dimanche 29 mai 2011

Intégrale Kurosawa. 24ème film. Dodesukaden

Vingt-quatrième film de l'intégrale Kurosawa

Dodesukaden. 140 min. Sorti le 15 octobre 1970
Sans Toshiro Mifune ni Takashi Shimura

Kurosawa fait son entrée dans la couleur. Quel feu d'artifice! On a droit à un festival chromatique qui nous annonce déjà Dreams, 25 ans plus tard. Des bleus, des jaunes...Van Gogh, quoi!
Je suis fâché. Donald Richie, le grand spécialiste du cinéma japonais et un exégète de Kurosawa écrit à propos de ce film  qu'il marque le début du déclin du cinéaste - sa grande période étant derrière lui.
Bon, mézigue est un peu  abasourdi par cette assertion  quand on sait que Ran,  Kagemusha,  Derzu Usala (excusez du peu) sont à venir. C'est vrai qu'il ralentit sa production. Depuis Barberousse, un film tous les 5 ans seulement.
Entre Barberousse et ce Dodesukaden, Kurosawa s'est cassé les dents à Hollywood. Il  devait participer à une superproduction traitant de la guerre du Pacifique - Tora! Tora! Tora!. Incompatibilité totale - le clash de deux mondes. Kurosawa abandonnera cette collaboration. Je ne sais pas ce qui suit en est le résultat mais le cinéaste plonge dans une profonde dépression qui le mènera aux avants-postes du suicide.
Titre du film : Dodesukaden - c'est le son émis par un déficient intellectuel qui s'imagine en train de conduire un tramway dans les ruelles du bidonville dans lequel toute l'action du film est concentré.
Pour une énième fois, Kurosawa nous présente un personnage bon, compatissant qui surnage au-dessus d'une bande d'hurluberlus, de crève-la-soifs, de déprimés, d'éclopés et de survivants de drames conjugaux.

1 commentaire:

  1. C'est dingue, on m'aurait demandé, j'aurais parié que Dodeskaden était en noir et blanc. La mémoire peut être trompeuse !!
    J'adore la musique du film, assez bucolique et joviale, qui dénote parfois avec le cadre.

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