samedi 10 février 2007

17. Truffaut : Les quatre cents coups

1001 films de Schneider : Les quatre cents coups

Film français réalisé en 1959 par François Truffaut (1932-1984)
Avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy, Guy Decomble
Apparitions furtives de célébrités de la Nouvelle Vague : Jean-Claude Brialy, Jeanne Moreau, Philippe de Broca, Jacques Demy, Jean Douchet.

François Truffaut, en apparaissant dans son propre film, rend hommage à son maître de tout temps, Alfred Hitchcock, qui avait cette habitude d'apparaître très discrètement dans chacun de ses films.
Cette année 1959, marquera le début d'une révolution dans le cinéma français. Ce qu'on appellera la Nouvelle Vague vient au monde. Les films ne seront plus jamais tournés de la même façon, pense-t-on. Le film, tel un roman, est l'oeuvre d'une seule personne. Le réalisateur devient l'auteur de son film. Deux films annoncent cette nouvelle approche en cette année 1959 : Les quatre cents coups de François Truffaut et À bout de souffle de Jean-Luc Godard.
Les quatre cents coups, c'est le film d'adolescent en difficulté le plus touchant qu'il m'ait été donné de voir. Quand on sait que c'est un film d'autofiction, on en est encore plus chamboulé. En effet, cet Antoine Doinel incarné par Jean-Pierre Léaud, c'est François Truffaut à 13 ans. Suite à la sortie de ce film, sa mère et son père adoptif ont coupé tout contact avec lui pendant 3 ans. Débute avec ce film, le cycle Antoine Doinel : 4 autres films suivront dans lesquels on accompagnera Doinel dans son cheminement amoureux aux côtés de l'actrice Claude Jade.
J'ai revu, à quelques reprises, ce film et, à chaque fois, je restais surpris de voir que ce film ne vieillissait pas. Ma fille de 13 ans, férue de Matrix et autres Harry Potter, a adoré lorsque nous l'avons vu ensemble il y a 2 ans.
Des moments inoubliables : le vol de la machine à écrire, l'interview avec la psychologue (Léaud improvise), les déambulations dans Paris en hiver, la justification de l'absence scolaire d'Antoine "C'est ma mère...m'sieur, elle est morte", sa mère entrevue dans la rue au bras d'un amant.
Le regard-caméra : le film se termine sur l'arrêt de l'image d'Antoine qui se retourne et nous regarde, nous demandant presque : "Et vous, que feriez-vous, à ma place?" Rappel d'une technique déjà utilisée par Ingmar Bergman dans Un été avec Monika (1953) : histoire d'une fuite également.
Pour les inconditionnels de Truffaut, un livre que je suis en train de lire : Le dictionnaire Truffaut, éditions de la Martinière. 2004.

Festival de Cannes de 1959 : 2 prix pour François Truffaut.
Évaluation IMDB : 8,1 sur 10 par 16 695 votants.
Au 250ème rang des meilleurs films de tous les temps selon IMDB
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, en 1967 à Québec
Mon 17ème film visionné des 1001 films de Schneider

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