mardi 27 avril 2010

170. Antonioni : Zabriskie Point

1001 films : Zabriskie Point

Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle

Film américain réalisé en 1970 par Michelangelo Antonioni (1912-2007)
Mark Frechette, Daria Halprin et, apparemment, je ne l'ai pas vu, Harrison Ford

Triste de voir un si grand réalisateur se ridiculiser.
L'Amérique a souvent cet effet chez les Européens qu'elle attire. Ils arrivent avec une telle somme d'images d'Épinal, de préjugés et de stéréotypes qu'ils mettent un temps fou à décoder adéquatement ce nouveau monde. Mais ils y arrivent tous (l'Amérique est construit sur ce melting pot) s'il y a le temps ce que Antonioni n'a pas eu, apparemment, avant de se lancer dans la réalisation de Zabriskie Point. Antonioni en Amérique c'est comme un Américain à Paris, au sens littéral et au sens cinématographique - An American in Paris de Vincente Minnelli
Alors, il nous livre une belle bleuette stéréotypée sur une jeunesse américaine pétrie de justice sociale et d'amour, dont les corps, caramélisés au soleil californien, sont tout droit sortis d'une pub pour chewing gum. Ah oui, j'oubliais : À bas la société de consommation mère de tous les vices et de la dégradation de l'homo sapiens sapiens.
Évidemment, on a droit à ces grands espaces désertiques de l'Amérique qui font tant rêver l'Européen. Ce qui nous vaut de très belles séances photos - il y a un plaisir certain à se laisser porter par les séquences du désert.

Après 100 minutes, un immense cadeau : la séquence de la fin sur une musique de Pink Floyd : un morceau d'anthologie.


Je ne sais pas si, comme on dit, Zabriskie Point' dans le Death Valley National Park est le lieu le plus bas en altitude des USA, mais il est certainement le point le plus bas de la carrière d'Antonioni - facile, je sais, mais je ne pouvais pas y résister. (Mais comment ai-je pu éviter la Vallée de la Mort lors de ma traversée Montréal-San Diego en auto en 2004. Comment-je?)

Pour son film, Antonioni voulait des acteurs non-professionnels :
Mark Fréchette, (avec un accent puisque c'est un franco-américain) l'acteur d'un seul film, mort en prison à l'âge de 27 ans.
Daria Halprin, l'actrice d'un seul film, a vécu, après le film, en commune à Boston avec Mark Fréchette puis étudia avec Fritz Perl, le père de la Gestalt thérapie dont je fus un adepte au début des années 80.

Évaluation IMDB : 6,9 sur 10 par 4575 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, à la télévision à St-Antoine-sur-Richelieu en août 1980Mon 170ème film visionné de la liste des 1001 films de Schneider

5 commentaires:

  1. Si vous voulez voir le point le plus bas de la carrière d'Antonioni, regardez "Chronique d'un amour"

    Par contre personellement, je trouve "Zabriskie point" très réussi et esthétiquement incroyable.

    Eddy

    RépondreEffacer
  2. Je partage tout ce que dis mais pourtant, je n'arrive pas à détester ce film, bien au contraire. J'avais maladroitement écrit mon affection pour ce film il y a près d'un an maintenant. C'est tout de même largement supérieur à "Par delà les nuages".

    RépondreEffacer
  3. Je n'ai vu ni Chronique d'un amour ni Par-delà les nuages - donc le point le plus bas reste peut-être à venir.
    Au-delà des séquences du "campus en folie", une belle expérience esthétique et un bon moment de cinéma. Mais, pour moi, le propos est faible, au ras des pâquerettes.

    RépondreEffacer
  4. Je veux savoir qu'est ce qui est si mauvais concernant ce film. Serieux, à part le jeu des acteurs trés peu convaincant, j'y trouve la beauté Antonioni, et il m'a laissé un bon souvenir. (j'attends une reponse mr)

    RépondreEffacer
  5. Sans contredit, une grande réussite esthétique.
    Contenu faible : assemblage bigarrée de stéréotypes sur l'Amérique. Tellement loin de l'Avventura, la Notte, le Désert rouge.

    RépondreEffacer