jeudi 19 mai 2011

204. Lynch : The Elephant Man

1001 films de Schneider : The Elephant Man


Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle.

Film américano-britannique réalisé en 1980 par David Lynch (1946)
Avec John Hurt, Anthony Hopkins, Anne Bancroft, John Gielgud, Wendy Hiller

J'aurais préféré entrer dans le monde de Lynch par Eraserhead que par cet académique The Elephant ManEraserhead que je ne verrai que 22 ans plus tard me jettera carrément à terre. Tant qu'à rouler dans la sciure aussi bien en profiter pour faire le joint avec Freaks (1933) de Tod Browning auquel nous ramène constamment John Merrick, l'éléphant en question, qui n'aurait pas déparé cette sacrée gang d'amochés. Freaks, à voir toutes affaires cessantes, un kilomètre au-dessus de ce bienveillant The Elephant Man.
Joseph Merrick (1862-1890), citoyen anglais 

Un lien entre Eraserhead et The Elephan Man : le monde industriel. Dans les deux films, Lynch s'attarde à nous faire plonger dans le paysage urbain de la révolution industrielle, le Coke Town : fumées, vapeurs, voies ferrées, machineries inquiétantes, un max de pollution et pas un arbre à l'horizon et tout ça en noir et blanc.

Film globalement surévalué.  En fait, Lynch nous présente une histoire improbable d'un personnage de foire qui, tout à coup, se met à parler et à discuter comme s'il avait été élevé au sein d'une famille bourgeoise victorienne cultivée.
La scène d'ouverture nous présente la mère de John  Merrick attaquée par un éléphant; ce qui expliquerait la difformité de son fils. Faut quand  même pas nous prendre pour des cons - bon, d'accord, j'exagère volontiers; il fallait bien trouver une intro pour ce qui suit. Ça m'a fait penser à un film avec Fernandel que j'ai vu lorsque j'avais 5-7 ans (mon premier souvenir de cinéma) dans lequel l'un des personnages, pour expliquer le visage déformé de Fernandel, disait que sa mère avait trop souvent regardé des chevaux lorsqu'elle était enceinte. Quelqu'un en connaît le titre?

César 1982 : Meilleur film étranger
Évaluation IMDB : 8,4 sur 10 par 66 209 votants.
Un très surprenant 101ème rang de la liste des meilleurs films de tous les temps selon les votants de IMDB
Visionné, la première fois, le 16 février 1985 au cinéma Outremont à Montréal
Mon 204è film visionné de la liste des 1000 films du livre de Schneider

7 commentaires:

  1. La scène introductive de l'éléphant n'est pas à prendre au premier degré, je sais pas si c'est une ellipse ou une légende, mais à mon avis il n'y a qu'en abordant le film avec une mauvaise disposition ou un a priori négatif que l'on peut être exaspéré par cette scène. Personnellement j'ai toujours adoré ce film plein de poésie. Lynch traite le sujet avec une certaine pudeur ou au moins retenue, ce qui en comparaison avec ses autres films est notable. Belle complexité également dans personnage du médecin.

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  2. L'éternelle question du premier degré. Lars von Trier vient d'en faire les frais à Cannes.

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  3. J'ai l'impression que Lynch a surtout voulu prouver qu'il pouvait réaliser un "bon" film plutôt académique et avoir une certaine reconnaissance publique et critique pour ensuite revenir plus tranquillement vers un cinéma qui lui correspond davantage(excepté Dune bien entendu!)

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  4. "Film improbable"? Pourtant l'histoire est inspirée de la vie de Joseph Merrick et du médecin qui l'a pris en charge. Lynch s'est basé à la fois sur des oeuvres précédemment réalisées sur la vie de Merrick et sur les propres écrits de l'"Homme-Elephant".

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  5. Je connais cette histoire. Le côté improbable ou, en tout cas, assez mystérieux, c'est l'intégration parfaite de ce citoyen dans la société victorienne alors qu'il sort de 20 ans de réclusion durant lesquels son éducation n'a pas du dépasser celle d'un animal.

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  6. Dans le même genre, je préfère le traitement fait par Truffaut, L'enfant sauvage et Herzog, L'énigme de Kaspar Hauser

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