vendredi 17 juin 2011

205. Curtiz : Casablanca

1001 films de Schneider : Casablanca

Fait partie de la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle

Film américain réalisé en 1942 par Michael Curtiz (1886-1962)
Avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid, Claude Rains, Conrad Veidt, Peter Lorre, Marcel Dalio

Je trouve qu'on a tendance, surtout dans la communauté anglosaxonne, à surévaluer ce film. Quand un film devient un tel emblème, il vaut peut-être mieux ne pas le revoir et demeurer sur nos premières impressions qui, au cours des ans, ont été peaufinées cent fois par une logorrhée de stéréotypes liés à ce film.
Puis, on le revoit 25 ans plus tard et, surprise, on retombe sous le charme. Les célèbres répliques sont au rendez-vous et sont toujours aussi percutantes. Les personnages, surtout les rôles secondaires (merveilleux Peter Lorre et Marcel Dalio, 177 films  sur 50 ans de carrière), sont devenus quasiment des stéréotypes cinématographiques.
Mais si  Bogart prend l'avion avec Bergman, la ferveur populaire n'est plus aussi importante et ce film ne devient jamais une légende et sort probablement de la liste des 100 meilleurs films du 20ème siècle.

La petite histoire entourant le film dit que jusqu'à la fin Ingrid Bergman ne savait avec qui  elle allait prendre l'avion. Mais on connaît les désastres causés par le Code Hayes dans la production hollywoodienne; les producteurs, eux,  savaient avec qui elle allait monter dans l'avion et Curtiz n'avait d'autre choix que de se plier à cette décision. Selon le dit Code, l'adultère peut, peut-être, faire partie de la trame dramatique mais il ne peut pas, en aucun cas, être récompensé. Alors, cette fin qui a déchiré tant de coeurs ne serait, finalement, qu'une autre des manifestations du Code Hayes, responsables d'une multitude de dénouement de films? (Je viens de voir La femme au portrait de Fritz Lang, tout est extra jusqu'à l'entourloupette imposée par le Code dans le dénouement - c'est à hurler de bêtise).
Tout ça  étant dit, Casablanca est un sapré bon film  et chaque visionnement ne fait que le confirmer. Mais c'est le scénario  et les personnages plus que la réalisation (lflashback parisien, un vrai ovni) qui catapulte ce film aux premiers rangs de la majorité des listes de préférés.
Maintenant, les trois mots les plus populaires du cinéma américain : Play It, Sam. et non pas Play It Again, Sam qui vient du film des Marx Brothers, A Night in Casablanca tourné en 1946.
video


"As Time Goes By" chanson composée en 1933 par Herman Hupfeld pour la comédie musicale "Everybody's Welcome".
Frissons garanties : dans le café, le chant improvisé par les clients de La Marseillaise qui vient enterrer Wacht am Rhein (un chant ayant eu parmi le peuple allemand un statut non-officiel d'hymne national) entonné par les nazis.
Oscar 1944 :Trois statuettes pour le film, la réalisation et le scénario
Évaluation IMDB : 8,8 sur 10 par 185,545 votants
Au 17ème rang des meilleurs films de tous les temps selon les votants de IMDB
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, le 17 mars 1985 à la télévision à Montréal
Mon 205ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

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