dimanche 4 avril 2010

Bergman. 20ème film

Poursuite de l'intégrale Bergman. 20ème film.

Såsom i en spegel (À travers le miroir) réalisé en 1961.

Ce film marque le début d'une trilogie (Les communiants, Le silence) qui se penchera sur la question métaphysique de l'absence de Dieu et la question existentielle de la solitude. Bergman entre dans une période ascétique : drames intérieurs, huis-clos, décors dépouillés. Une parenté certaine avec Dreyer.
Ce qui me fait penser à ce que j'ai déjà lu quelque part, il y a longtemps, à propos des grandes questions existentielles, au nombre de 4 :
1. La quête du sens (à quoi ça sert tout ça)
2. La solitude (on est toujours seul)
3. La responsabilité (on est responsable de ce qu'on fait avec notre vie)
4. La finitude (on casse tous sa pipe, un jour)
J'y ajouterais cette boutade existentielle de Woody Allen :
Non seulement Dieu n'existe pas mais essayez donc de trouver un plombier le dimanche.

Harriet Andersson , que j'adore depuis Monika (1953), est bouleversante dans ce rôle (Karin) de schizophrène dont la maladie progresse rapidement. Karin traverse de plus en plus souvent le miroir (d'où le titre) qui est l'interface entre le rêve (sa maladie) et la réalité. Je ne peux pas m'empêcher de faire le lien avec son rôle dans Cris et chuchotements (1972) dans lequel, elle se retrouve dans une situation identique mais cette fois-là dans le volet physique plutôt que dans le volet psychique, faisant l'aller-retour entre vie et trépas.

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