samedi 12 juin 2010

177. Truffaut : Le dernier métro

1001 films : Le dernier métro

Film français réalisé  en 1980 par François Truffaut (1932-1984)
Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Jean-Louis Richard, Jean Poiret, Heinz Bennent, Andréa Ferréol, Paulette Dubost (qui aura 100 ans cette année; son premier rôle dans Nana de Jean Renoir en 1926!!!).

Quand j'ai commencé ce blog il y a plus de trois ans, Truffaut était mon cinéaste préféré, presqu'une religion pour moi. Après avoir vu plus de 500 films, parmi les meilleurs de l'histoire du cinéma, une remise en question s'est graduellement imposé à moi - Truffaut est un réalisateur intéressant avec quelques coups de génie (Les 400 coups, Jules et Jim) mais sa production globale demeure une coche (deux?) sous celles des grands du cinéma tels que Bergman, Tarkovski, Kurosawa, Hitchcock, pour n'en  nommer que quatre. Opinion que confirme le visionnement à nouveau de Le dernier métro que le jeune Truffaut des Cahiers du Cinéma des années 1950 aurait qualifié de cinéma à papa et qu'il aurait conspué.
Que Truffait ait remporté dix Césars en 1981 pour Le dernier métro a plus à voir avec un hommage à sa carrière qui allait abruptement se terminer en 1984 qu'à une récompense pour ce film.

Truffaut demeure, quand même, pour moi, un grand du cinéma ne serait-ce que parce qu'il est le plus grand des cinéphiles. Sa biographie, écrite par Antoine de Baecque et Serge Toubiana, qu'il faut lire, toutes affaires cessantes, est un des plus émouvants récits de cinéphilie qu'il m'ait été donné de lire. Et pour faire le compte pourquoi ne pas ajouter la lecture de sa correspondance, une sorte d'itinéraire d'un cinéphile.

Le dernier métro, une sorte de remake de La nuit américaine pour le théâtre (apparemment le 2ème volet d'une trilogie sur les arts du spectacle), est du théâtre filmé. Tourné en studio avec des décors qui sentent tellement le carton-pâte, en éclairage terriblement artificiel, Le dernier métro abonde de bons mots, de propos intelligents, de clins d'oeil au cinéma et à la culture populaire de l'Occupation MAIS tout ça sent le pastiche ou le faux-semblant. De plus, après Le chagrin et la pitié de Marcel Ophuls ou Lacombe Lucien de Louis Malle, comment peut-on nous servir à nouveau cette bluette sur l'Occupation comme il y en a tant eu dans le cinéma français
.
Du cinéma sympathique qui ronronne, qui se consomme comme un sorbet à l'orange.
On peut être très dur quand on a beaucoup aimé. Revoir Les 400 coups, au plus vite.

César 1981 : 10 prix dont pour le meilleur film, le meilleur acteur, la meilleure actrice
Évaluation IMDB : 7,3 sur 10 par 3865 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, au cinéma à Beloeil en mars 1981
Mon 177ème film visionné de la liste des 1001 films de Schneider

4 commentaires:

  1. Quoi ?! Ce n'était pas Bergman ton cinéaste favori ?

    Je partage évidemment ton sentiment concernant Truffaut: meilleur cinéphile que cinéaste... comme beaucoup.

    RépondreEffacer
  2. Mais si, c'était Bergman. Mais j'étais passionnément attaché au personnage de Truffaut ce qui m'empêchait d'être critique face à son oeuvre que je surévaluais jusqu'à tout récemment. L'amour aveugle, quoi!

    RépondreEffacer
  3. moi je connais peu ce cinéaste le seul film que j'ai vu c'est les 400 coups et je n'ai pas vraiment aimé.
    vu qu'il est considéré comme son meilleur,ca me donne pas envie de découvrir le reste

    RépondreEffacer
  4. A makaveli, mon fidèle lecteur :
    Pour Truffaut, je te suggère : La nuit américaine (comment on fait un film), La femme d'à côté (sur la passion amoureuse), La mariée était en noir (un peu de polar)

    RépondreEffacer