lundi 3 septembre 2012

Kazan. Intégrale. 16. America, America

16. America, America

1963.
Avec Stathis Giallelis (Stavros), Frank Wolff, Harry Davis, Elena Karam

Kazan fait un virage à 360 degrés (comme dirait Coluche ou Yvon Deschamps selon votre référent culturel)  et abandonne la fiction pour plonger dans les souvenirs de famille : l'histoire de son oncle qui quitte l'Anatolie, région gréco-arménienne de la Turquie, pour traverser en Amérique.
L'impossibilité de vivre à l'abri des exactions des militaires turcs est le moteur qui initie ce long périple d'un adolescent qui transporte la destinée de sa famille sur son dos.
Le moins qu'on puisse dire c'est que Kazan ne partait pas gagnant avec un film en noir et blanc, joué par des non-professionnels (Giallelis à la limite du supportable) et traitant d'un sujet qui  laissait indifférent ses contemporains... mais il  en était là dans sa vie - son désir de retour au pays de son père.

America, America c'est le surnom donné à Stavros par ses collègues de travail à cause de son obsession à vouloir s'y rendre.

Résumé
En 1896, en Turquie, un jeune Grec, Stavros, rêve d'émigrer aux États-Unis. Il se rend d'abord à Constantinople où tout semble se dresser contre son projet. Un cousin le présente à une famille riche comme un candidat intéressant en vue d'un mariage avec l'aînée des filles. Mais Stavros, toujours hanté par l'Amérique, refuse la vie facile qui lui est offerte. Il profite du passage à Constantinople d'une riche Américaine qui, en retour des faveurs qu'il lui accorde, lui paye son passage vers New York. Menacé de déportation à son arrivée, il parvient à déjouer les officiers de l'immigration et demeure en Amérique.
Évaluation Mediafilm. Cote 2 :  remarquable

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