dimanche 27 juillet 2008

94. Lumet : 12 Angry Men

1001 films de Schneider : 12 Angry Men
Titre français : Douze hommes en colère

Film américain réalisé en 1957 par Sidney Lumet (1924)
Avec
1er juré : Martin Balsam,
2ème : John Fiedler,
3ème : Lee J. Cobb,
4ème : E.G. Marshall,
5ème : Jack Klugman,
6ème : Ed Binns,
7ème : Jack Warden,
8ème : Henry Fonda,
9ème : Joseph Sweeney,
10ème : Ed Begley,
11ème : George Voskovec,
12ème : Robert Webber.

Jack Klugman est le seul survivant des 12 jurés du procès. (Décédé le 24 décembre 2012)

Hormis les deux premiers plans, superbement amenés par Lumet, on est plus en présence de théâtre filmé que de cinéma proprement dit. Mais quelles magistrales mise en scène et direction d'acteurs. Le moins intéressant de ceux-ci étant , oh sacrilège, Henry Fonda, jouant le rôle de "monsieur parfait" auquel, tour à tour, les 11 autres jurés viennent se mesurer découvrant ainsi que, malgré leurs faiblesses et leurs blessures profondes, au fond d'eux, sommeille un être foncièrement juste et sensible.
Un des chef d'oeuvres de ce qu'on appelle les "good-feeling movies". Critères absolus : "happy end", "les bons gagnent et les méchants perdent, se convertissent ou s'autocritiquent" et les spectateurs sortent du cinéma avec un baume au coeur. Des p'tits oiseaux avec ça?

Voir ce film en se mettant à la place de la caméra. Au début, la caméra domine les personnages puis elle se place à leur niveau pour finir en contre-plongée créant ainsi à développer lentement mais irrémédiablement une sensation de claustrophobie.

Beaucoup de choses ont changé dans le contenu de cette pièce où sont enfermés les jurés du système judiciaire américain : il y a maintenant des femmes et aussi des membres d'autres groupes ethniques. On porte probablement moins le veston-cravatte; la cigarette est bannie et le baseball a perdu son importance. Mais une chose n'a pas changé, 50 ans plus tard : encore 37 États appliquent ou peuvent appliquer la peine de mort.

Critique amusante de ce film par François Truffaut dans les Cahiers du Cinéma numéro 77 de décembre 1957. Lecture accessible sur le site des Cahiers moyennant Euros. Il faudrait faire un assaut sur les Cahiers pour leur demander l'accès gratuit à leurs archives.

Lecture en cours :
Tu vois, je n'ai pas oublié de Hervé Hamon et Patrick Rotman.
Biographie d'Yves Montand. Brique de 800 pages dont le dernier tiers est consacré à la carrière cinématographique du chanteur.
Je n'aime pas les biographies. Je ne me souviens pas d'une biographie dont j'ai terminé la lecture tellement cet exercice littéraire tout orienté sur un seul ego finit toujours par m'ennuyer. Une seule exception, Albert Camus par Herbert R. Lottman; mais il faut savoir que Camus fait partie de mon panthéon personnel.
Mais ici, exception. Les auteurs inscrivent la biographie de Montand dans le courant de l'histoire française des années 1930 à 1980. Comme on dit, ils fauchent large. C'est ce qui décuple l'intérêt porté à cette biographie. Parcourir Montand, c'est aussi parcourir une partie fascinante de l'histoire du vingtième siècle.
Du Front Populaire au mouvement d'extrême-gauche des années 70, en passant par l'histoire du communisme français et de sa débandade suite à son entêtement stalinien, le maccarthysme américain, le mini-maccarthysme français suite au "manifeste des 121", Mai-68 avec en prime des plongées intimes au coeur de la vie de deux "monstres" de la vie artistique du milieu du siècle : Édith Piaf et Marylin Monroe.

Festival de Berlin de 1957 : Ours d'or.
Évaluation Mediafilm. Cote 2. Remarquable
Évaluation IMDB : 8,8 sur 10 par 72 036 votants.
Toutes les informations sur le film sur IMDB et aussi en français sur Cinéfiches
Visionné la première fois, en 1972 à la télévision à Québec
Mon 94ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

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