dimanche 27 novembre 2011

Intégrale Kazan : préparation


Ma troisième intégrale : Elia Kazan


Liste des 20 films réalisés par Elia Kazan (1909-2003)
 1945    A tree grows in Brooklyn
 1946    The Sea of grass
 1947    Boomerang !
 1947    Gentleman's agreement
 1949    Pinky
 1950    Panic in the streets
 1951    A streetcar named Desire
 1952    Man on a tightrope
 1952    Viva Zapata !
 1954    East of Eden
 1954    On the waterfront
 1956    Baby Doll
 1957    A face in the crowd
 1959    Wild river
 1960    Splendor in the grass
 1962    America, America
 1969    The Arrangement
 1971    The Visitors
 1976    The Last Tycoon
 1989    Beyond the Aegean

Lectures accompagnatrices
Elia Kazan,  Une vie
Elia Kazan, Kazan on Directing
Richard Schickel,  Elia Kazan. A Biography

mercredi 23 novembre 2011

Intégrale Kurosawa. 30ème film : Madadayo

Trentième et dernier  film de l'intégrale Kurosawa

Madadayo   (Pas encore) (Not Yet).
Sorti le 17 avril 1993
Kurosawa nous fait ses adieux en nous livrant un dernier message, toujours le même :
 malgré les horreurs de la vie quotidienne, la bonté humaine existe.

Madâ dâ yo : Un terme utilisé par les enfants quand ils jouent à cache-cache. Ça signifie : je ne suis pas prêt.
Dans le film, le professeur à la retraite nous sort, à plusieurs occasions, cette expression pour bien nous rentrer dans la tête qu'il n'en a pas encore fini de cette vie. C'est le leitmotiv du film : la vie est encore devant soi.
À voir l'adoration dont le professeur est l'objet de la part de ses étudiants, adoration qui perdure pendant des années, on reste un peu abasourdi et envieux. On est à des années-lumière du type de reconnaissance qu'on reçoit après une vie passée dans le système scolaire québécois, en fait, zéro reconnaissance.
À 83 ans, Kurosawa voudrait bien nous dire Madâ dâ yo mais il est rendu au terminus. Il décédera 5 ans plus tard (le 6 septembre 1998)  sans avoir eu l'occasion, à cause de problèmes de santé, de retourner sur un plateau de cinéma.
Voici mon palmarès Kurosawa
Ikiru (Vivre)  
Les sept samouraï 10
Rashomon 9,5
L'ombre d'un guerrier 9
Ran 9
Barbe rouge 8,5
Dodeskaden 8,5
Le Château de l'araignée 8,5
La forteresse cachée 8,5
Je ne regrette rien de ma  jeunesse 8
Entre le ciel et la terre 8
Rêves 7,5
Sur la queue du tigre 7,5
Un merveilleux dimanche 7,5
L'ange ivre 7,5
Le duel silencieux 7,5
Le chien enragé 7,5
Scandale 7,5
Les salauds dorment en paix 7,5
Le garde du corps 7,5
Sanjuro 7,5
Derzu Uzala 7,5
Madadayo   7,5
La légende de judo. 1 7
La légende de judo. 2 7
Le plus beau 7
L'idiot 7
Vivre dans la peur 7
Les bas-fonds 7
Rhapsodie en août 6,5
Ceux qui font l'avenir  : pas été capable de le visionner.  

Prochaine intégrale?   Elia Kazan 

vendredi 18 novembre 2011

Intégrale Kurosawa. 29ème film. Rhapsodie en août

Vingt-neuvième  film de l'intégrale Kurosawa

Hachigatsu no Kyoshikoku (Rhapsodie en août) (Rhapsody in August). Sorti le 6 mai 1991


Un choc nous attend en entrant dans ce film : on n'est plus au pays de Kurosawa. Sur le plan stylistique, on se retrouve dans l'univers de Yasujiro Ozu. À prime abord, on a le droit d'être déçu.
Kurosawa se pose en pédagogue de l'holocauste nucléaire qui eut lieu à Nagasaki. À part quelques moments émouvants, on est peu sollicité par cette pédagogie, finalement assez superficielle.
La présence de Richard Gere, en Américain qui vient s'excuser de l'horreur commise par son peuple, est assez peu convaincante ainsi que cette opposition entre le Japon qui disparaît (la grand-mère) et le nouveau Japon occidentalisée (souligné en grand coup de t-shirts aux logos américains portés par les quatre petits-enfants).Un film assez banal, si on excepte la merveilleuse dernière séquence dont voici la dernière image




vendredi 4 novembre 2011

213. Varda : Sans toit ni loi

1001 films : Sans toit ni loi
Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle


Film français réalisé en 1985 par Agnès Varda (1928)
Avec Sandrine Bonnaire et plusieurs acteurs non-professionnels mis à part Yolande Moreau, toujours aussi lunaire et Macha Méril.


Titre qui pourrait être traduit en anglais par The Road. En effet, au pense au roman de Cormac McCarthy publié en 2006 dont on a tiré un film réalisé en 2009 par John Hillcoat avec Viggo Mortensen, ci-devant grand partisan des Canadiens de Montréal. Cette Simone Bergeron (nom très québécois, rare dans un film français) nous apparaît comme une survivante d'un monde post-apocalyptique parcourant un monde factice dont les individus, ignorant cette fin du monde, continueraient, par habitude, à  mener leur routine quotidienne.
On est assis là, tranquille, devant une toile, entouré de gens qui bouffe du pop corn, puis, tout à coup, un premier choc, cette fille, ce cadavre gelé comme une statue tombée dans le caniveau.
Puis ça repart, sous la forme documentaire, petite enquête chez les bonnes gens - des on-dit, des quant-a-moi, des vous-savez. Et discrètement, Sandrine Bonnaire commence une prestation qui vous atteint au coeur. À 17 ans, dans ce film, Sandrine Bonnaire, c'est comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu d'été.
Une belle relation d'amour  entre cette actrice et moi qui dure depuis ce temps. Ma fille unique, née en 1991, ne s'appelle-t-elle pas Sandrine? ...prénom peu usuel au Québec à cette époque.




Direction d'acteurs inspiré de Robert Bresson : acteurs non-professionnels qui récitent des textes sans aucune émotion.
Venise 1985 : Trois prix dont le Lion d'or à Agnès Varda
César 1986 : Meilleure actrice à Sandrine Bonnaire
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Évaluation IMDB :  7,7 sur 10 par 2183 votants
Apparaît sur 6 listes sur icheckmovies.com
Visionné, la première fois, le 19 mai 1986 à L'Autre cinéma à Montréal
Mon 213ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider