lundi 22 août 2011

209. Allen : The Purple Rose of Cairo

1001 films de Schneider : The Purple Rose of Cairo
Titre français : La rose pourpre du Caire

Film américain réalisé en 1985 par Woody Allen (1935)
Avec Mia Farrow, Jeff  Daniels, Danny Aiello

Un fantasme d'enfance : le héros qui traverse la toile pour s'adresser à moi ou, encore mieux,  moi qui traverse la toile pour tuer le gros méchant qui a attaché la fille à la voie ferrée. Parce que des filles courtement vêtues attachées à la voie ferrée, les dessins animés de mon enfance en regorgeaient, si je puis m'exprimer ainsi. Dans les mêmes dessins animés destinés aux enfants, on voyait régulièrement, sur le côté de la route, une fille faisant du stop qui, pour attirer le client, retroussait sa jupe et voit-y pas le méchant loup au volant d'une décapotable la langue pendue à terre qui s'arrêtait pour la faire monter, ça finissait, invariablement sur la voie ferrée. Heureusement, le héros se pointait à moins une avant l'arrivée du train pour la sauver ce qui faisait bien notre affaire parce qu'on reverrait, pour sûr, la même fille refaire du stop  le lendemain, à la même heure, au même poste. C'était drôlement plus excitant que Passe-Partout et comme éducation sexuelle, ça partait sur les chapeaux de roue.
Donc, La rose pourpre du Caire.
Petit film amusant sans prétention. J'avais été très emballé lors de mon 1er visionnement en 1985, probablement à cause du concept - le héros qui descend de l'écran pour s'enticher d'une spectatrice et son incapacité à s'adapter à la vraie vie puisque toutes ses connaissances se limitent à celles apprises pour son rôle à l'écran. Le concept connu ajouté à un scénario un peu squelettique, eh bien, ça s'effondre quelque peu lors d'un nouveau visionnement.
Allen faisant dans la nostalgie (le temps de la crise, les vieux cinémas d'antan, Fred Astaire chantant Cheek to Cheek, etc.) séduit toujours une large part de public. Il nous la joue quelquefois. Scénario mince + le bon vieux temps = succès public assuré. Minuit à Paris est le dernier produit de cette pratique.
Mais La rose pourpre du Caire, c'est aussi un petit cours sur le cinéma en tant meilleure option pour survivre à sa vie quotidienne et ne serait-ce que pour cela, j'aime bien ce film.
Ce film est un hommage amoureux de Woody pour les pommettes saillantes de Mia d'où cette chanson-thème du film :
Cheek to Cheek avec Fred Astaire et Ginger Rogers, extrait de Top Hat, film réalisé en 1935 par Mark Sandrich. 

César 1986 : meilleur film étranger
Cannes 1985 : prix FIPRESCI à Woody Allen
BAFTA 1985 : meilleur film et meilleur scénario original
Évaluation IMDB : 7,7 sur 10 par 16225 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, au cinéma Odéon à Paris le 21 juillet 1985
Troisième visite à Paris lors d'un voyage qui me mena en Toscane (Lucca, lieu de naissance de mon grand-père maternel, Florence) et à Venise et surtout, mon premier contact avec les Alpes - total coup de foudre qui résultera en randonnée autour du Mont Blanc à l'été 1987.
Mon 209ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

4 commentaires:

  1. Un joli film de Woody Allen que je n'ai que récemment découvert au cinéma. J'en parlais ici sur mon blog : http://limpossibleblogcine.blogspot.com/2011/06/la-rose-pourpre-du-caire-se-cache-dans.html

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  2. Ayant fait l'intégrale Woody Allen il y a deux ans, ce film reste parmi mes favoris (de l'intégrale). Je ne l'ai vu qu'une fois mais en ai un merveilleux souvenir (surtout la fin, mais chut...)
    De toute façon un bon très bon film que je recommande aux cinéphiles (pas aux autres!)

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  3. Un film qui doit tout à "Sherlock Jr." de Keaton. Moyennement emballé cependant ici.

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  4. "Long time, no see" comme on dit en grec ancien. Je devrai donc revoir Sherlock Jr., dure la vie de blogger...

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