dimanche 22 mars 2009

125. Bertolucci : Le dernier tango à Paris

1001 films : Ultimo tango a ParigiTitre français : Le dernier tango à Paris
Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle

Film italien réalisé en 1972 par Bernardo Bertolucci (1940)
Avec Marlon Brando, Maria Schneider, Jean-Pierre Léaud, Catherine Allégret, Catherine Breillat

J'avais commencé à lire, il y a plus de dix ans, "la biographie non autorisée" de Marlon Brando par Peter Manso. Je n'ai jamais complété cette lecture, bloqué à l'année 1965, à peine la moitié de la brique parcourue - vaincu par l'énorme champ de batailles parsemé de cadavres que constitue la vie privée de Brando. Mais je suis demeuré convaincu, depuis cette lecture et le visionnement de presque tous ses films, que Brando est peut-être le plus grand acteur de toute l'histoire du cinéma (j'adore quand je suis aussi nuancé!!!) et ce n'est sûrement pas Le dernier tango à Paris qui remettra en question cette opinion.

Ai replongé dans le livre de Manso au chapitre traitant du Dernier tango à Paris pour y découvrir que Brando y donne la plus intimiste performance de toute sa carrière. Brando ne compose plus. Le film, en fait, par l'entremise d'un Bertolucci toutes voiles psychanalitiques dehors, nous présente un Brando plongeant dans les douleurs de son enfance et de sa vie dissolue pour nous présenter un personnage aux limites de la décompensation psychotique (une belle expression savante pour dire folie - je dois quand même "plogué" mes études en psychologie quelque part - n'est-ce pas l'objet de ce blog de parler de moi en faisant semblant de parler de cinéma.)

Trop de choses à dire sur ce film. Et comme je déteste lire les blogs qui sont trop longs, je ne vais quand même tomber dans ce pìège. Je suis abonné à plein de blogs que je lis rarement, finalement. Je les trouve toujours trop longs et plutôt que de n'en lire qu'une partie, je ne les consulte presque plus. Ils sont là, poussés par Netvibes sur ma page d'accueil, abandonnés à leur sort.

Il faut voir ce film pour Brando - le reste, les autres, qu'accessoires.
Premier plan inoubliable : Brando, de dos, les mains sur les oreilles, hurlant à la mort au passage du métro aérien. Tout l'abime du film dans ce cri primal.
Une énigme demeure : Mais qu'est donc venu faire cette fille (presque une gamine) de 19 ans au visage poupin, Maria Schneider , sans expérience, dans une telle partition cinématographique. Il fallait l'innocence et l'imprudence de son âge pour aller se jeter en pâture au pied du monstre (terrible, terrible) sacré du cinéma. Elle en sortira éclopée pour la vie tant au niveau personnel qu'au niveau de sa carrière. Qui eût cru qu'après un tel rôle, sa carrière ne réussirait jamais à prendre son envol. Marquée à jamais, la Maria.

Pourquoi Antoine Doinel (personnage interprété par Jean-Pierre Léaud dans les films de Truffaut) dans cette histoire? Imbuvables toutes ces séquences, en mode mineur, nous présentant le déroulement d'un tournage étudiant. Allez, tout ça dans la corbeille de la salle de montage. Léaud, que j'ai tant aimé au tant de ma jeunesse cinéphilique, pas capable de le voir dans ce film. Un freluquet à côté de Brando. On dit qu'il était tellement impressionné par Brando qu'il aurait demandé à Bertolucci de tourner ses scènes les jours où Brando était absent du tournage.

Avril 1976. J'étais vraiment téméraire ou insconscient (mettons insconcient) d'aller voir ce film (un sommet du machisme masculin mais aussi de la détresse individuelle) au temps du féminisme rugissant avec ma conjointe d'alors qui était une pasionaria de la lutte des femmes. Je vous dis pas le séisme qui s'ensuivit.

Probablement, le seul texte sur Le dernier tango à Paris dans lequel il n'est pas question de produits laitiers....

Évaluation IMDB : 7,1 sur 10 par 10 968 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDBVisionné, la première fois, le 4 avril 1976 au cinéma Outremont à Montréal
Mon 125ème film visionné des 1001 films de Schneider

1 commentaire:

  1. Salut collègue!
    Bizarre je n'ai pas été emballé par ce film. Mon unique visionnage remonte à quelque années déjà. Sûrement me faut-il le revoir.
    Je t'invite cordialement, ainsi que tes lecteurs, à venir donner un avis sur ma dernière (courte) chronique.

    RépondreEffacer