dimanche 27 juin 2010

179. Arnold : The Incredible Shrinking Man

1001 films : The Incredible Shrinking Man
Titre français : L'homme qui rétrécit


Film américain réalisé en 1957 par Jack Arnold (1916-1992)
Avec Grant Williams et Randy Stuart

Un bon film de science-fiction des années 50 à mettre dans votre parcours de cinéphile. J'ai un faible pour ceux-ci.
C'était l'époque la plus dramatique de la Guerre froide, le péril nucléaire planait sur l'Occident, sur la planète, en fait. La Bombe traversait toutes les consciences. Je me souviens que ma mère nous disait quand la météo pétait les plombs que c'était à cause de la Bombe, aujourd'hui on dit que c'est à cause des changements climatiques ou de Sarkozy.
Alors pour expliquer l'impossible, on a la Bombe. Quel aubaine pour la science-fiction.

Deux parties dans ce film :
La première, banale, décrit la progression de la maladie et ses conséquences sur l'environnement social de notre héros. Convenu.
La deuxième est magique.
Après sa lutte avec le chat (vous ne verrez plus jamais minou de la même manière) qui est un des grands moments de mise en scène de ce film, le petit bonhomme qui, par inadvertance, se retrouve dans le sous-sol abandonné de tous, commence une nouvelle vie dont le but est de survivre dans cet environnement hostile où une araignée est King Kong et une aiguille, l'épée qui pourra l'abattre. Un travail remarquable, pour l'époque, afin de transformer les objets de la vie quotidienne dans des dimensions vertigineuses.
Un remake est en préparation pour 2012 avec Eddy Murphy; que Dieu nous en protège.
Évaluation IMDB : 7,7 sur 10 par 4647 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB et sur Wikipédia
Visionné, la première fois, le 24 août 1981 à la télévision à St-Antoine-sur-Richelieu
Mon 179ème film de la liste des 1001 films de Schneider

lundi 21 juin 2010

178. Hawks : To Have and Have Not

1001 films : To Have and Have Not
Titre français : Le port de l'angoisse
Une autre traduction bizarre qui dénature le contenu du film. Pourtant, ce titre existait déjà en français dans la traduction du roman de Ernest Hemingway à partir duquel William Faulkner (excusez du peu) a bâti le scénario du film : En avoir ou pas.


Film américain réalisé en 1944 par Howard Hawks (1896-1977)
Avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall, Walter Brennan, Marcel Dalio
Gaspillage de talent : Hemingway et Faulkner (deux Nobels, pardi!) pour arriver à ce petit scénario.
Mais le scénario importe peu.
Ce qui importe, c'est Lauren Bacall, 19 ans, qui arrive au cinéma chargée d'une telle quantité de répliques sur les relations hommes-femmes que Bogart en reste pantois. Pour remédier à cet état, il tombera amoureux de la fille et l'épousera, pas dans le film, à la ville,
Lauren Bacall brûle l'écran dans ce film plutôt ordinaire.

D'un autre côté, Humphrey Bogart la joue encore "à celui qui est revenu de tout" et Walter Brennan, en "side-kick" de Bogie, en tartine un peu trop épais à mon goût. Donc, il faut voir ce film pour l'entrée en scène de la belle aux yeux de chat. Sa première réplique, culte évidemment : "Anybody got a match?" Une gamine de 19 ans qui s'adresse ainsi au mythique Bogart - un sacré culot.

Dans ce film dont l'action se passe à la Martinique au début de la Seconde guerre mondiale, ce qui saute aux yeux c'est le peu d'intérêt sinon l'ignorance  dans laquelle demeure probablement l'ensemble de la société américaine face au conflit européen (en prenant pour acquis que le personnage de Bogart en est un parfait représentant). Ignorance mais surtout condescendance, ce qui est agaçant.

Dans ce film, le pétrole : 28 cents le gallon américain, ce qui convertit en litre et en euro donne...taratata - 6 centimes d'euro le litre. Moins chère que l'eau pour votre pastis.

Évaluation IMDB : 8,1 sur 10 par 12 526 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, le 25 juillet 1981 à la télévision à St-Antoine-sur-Richelieu
Mon 178ème film visionné de la liste des 1001 films de Schneider

samedi 12 juin 2010

177. Truffaut : Le dernier métro

1001 films : Le dernier métro

Film français réalisé  en 1980 par François Truffaut (1932-1984)
Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Jean-Louis Richard, Jean Poiret, Heinz Bennent, Andréa Ferréol, Paulette Dubost (qui aura 100 ans cette année; son premier rôle dans Nana de Jean Renoir en 1926!!!).

Quand j'ai commencé ce blog il y a plus de trois ans, Truffaut était mon cinéaste préféré, presqu'une religion pour moi. Après avoir vu plus de 500 films, parmi les meilleurs de l'histoire du cinéma, une remise en question s'est graduellement imposé à moi - Truffaut est un réalisateur intéressant avec quelques coups de génie (Les 400 coups, Jules et Jim) mais sa production globale demeure une coche (deux?) sous celles des grands du cinéma tels que Bergman, Tarkovski, Kurosawa, Hitchcock, pour n'en  nommer que quatre. Opinion que confirme le visionnement à nouveau de Le dernier métro que le jeune Truffaut des Cahiers du Cinéma des années 1950 aurait qualifié de cinéma à papa et qu'il aurait conspué.
Que Truffait ait remporté dix Césars en 1981 pour Le dernier métro a plus à voir avec un hommage à sa carrière qui allait abruptement se terminer en 1984 qu'à une récompense pour ce film.

