisant dans la démence, abandonné par le Parti, Staline prenant le relais. Très sombre.

STURGES, Preston  (194)  The Great McGinty  (Gouverneur malgré lui)
Une belle satire du milieu politique américain. Mafia et politique font la paire, surprenant, non???

mardi 18 février 2014

Hitchcock. Intégrale. 40ème film : Dial M for Murder

40ème film
Dial M for Murder
Titre français : Le crime était presque parfait
Réalisé en 1954
IMDB : 8,2 sur 10. 70 019 votes
Scénario : Adaptation  par Frederick Knott de sa propre pièce éponyme qui a tourné sur Broadway d'octobre 1952 à février 1954.

Grace Kelly, avant de devenir la femme du prince Rainier, jouera dans trois films d'Hitchcock. Encore une fameuse blonde d'Hitchcock qui, presque novice dans ce film, recevra le cinquième du salaire de Ray Milland.

Le Chief Inspector Hubbard (John Williams) est assurément le modèle dont s'est inspiré l'inspecteur Colombo (Peter Falk) - ça frise le plagiat de personnage.
John Williams dans le rôle du Chief Inspector Hubbard


Hitchcock n'aimait pas ce film qu'il a tourné pour des raisons contractuelles - il appelle cette pratique "run for cover". 
Saviez-vous qu'il y a eu une version 3D de ce film. Elle ne sortit en salle qu'en 1983.


lundi 3 février 2014

Films du mois de janvier 2014

Voici la liste des films (42) que j'ai visionnés en  janvier 2014

BARMAK, Siddiq (2003)  Osama

Film d'horreur. La folie islamique avec les Talibans à la barre. La religion n'est définitivement pas une voie.

BEAUMONT, Harry (1928) Our Dancing Daughters  (Les nouvelles vierges)
Un muet avec la jeune Joan Crawford. Une histoire de filles délurées avant le code Hayes. Vaut vraiment le détour.

BELL, Monta  (1925) Lady of the Night
La belle Norma Shearer joue deux rôles : la jeune fille riche et la jeune fille pauvre. Laquelle le beau David mariera-t-il? Un mélo correct. 1ère présence à l'écran (elle double Shearer) de Joan Crawford.

BRANNEY, Sean (2011)  The Whisperer in Darkness
Un excellent Lovecraft réalisé avec une esthétique des années 50 avec un casting qui m'était totalement inconnu. La photo noir et blanc est grandiose.

COEN, Ethan et Joel (2013)  Inside Llewyn Davis
Hiver 1961, Bob Dylan arrive à Greenwich Village. Pour un Dylan, 100 losers dont ce Davis. C'était aussi ça la folk story. Carey Mulligan forever.

DOWNEY, Robert Sr (1964)  Babo 73
Une caricature loufoque de la politique américaine. Ce type de discours (un stéréotype de l'époque) a tellement mal vieilli. Dans la collection Eclipse de Criterion.

DOWNEY, Robert Sr  (1966)  Chafed Elbows.
Un film underground new-yorkais. Un feu roulant de one-line jokes. Moitié ciné, moitié photo. Dans la collection Eclipse de Criterion.

DOWNEY, Robert Sr  (1968)  No More Excuses
Un autre film underground new-yorkais du père de Junior. Le seul intérêt, la démarche iconoclaste - frappez n'importe quoi, mais frappez!

EDOIN, Guy  (2013) Corno
Un excellent documentaire sur une grande peintre québécoise méprisée par les intellos de la peinture; l'histoire de la peinture au XXè siècle est remplie de telles aberrations.

FRIEDGEN, Bud et Michael J. SHERIDAN (1994)  That's Entertainment! III
Un troisième assemblage de chansons et de danses de la MGM. N'apporte rien de nouveau aux deux précédents. On peut faire sans.

HITCHCOCK, Alfred (1950)  Stage Fright (Le grand alibi)
Le 37ème film de mon intégrale Hitchcock.

HITCHCOCK, Alfred  (1951)  Strangers on a Train  (L'inconnu du Nord-Express)
Le 38ème film de mon intégrale Hitchcock

HITCHCOCK, Alfred (1953) I Confess (La loi du silence)
Le 39ème film de mon intégrale Hitchcock

HITCHCOCK, Alfred (1954)  Dial M for Murder  (Le crime était presque parfait)
Le 40ème film de mon intégrale Hitchcock

HOLOFCENER, Nicole (2013)  Enough Said 
Un film d'ados avec un casting d'adultes. Le seul intérêt, revoir Tony Soprano (James Gandolfini) une dernière fois.

