lundi 6 juillet 2009

137. Fellini : Amarcord

1001 films : AmarcordDans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle
Top 100

Film italien réalisé en 1973 par Federico Fellini (1920-1993) Avec Magali Noël, Bruno Zanin, Pupella Maggio, Armando Brancia, Luigi Rossi,


Fans de Fellini, évitez ce message...sinon vous allez hurler.

Fellini fait partie d'un petit groupe de réalisateurs (pour le moment, je pense à Antonioni et à Godard) dont le déroulement de la carrière m'a graduellement éloigné d'eux.
La carrière de Fellini est un exemple patent de ce phénomène.
Autant je suis éperdu d'admiration pour des films tels La strada, La dolce vita ou Otto e mezzo, autant la deuxième partie de la carrière de Fellini (qui commence, mettons, avec Juliette des esprits), que j'appellerais "le cirque arrive en ville" ou bien "la cour des miracles à Cinecitta", me touche peu - à la limite m'agace.

Amarcord (Je me souviens) est un exemple, en mode mineur (par rapport à Satyricon ou Casanova, par exemple), de cette production fellinienne. Un amoncellement de gros seins, de grosses fesses, de pets, de merde, de monstres humains, d'handicapés physiques, de malades mentaux, tout ça arrosé d'onirisme et d'ésotérisme. Il est évident qu'il faut voir au-delà de cet écran tapageur. Mais, justement, a-t-on vraiment besoin de cette mascarade pour décrire une année de la vie tranquille d'une petite ville à l'époque du fascisme glorieux? Surtout que Fellini n'arrête pas, d'un film à l'autre, de se complaire dans ce genre d'esthétisme baroque. N'aurait-il pas pu nous amener au coeur de ses sujets, de ses angoisses, de ses questionnements, sans emprunter, sempiternellement, la piste du cirque?
Avec Amarcord, il nous raconte la vie du village de son enfance. On se prend à rêver du film qu'il aurait réalisé à l'école du néo-réalisme.

Je me souviens que j'étais demeuré de glace devant cette oeuvre lors de sa sortie, contrairement à la critique et aux cinéphiles de l'époque qui était transporté d'admiration par le cirque fellinien. Et cette deuxième visite confirme ma réception (ma déception) d'alors. Je n'aime pas ce type de cinéma...alors toute ma critique est, du coup, totalement biaisée et sans intérêt pour les amateurs de Fellini.



Oscar 1975 : Meilleur film en langue étrangère
Évaluation IMDB : 7,8 sur 10 par 11 344 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, le 29 septembre 1976 au cinéma à MontréalVisionné, le même jour, Les noces rouges de Claude Chabrol. Une question que je me pose au sujet du scénario : Pourquoi tuer le mari alors qu'il était si simple de divorcer? Pour faire du Chabrol, pardi!
Mon 137ème film visionné des 1001 films de Schneider

1 commentaire:

  1. La photo de Fellini que tu as mis traduit parfaitement les deux temps de sa carrière.
    Autant 'Juliette des esprits' surprenait et amusait, autant cette farce-ci me laisse quelque peu de marbre.

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