Truffaut demeure, quand même, pour moi, un grand du cinéma ne serait-ce que parce qu'il est le plus grand des cinéphiles. Sa biographie, écrite par Antoine de Baecque et Serge Toubiana, qu'il faut lire, toutes affaires cessantes, est un des plus émouvants récits de cinéphilie qu'il m'ait été donné de lire. Et pour faire le compte pourquoi ne pas ajouter la lecture de sa correspondance, une sorte d'itinéraire d'un cinéphile.

Le dernier métro, une sorte de remake de La nuit américaine pour le théâtre (apparemment le 2ème volet d'une trilogie sur les arts du spectacle), est du théâtre filmé. Tourné en studio avec des décors qui sentent tellement le carton-pâte, en éclairage terriblement artificiel, Le dernier métro abonde de bons mots, de propos intelligents, de clins d'oeil au cinéma et à la culture populaire de l'Occupation MAIS tout ça sent le pastiche ou le faux-semblant. De plus, après Le chagrin et la pitié de Marcel Ophuls ou Lacombe Lucien de Louis Malle, comment peut-on nous servir à nouveau cette bluette sur l'Occupation comme il y en a tant eu dans le cinéma français
.
Du cinéma sympathique qui ronronne, qui se consomme comme un sorbet à l'orange.
On peut être très dur quand on a beaucoup aimé. Revoir Les 400 coups, au plus vite.

César 1981 : 10 prix dont pour le meilleur film, le meilleur acteur, la meilleure actrice
Évaluation IMDB : 7,3 sur 10 par 3865 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, au cinéma à Beloeil en mars 1981
Mon 177ème film visionné de la liste des 1001 films de Schneider

mercredi 9 juin 2010

176. Malle : Atlantic City

1001 films : Atlantic City


Film franco-américano-québécois réalisé en 1980 par Louis Malle (1932-1995)
Avec Burt Lancaster, Susan Sarandon, Kate Reid, Michel Piccoli


Je demeure perplexe sinon indifférent face à ce film. On a l'impression d'un patchwork; de plusieurs éléments d'histoire qui s'articulent mal entre eux et qui nous entraînent dans une intrigue qui tient mal la route.
On se dit que ça doit être bon, qu'il y a quelque chose qu'on saisit mal; après tout, il s'agit d'un film de Louis Malle dont l'acteur principal, Burt Lancaster, est à l'apogée de sa carrière. Mais non, ça tombe à plat malgré une grande prestation de Lancaster dont on a l'impression qu'il est le petit-fils dévoyé du Prince Fabrizio Salina dit le Guépard (film de Visconti), interprété magistralement également par Lancaster dans le rôle de sa carrière.
Ce qui surnage après avoir vu ce film, c'est Atlantic City, ville décatie, qui essait de renaître de ses cendres grâce à une nouvelle loi sur le gambling votée au gouvernement du New Jersey. Ville que j'ai toujours détestée sans  jamais l'avoir visitée. Mais j'ai visité sa grande soeur, Las Vegas, et ça suffit pour nourrir ma détestation de ces villes-casinos; l'abysse du capitalisme pourri.
J'aime beaucoup la première séquence où l'on voit un grand hôtel des années 40, dynamité. Toute l'essence de ces villes-bidons (Las Vegas en est le cas extrême) réside dans cette manie de raser l'ancien pour faire place au nouveau dont l'espérance de vie sera encore plus courte

Ville-casino, ville-bidon : Le Taj Mahal d'Atlantic City

Festival de Venise 1980 : Lion d'or à Louis Malle...pour ce film???
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Évaluation IMDB : 7,5 sur 10 par 5475 votants
Visionné, la première fois, au cinéma à Montréal en 1980
Mon 176ème film visionné de la liste des 1001 films de Schneider

samedi 5 juin 2010

175. De Palma : Carrie

1001 films : Carrie
Titre français : Carrie au bal du diable
Un autre beau fleuron pour les "faiseurs" de titre français.


Film américain réalisé en 1976 par Brian de Palma (1940)
Avec Sissie Spacek, Piper Laurie, Amy Irving, William Katt, Betty Buckley, Nancy Allen, John Travolta

Tous les "rejects" de la Terre seront vengés par la Cendrillon de De Palma qui cartonne à la psychokinésie. Qui a dit que la vengeance est un plat qui se mangeait froid - plutôt carbonisé celui-là.
Que dire d'autre sur ce film franchement surévalué? Sinon qu'il est un des premiers d'une suite interminable de films d'horreur impliquant toujours les mêmes ados clonés sur ceux de Carrie.
Rien à voir avec d'autres adolescents de films tels que The Last Picture Show de Peter Bogdanovich, par exemple.
Ne boudons pas notre plaisir, très agréable à voir et à même à revoir ne serait-ce que pour les grandes performances de Sissie Spacek et de Piper Laurie qui sauvent le film.
Allez, circulez! Au suivant.
Évaluation IMDB : 7,4 sur 10 par 37 367 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, à la télévision à St-Antoine-sur-Richelieu le 13 novembre 1980
Mon 175ème film visionné de la liste des 1001 films de Schneider

mercredi 2 juin 2010

Bergman. 30ème film

Poursuite de l'intégrale Bergman. 30ème film

Viskningar och rop (Cris et chuchotements) réalisé  en 1972
Avec Harriet Andersson, Liv Ullmann, Ingrid Thulin, Kari Sylwan

Voilà mon film préféré de Bergman. Pour moi, top 20 du cinéma mondial
Performance d'Harriet Andersson : bouleversante, à la limite de l'insoutenable.
Un film en rouge et blanc : une merveille esthétique
Voir mon message du 2 novembre 2008
"Bergman's "Cries and Whispers," the most emotionally devastating film I have ever seen."
Roger Ebert. 27 juin 2008. Rappel : Ebert, le plus prolifique et, pour moi, le plus intéressant critique de cinéma américain. Le suivre sur son blog.