mardi 26 avril 2011

203. Lubitsch : Ninotchka

1001 films de Schneider : Ninotchka


Film américain réalisé en 1939 par Ernst Lubitsch (1892-1947)
Avec Greta Garbo, Melvyn Douglas, Ina Claire, Bela Lugosi, Sig Ruman, Felix Bressart, Alexander Granach

Greta Garbo Laughs, disait la pub du film.
Un des rares rôles comiques tenu par la Suédoise lors de son avant-dernier film. On se rappelle que MGM avait utilisé un slogan semblable lors de la sortie du premier film parlant de Garbo, Anna Christie (1930), Garbo Talks.
Ce qui saute aux yeux, c'est à quel  point la critique du système soviétique était à point. Évidemment, pendant les 30 années  suivantes, on n'y a vu que de l'anticommunisme primaire stéréotypé et de la propagande américaine jusqu'à ce qu'on découvre la vraie figure de ce régime totalitaire. Si on en doute encore, on  peut toujours jeter un oeil sur Le livre noir du communisme, publié en 1997, dont les auteurs sont sûrement à la solde des impérialistes américains, diraient nos camarades de l'ex-PCF.
Quelque temps avant la sortie de Ninotchka, André  Gide sonnait la fin de la récréation communiste dans son  Retour de l'U.R.S.S.
"Au début des années 1930, il s'intéresse au communisme, s'enthousiasmant pour l'expérience soviétique, mais désillusionné par son voyage sur place en été 1936, il publie son témoignage la même année, Retour de l'U.R.S.S., qui lui vaut les attaques haineuses des communistes. Il persiste cependant dans sa dénonciation du totalitarisme soviétique au moment des procès de Moscou et s'engage, parallèlement, dans le combat des intellectuels contre le fascisme." Wikipédia.
« Du haut en bas de l'échelle sociale reformée, les mieux notés sont les plus serviles, les plus lâches, les plus inclinés, les plus vils. Tous ceux dont le front se redresse sont fauchés ou déportés l'un après l'autre. Peut-être l'armée rouge reste-t-elle un peu à l'abri ? Espérons-le ; car bientôt, de cet héroïque et admirable peuple qui méritait si bien notre amour, il ne restera plus que des bourreaux, des profiteurs et des victimes." André Gide.
Retour de l'U.R.S.S. est accessible sur Gutenberg.

L'agent soviétique Garbo n'a pas encore rencontré les joies du capitalisme enchanté.

Voilà, c'est fait!

Ce n'est qu'à la 45ème minute que Garbo s'esclaffe. Curieusement c'est à ce moment que je commence à perdre un peu d'intérêt; on tombe dans la comédie de sexe assez convenue. Le film  s'alanguit, on pédale un peu dans la semoule. J'avais beaucoup aimé la première partie, avec le trio d'espions, pendant soviétique des Trois Stooges dont l'un  ressemble à Lénine et un autre à Trosky. 
Toutes les scènes de Paris ont été tournées en studio. On peut aimer, moi pas; je pense particulièrement à la Tour Effeil en carton. La reconstitution en studio m'a toujours enragé. Comment a-t'on pu attendre tant de temps (des décennies) avant de tourner en  décor naturel? Y a pire que ce Paris bidon, je pense, entre autre,  au  film de Alexander Korda, Rembrandt, que j'ai vu la semaine dernière - Amsterdam reconstruit en studio - c'est à hurler. On peut y trouver du génie (je  pense à l'esthétique expressionniste) mais moi je préfère le génie du décor naturel.
Ce n'est pas mon Garbo préféré. À des lieues de Queen Christina (1933) de Robert Mamoulian mais c'est du Lubitsch, on s'amuse quand même

Évaluation IMDB : 7,9 sur 10 par 7 355 votants
Toutes les informations sur IMDB
Visionné, la première fois, le 1er février 1985 à la télévision à Montréal.
Mon 203ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

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