HUGHES, Rupert  (1923)  Souls for Sale  (Âmes à vendre)
Un excellent film sur le cinéma avec une pléthore de caméos de vedettes. Une sorte de "Nuit américaine" du muet.

JACKSON, Peter (2013) The Hobbit : The Desolation of  Smaug
Il ne reste plus grand chose de Bilbo, étouffé sous toutes ces séquences de bataille qui servent de remplissage.

KELLY, Gene (1976)  That's Entertainment II (Hollywood, Hollywood)
Un montage hétéroclite et très inégal quand à l'intérêt de clips de chansons et de scènes des années 30-60.

KING, Henry (1949)  Twelve O'clock High (L'homme de fer)
J'ai dû rater quelque chose parce que j'ai trouvé bien faible ce film de guerre acclamé par la plupart qui traite de méthodes de leadership.

LANOUETTE TURGEON, Yan (2013)  Roche, papier, ciseaux
Un bien petit thriller qui s'étire bien longuement. Comme dirait Hitchcock, pas pour les "vraisemblants". Avec un petit rôle pour l'adorable Fanny Mallette.

LENI, Paul (1927) The Cat and the Canary  (La volonté du mort)
Film d'horreur à l'esthétisme expressionniste bien appuyé.

LEWIS, Jerry (1960)  The Bellboy  (Le dingue du palace)

Un bon gag, dix merdiques. Ses grimaces : pas capables de les blairer. Par ailleurs, un bel hommage à Stan Laurel par l'entremise du comédien Bill Richmond.

LUBITSCH, Ernst  (1921)  Die Bergkatze (La chatte des montagnes)
Excellente comédie avec Pola Negri - on dirait Henlen Bonham Carter, je vous jure! Utilisation abondante de caches - n'en ai jamais vus autant.

MURNAU, F.-W. (1924)  Die Finanzen des Grossherzogs  (Les finances du Grand-Duc)
Un Murnau comique qui nage dans la confusion. Il faut voir tout Murnau mais vous pouvez attendre de voir ce film-là dernier.

NIGH, William  (1928)  Across to Singapore
Sans grand intérêt sauf pour les passionnés de Joan Crawford, en début de carrière. Un scénario qui ne tient pas la route.

OSHIMA, Nagisa  (1967) Muri shinjû: Nihon no natsu  (Japanese Summer: Double Suicide)
Un méchant huis-clos sartrien tout en violence... Lancinant et pénible.

OSHIMA, Nagisa (1968) Kaette kita yopparai (Three Resurrected Drunkards)
Dans la collection Eclipse de Criterion, le dernier film d'un coffret qui en contient cinq. La question des immigrants coréens au Japon, malheureusement, traitée à la Godard. Bon courage.

PREMINGER, Otto (1968)  Skidoo
Un très mauvais film qu'on peut aimer regarder ne serait-ce que pour les merveilleux stéréotypes hippies. Burlesque.

REED, Carol  (1940) Night Train to Munich (Train de nuit pour Munich)
Fortement inspiré de The Lady Vanishes d'Hitchcock, humour compris. 

REINERT, Al  (1989)  For All Mankind
L'odyssée des expéditions Apollo commentée par les astronautes participants. De fantastiques images, 40 ans avant Gravity.

REISNER, Charles (1929) The Hollywood Revue of 1929 (Hollywood chante et danse)
On exploite la nouvelle technologie du parlant dans cette revue hollywoodienne à oublier sauf pour le passage de Buster Keaton...qui ne parle pas.

RITT, Martin (1965) The Spy Who came in from the Cold  (L'espion qui venait du froid)
Tiré du roman de John le Carré, un excellent film d'espionnage très complexe. Un 2ème visionnement est souhaitable; encore mieux, lisez le livre. Avec Richard Burton.

ROBY, Daniel  (2013)  Louis Cyr
Un honnête biopic de Louis Cyr, canadien-français comme disait à l'époque, l'homme le plus fort du monde au tournant du 20ème siècle. A vécu à Lowell comme Jack Kerouack.

SEDGWICK, Edward  (1927)  West Point
Un amusant film muet qui se passe au camp militaire des Marines à West Point avec des images documentaires de West Point et d'un match de football Army-Navy, un grand classique du football universitaire américain. 

SHRADER, Paul (2013)  The Canyons 
Un gros navet. La seule chose intéressante sont les crédits de la fin du film qui montrent des photos de la fin du cinéma traditionnel.

SIRK, Douglas (1954) Magnificent Obsession  (Le secret magnifique)
Un top du mélodrame. Tire-larmes, tearjerker, mélo lacrymal, cheesy....

SOKUROV, Alexandr (2002)  Otets i syn (Père, fils)
Un très beau film touchant sur la tendresse père-fils. Dans la même veine que son précédent mère-fils.

