vendredi 8 janvier 2010

157. Chaplin : City Lights

1001 films : City LightsTitre français : Les lumières de la ville

Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle
Top 100

Film américain réalisé en 1931 par Charles Chaplin (1889-1977)
Avec Charles Chaplin, Harry Myers, Virginia Cherrill

Charlot fait de la résistance.
Quatre ans après la sortie du Jazz Singer d'Alan Crosland, on aurait dû s'attendre à un Charlot parlant mais il n'était pas question que ce personnage universel devienne tout à coup anglophone. Quel choc c'eut été. Il était décidé que Charlot ne parlerait jamais - plutôt le faire disparaître que de céder à l'impératif de la technologie du parlant.
Mais Chaplin ne pouvait pas s'empêcher de faire un pied de nez au cinéma parlant. La seule concession qu'il fait au parlant se trouve dans la première séquence du film dans laquelle les personnages (en fait, Chaplin lui-même) parlent à travers un gazoo.

Un des beaux mélodrames de l'histoire du cinéma. Préparez vos mouchoirs. La première fois que j'ai vu ce film, ce fut un droit au coeur. Il faut dire que j'ai la larme facile au cinéma - deuils de l'enfance non complétés? C'est ce qu'on dit et j'aime bien cette explication. On a tous un enfant blessé qui dort au chaud quelque part au fond de nous. Bon, encore ma vieille formation de psy qui veut refaire surface. Basta!

Je dois vous faire partager cette expérience vécue par le critique de cinéma américain Roger Ebert au festival de Venise en 1972 :
"One night the Piazza San Marco was darkened, and City Lights was shown on a vast screen. When the flower girl recognized the Tamp, I heard much snuffling and blowing of noses around me; there wasn't a dry eye in the piazza. Then complete darkness fell, and a spotlight singled out a balcony overlooking the square. Charlie Chaplin walked forward, and bowed". Quel moment unique : le vagabond sur la place des doges. J'aurais préféré être là plutôt qu'à Woodstock où je n'étais pas non plus. C'est quoi cette phrase absurde???
D'après James Agee, romancier américain gagnant d'un prix Pulitzer, la séquence finale de la rencontre entre le vagabond et la fleuriste (pastichée par Giulietta Masina dans les Nuits de Cabiria de Fellini et par Woody Allen dans Manhattan) serait "the greatest piece of acting and the highest moment in movies.” Bon, un peu exagéré mais, par ailleurs, il est vrai que c'est une séquence très émouvante. Il va pas encore pleurer!!!

Curiosité : sauriez-vous reconnaître Jean Harlow dans son dernier rôle de figurante?

Évaluation IMDB : 8,6 sur 10 par 24315 votants
Au 70ème rang des meilleurs films de tous les temps selon les votants de IMDB
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, le 2 mars 1978 à la télévision à MontréalMon 157ème film visionné des 1001 films de Schneider

5 commentaires:

  1. Il me semble que si le film est muet c'est davantage dû à la durée du tournage (entamé alors qu'on était encore en muet) qu'à une volonté de Chaplin de prendre le contre-pied de l'évolution du cinéma à cette époque. Mais ça se discute.

    Un indéniable chef-d'œuvre en tous cas.

    PS; Pour Jean Harlow, qu'on retrouve en 31 dans le film de Wellman "L'ennemi public", il s'agit d'une figuration dans le restaurant. J'avoue m'être honteusement servi d'IMBD... Plates excuses.

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  2. Modern Times en 1936 est toujours muet. Dernier film dans lequel l'on retrouve le petit vagabond. Il n'était pas question, pour Chaplin, de le faire parler. À la limite, le faire chanter.
    Pour Jean Harlow, je m'étais également servi d'IMBD. Je pensais m'en tirer sans coup férir mais il y a des gens sérieux qui suivent ce blog.

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  3. Me trompes-je ou on fête aujourd'hui les trois de ce blog ?

    Bon anniversaire donc ! Bravo et encore mille mercis pour tous ces bons moments !

    Fidèlement...

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  4. Déjà 3 ans.
    Merci pour la fidélité.

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