mardi 4 mai 2010

171. Schlöndorff : Die Blechtrommel

1001 films : Die Blechtrommel
Titre français : Le tambour

Film allemand réalisé en 1979 par Volker Schlöndorff (1939)
Avec David Bennent (Oskar), Angela Winkler, Mario Adorf, Daniel Olbrychski, Andréa Ferréol, Charles Aznavour

Au début, le nabot (Oskar), avec son tambour et ses cris à la Castafiore, me tombe royalement sur les rognons, comme dirait ma mère. Puis, lentement, il vieillit même s'il ne grandit pas, because complexe d'Oedipe à la puissance mille et il devient un peu moins antipathique au cours du déroulement de la saga qui nous mène de l'entre-deux-guerres (1927) à la libération (pas sûr) de l'Allemagne par les troupes russes.

Il y a quelque chose que je trouve tordu dans ce film. À chaque visionnement, le même mal à l'aise.
L'histoire d'Oskar ne colle tout simplement pas avec l'Histoire. Ces deux histoires fonctionnent en parallèle. On est constamment ballotté entre les deux et le lien qui les unirait ne fonctionne pas.
Si on opte pour l'histoire d'Oskar, on a une belle  histoire de complexe d'Oedipe qui se dénoue par la mort du père. On a une histoire captivante qui se suffit à elle-même. Pour le reste, l'histoire de la montée du nazisme et des quelques faits d'armes de la guerre, on s'en balance - du tellement déjà vu, d'un tel racolage. Ce ne sont surtout pas les séquences felliniennes des petites personnes qui nous convaincront du contraire.

En voyant Angela Winkler (la mère d'Oskar), constamment en mémoire, un autre film de Schlöndorff, celui-là terrible, L'honneur perdu de Katharina Blum, réalisé en 1975
Cannes 1979 : Palme d'or ex-aequo avec Apocalypse Now, gigantesque - encore un jury qui dort au gaz.
Oscar 1980 : Meilleur film en langue étrangère
Évaluation IMDB : 7,6 sur 10 par 8267 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, au cinéma à Montréal en août 1980Été 1980. Je travaille à la rénovation de ma maison sur les bords du Richelieu en essayant d'oublier l'échec douloureux du référendum du 10 mai 1980 lors duquel 60% de la population québécoise refusa au gouvernement du Parti Québécois, dirigé par René Lévesque, d'entamer des démarches vers la souveraineté du Québec. Peu d'exemples, dans l'Histoire, d'un peuple qui refuse plus de souveraineté. Triste. La même population allait maintenir au pouvoir ce même gouvernement lors d'élections générales en 1981. Essayez de comprendre!
Mon 171ème film visionné de la liste des 1001 films de Schneider

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