VALLÉE, Jean-Marc  (2009)  The Young Victoria
Pourquoi ai-je l'impression d'avoir vue ce film 100 fois? Réalisation bien convenue.

VALLÉE, Jean-Marc  (2013)  Dallas Buyers Club
Excellent biopic qui remonte aux débuts du Sida et de la lutte pour une médication efficace. Traitement, par ailleurs, très conventionnel.

VARDA, Agnès  (1955)  La Pointe-Courte
Aux origines de la Nouvelle Vague - il suffit de voir le travail de la caméra, excellent, pour s'en rendre compte. La partie ethnographique est merveilleuse, l'autre, Noiret-Monfort, théâtral, bof!

WALSH, Raoul (1947)  Pursued  (La vallée de la peur)
Un très beau western sur le plan esthétique. Tourné comme un film "noir".

WILDER, Billy (1934)  Mauvaise graine
1er film de Wilder, tourné en France. Acteurs super-mauvais mais vaut le détour pour la jeune Danielle Darrieux. Belles scènes extérieures. Les fans de voitures anciennes devraient apprécier.

dimanche 19 janvier 2014

Hitchcock. Intégrale. 39ème film : I Confess

39ème film
I Confess
Titre français : La loi du silence
Réalisé en 1953
IMDB : 7,3 sur 10. 10 963 votes.
Scénario : Adaptation d'une pièce du dramaturge français, Paul Anthelme, Nos deux consciences.


J'adore ce film parce qu'il a été tourné en décors réels dans ma ville natale, Québec. J'y retrouve le Québec de mon enfance moi qui suis "scotché' (comme disent les Français) à Montréal depuis 40 ans. Toujours la fantaisie d'y retourner vivre mais la réalité de Montréal est plus forte.


Photographie en noir et blanc exceptionnel.

La ville de Québec, la plus belle ville d'Amérique, est tellement présente qu'on dirait un reportage touristique : le Vieux-Québec, le traversier entre Québec et Lévis, le Château Frontenac, l'ïle d'Orléans, l'intérieur de la Basilique...N'en jetez plus.
Sur le traversier entre Québec et Lévis avec le Château Frontenac en arrière-plan.


Une des rares images romantiques de l'oeuvre de Hitchcock : Anne Baxter descend l'escalier (au ralenti) pour se jeter dans les bras de Montgomery Clift.



Le type d'amuse-gueule que Hitchcock aime bien nous servir : la corde du pendu dans le store vénitien de la fenêtre de gauche



lundi 13 janvier 2014

Hitchcock. Intégrale. 38ème film : Strangers on a Train


38ème film
Strangers on a Train
Titre français : L'inconnu du Nord-Express
Réalisé en 1951
IMDB : 8,1 sur 10.  66 873 votes.
Scénario : Basé sur le roman éponyme de Patricia Highsmith (1921-1995), son premier roman. Le grand écrivain de romans policiers Raymond Chandler (1888-1959) fut engagé pour en extirper un scénario, mais Hitchcock jeta sa production à la poubelle. C'est finalement Czenzi Ormonde (1906-2004), peu connue, qui en fera le script final.

Depuis The Rope (1948), Hitchcock est son propre agent et producteur. Il commence son association avec Warner Bros, qui s'étendra sur 6 films. Pour les quatre derniers, il commandera une rémunération de 3 000$ par semaine pendant 333 semaines.

Un des grands films d'Hitchcock. Ce dernier s'intéresse peu à l'histoire comme souvent d'ailleurs; ce qui l'intéresse c'est le traitement, la mise en scène, les effets spéciaux. Alors là on est servi. C'est un festival Hitchcock.
On connaît l'histoire : un psychopathe, Bruno, (Robert Walker), rencontre dans un train, un joueur de tennis, Guy, (Farley Granger) à qui il propose d'échanger des meurtres. Le psychopathe tuera la femme chiante du tennisman qui devra, en échange, tuer le père de Bruno. Évidemment, le joueur de tennis refuse cette proposition que le psychopathe mettra, quand même, à exécution en tuant Miriam, l'épouse de Guy.


La fameuse scène de l'étranglement de Miriam vue à travers ses lunettes tombées sur le sol.

Pendant que les spectateurs tournent la tête à gauche puis à droite pour suivre la balle, Bruno regarde fixement Guy qui a refusé d'accomplir sa part du contrat, tuer le père de Bruno. 

Une leçon de montage : La grande séquence finale du Carrousel qui s'emballe pendant que Guy et Bruno luttent.

La cravate aux homards de Bruno que Hitchcock a dessinée.