dimanche 19 janvier 2014

Hitchcock. Intégrale. 39ème film : I Confess

39ème film
I Confess
Titre français : La loi du silence
Réalisé en 1953
IMDB : 7,3 sur 10. 10 963 votes.
Scénario : Adaptation d'une pièce du dramaturge français, Paul Anthelme, Nos deux consciences.


J'adore ce film parce qu'il a été tourné en décors réels dans ma ville natale, Québec. J'y retrouve le Québec de mon enfance moi qui suis "scotché' (comme disent les Français) à Montréal depuis 40 ans. Toujours la fantaisie d'y retourner vivre mais la réalité de Montréal est plus forte.


Photographie en noir et blanc exceptionnel.

La ville de Québec, la plus belle ville d'Amérique, est tellement présente qu'on dirait un reportage touristique : le Vieux-Québec, le traversier entre Québec et Lévis, le Château Frontenac, l'ïle d'Orléans, l'intérieur de la Basilique...N'en jetez plus.
Sur le traversier entre Québec et Lévis avec le Château Frontenac en arrière-plan.


Une des rares images romantiques de l'oeuvre de Hitchcock : Anne Baxter descend l'escalier (au ralenti) pour se jeter dans les bras de Montgomery Clift.



Le type d'amuse-gueule que Hitchcock aime bien nous servir : la corde du pendu dans le store vénitien de la fenêtre de gauche



lundi 13 janvier 2014

Hitchcock. Intégrale. 38ème film : Strangers on a Train


38ème film
Strangers on a Train
Titre français : L'inconnu du Nord-Express
Réalisé en 1951
IMDB : 8,1 sur 10.  66 873 votes.
Scénario : Basé sur le roman éponyme de Patricia Highsmith (1921-1995), son premier roman. Le grand écrivain de romans policiers Raymond Chandler (1888-1959) fut engagé pour en extirper un scénario, mais Hitchcock jeta sa production à la poubelle. C'est finalement Czenzi Ormonde (1906-2004), peu connue, qui en fera le script final.

Depuis The Rope (1948), Hitchcock est son propre agent et producteur. Il commence son association avec Warner Bros, qui s'étendra sur 6 films. Pour les quatre derniers, il commandera une rémunération de 3 000$ par semaine pendant 333 semaines.

Un des grands films d'Hitchcock. Ce dernier s'intéresse peu à l'histoire comme souvent d'ailleurs; ce qui l'intéresse c'est le traitement, la mise en scène, les effets spéciaux. Alors là on est servi. C'est un festival Hitchcock.
On connaît l'histoire : un psychopathe, Bruno, (Robert Walker), rencontre dans un train, un joueur de tennis, Guy, (Farley Granger) à qui il propose d'échanger des meurtres. Le psychopathe tuera la femme chiante du tennisman qui devra, en échange, tuer le père de Bruno. Évidemment, le joueur de tennis refuse cette proposition que le psychopathe mettra, quand même, à exécution en tuant Miriam, l'épouse de Guy.


La fameuse scène de l'étranglement de Miriam vue à travers ses lunettes tombées sur le sol.

Pendant que les spectateurs tournent la tête à gauche puis à droite pour suivre la balle, Bruno regarde fixement Guy qui a refusé d'accomplir sa part du contrat, tuer le père de Bruno. 

Une leçon de montage : La grande séquence finale du Carrousel qui s'emballe pendant que Guy et Bruno luttent.

La cravate aux homards de Bruno que Hitchcock a dessinée.







samedi 4 janvier 2014

Hitchcock. Intégrale. 37ème film : Stage Fright

37ème film
Stage Fright
Titre français : Le grand alibi
Réalisé en 1950
IMDB :  7,0 sur 10.   7 336 votes.
Scénario : Whitfield Cook qui a eu une aventure romantique avec Alma Reville (la femme d'Hitchcock) lors de la pré-production.  Cook s'est inspiré de nouvelles de Selwyn Jepson, pour le scénario, pas pour sa romance avec Alma.
Film tourné à Londres en décors intérieurs et extérieurs. 

Une bizarrerie au niveau du scénario : Une histoire de faux-coupable qui s'avère un vrai coupable. Hitchcock nous envoie sur une piste habituelle, celle du faux-coupable, en utilisant un flash-back qui ment. Ce qui est montré dans le flash-back n'est pas la réalité, c'est un mensonge fabriqué par celui qui est présenté comme le faux-coupable. On peut mentir en racontant mais pas en illustrant dans le passé des événements qui ne se sont pas passés. Tout pour mettre le spectateur en déroute et en colère. C'est peut-être une convention cinématographique mais elle est incontournable. Hitchcock n'a pris conscience de son erreur qu'en visionnant le film monté.


Sur la première ligne de photogrammes, le faux-coupable commence à raconter ce qui s'est passé dans les heures précédentes, les autres lignes nous montrent des photogrammes du faux flash-back.
Belle performance de Marlene Dietrich en femme fatale; un vrai personnage de film noir. Sa prestation de la chanson de Cole Porter  I'm the Laziest Girl in Town est un sommet de lascivité.