mercredi 2 février 2011

197. Reggio : Koyaanisqatsi

1001 films de Schneider : Koyaanisqatsi

Film américain réalisé en 1983 par Godfrey Reggio (1940)
Musique de Philip Glass et Michael Hoenig

Le début : de beaux paysages racoleurs aux limites du supportable avec en  arrière-fond, le titre du film  répété comme un mantra. Ça me tombe dessus comme un gros baril de mélasse.
Une expérience esthétique? Si on  veux, mais pour moi, c'est du tape-à-l'oeil, style National Geographic pour hippie sur le tard. Comme ça s'adresse aux enfants du New Age, vous n'échapperez pas au champignon atomique  sur fond de cactus.
Et puis, après la beauté de la nature saine, non corrompue, le monde des humains, que dis-je de pauvres bêtes menées par la machine. Bon, on voit le topo, pas besoin d'en rajouter.
Ce que j'aime : de dramatiques images de centaines d'immeubles abandonnés du Bronx, ça nous parle des problèmes urbains de la ville postindustrielle des années 60 et 70 et ça, j'aime.
La musique? Bien,  si vous l'aimez lancinante et répétitive.
Un bel inventaire de la technologie que le cinéma utilise pour travestir la réalité et manipuler le spectateur : longue focale, filtres, longue exposition, prise en accéléré, etc.
Pourquoi ce film? La réponse est dans le titre.
Koyaanisqatsi, en hopi, ça signifie :
1. Crazy Life, 2. Life in turmoil. 3. Life out of balance. 4. Life disintegrating. 5. A sate of life that calls for another way of living (tiré du générique de fin).
Roger Ebert : "And the message, I think, is that nature is wonderful, but that American civilization is a rotten despoiler that is creating a crazy life".
On n'avait pas besoin de toute cette quincaillerie technologique et l'explosion d'une fusée en gros plan (un comble de manipulation) pour nous dire que le monde  va à sa perte. On le sait qu'on va à notre perte, ça fait des siècles que les Cassandre de ce monde nous le répète; l'idée, c'est d'y aller lentement...
Un film des années 60 tourné dans les années 80. À voir et à écouter baigné dans un nuage de marijuana.

Évaluation IMDB : 8,1 sur 10 par 12 835 votants
Toutes les informations sur IMDB et sur Wikipédia
Visionné, la première fois, le 19 août 1984 à L'Autre cinéma à Montréal
Mon  197ème film visionné de la liste des 1001 films de Schneider

1 commentaire:

  1. Ignoble quand on y pense ce film. N'y a-t-il pas une allusion biblique à la fin, qui est mise en rapport avec l'élément de fusée (je me demande d'ailleurs comment on a pu autoriser l'utilisation de ces images) ? Un truc qui m'avait fait bondir. Enfin, Phillip Glass est révélé dans toute son imposture avec sa musique qui nous les brise.

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