vendredi 26 décembre 2008

112. Hawks : Red River

1001 films : Red RiverTitre français : La rivière Rouge
Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle

Film américain réalisé en 1946 mais sorti en 1948 par Howard Hawks (1897-1977)
Avec John Wayne (Dunson), Montgomery Clift (Matt), Joanne Dru, Walter Brennan, John Ireland (Cherry Valance)

Franchement, pour vous dire la vérité, j'avais pas vraiment envie de revoir ce film que, par ailleurs, j'avais complèment oublié. Les westerns, c'est pas vraiment mon pot de confiture. Je suis plutôt du côté de Bergman, Dreyer, Bresson.... du côté "lourd, le film". Alors, les westerns, pfuitt. (Mais si vous grattez un peu, vous verrez que j'aime aussi Spielberg, Zemeckis et même Adrian Lyne...)
Mais, bon, je dois continuer mon itinéraire.

Un des 5 plus grands westerns de l'histoire du cinéma Les autres : The Searchers, Once Upon a Time in the West et.... je vous laisse le choix des deux autres.

Hawks met la hache dans le modèle traditionnel du cowboy au grand coeur et à la gachette justicière. Dès les premières séquences, on découvre un John Wayne inattendu. Tout à coup il ne joue plus le personnage stéréotypé du cowboy magnanime. Lorsqu'il voit au loin des charriots en flamme parmi lesquels se retrouve sa fiancée qu'il a quittée quelques heures auparavant et qu'il dit à son compagnon qui l'incite à retourner pour lui porter secours qu'il ne sert à rien d'y aller parce qu'ils arriveraient trop tard, on reste bouche bée, d'autant plus qu'aucun signe d'émotion ne parcourt son visage. Cette séquence nous annonce des remises en question du western traditionnel.
En effet, le déroulement de l'histoire nous entraîne dans un tout autre chemin que celui habituellement tracé par les histoires de Far West. Imprévisible que cette histoire d'affrontement entre Dunson (figure paternelle) et Matt (fils adoptif) dans laquelle John Wayne et Montgomery Clift nous rejouent la mutinerie du Bounty transposée dans les prairies américaines.
Mais, malheureusement, cette oeuvre qui devenait épique sera complètement bousillée par l'introduction d'un improbable personnage féminin (Joanne Dru) et par une séquence finale du plus pur happy-end hollywoodien merdique! C'est à pleurer.


En marge


Soixante ans avant Brokeback Mountain, une relation homosexuelle entre deux cowboys.
Montgomery Clift et John Ireland manifestent leur homosexualité à l'écran (manifestation subtile sinon le film aurait été bloqué par le code Hays) et derrière l'écran.
Donc extrait.


Cet extrait fait partie d'une liste de dizaines de séquences illustrant les différentes représentations de l'homosexualité sur les écrans hollywoodiens au cours du 20ème siècle que l'on retrouve dans le film The Celluloid Closet réalisé par Rob Epstein en 1995 (ajouté à ma liste des "must-see films" (je fais exprès, quelquefois, de mettre des mots anglais pour faire plaisir à certains de mes amis Français. En fait, l'anglicisation de la langue, en France, m'horripile au plus haut point. Le dernier outrage : loisir vient de disparaître pour céder la place à entertainment)).

Montgomery Clift, dont l'orientation sexuelle (gay) était connue dans le monde du cinéma d'alors, eut quelques affrontements avec John Wayne, l'icône du conservatisme américain, dont les valeurs et les idées politiques étaient diamétralement opposées à celles de Clift. Cet affrontement culminera au moment où Wayne apprendra que Clift a des relations sexuelles avec John Ireland, le si bien nommé Cherry Valance de l'histoire. Wayne demandera, en vain, que Clift soit remplacé par un autre acteur.


Lecture para-cinéphilique en cours :
Tendre est la nuit de F. Scott Fitzgerald

Lien cinéphilique : Antonioni, L'avventura : Anna (Léa Masari) lisait cette oeuvre de Fitzgerald juste avant qu'elle ne disparaisse.
Tender is the night de Henry King, réalisé en 1962
"A combination of attractive, intelligent performances and consistently interesting, De Luxecolorful photography of interiors and exteriors - mostly the French Riviera - provide big plus qualities in this 20th-Fox adaptation of Tender Is The Night. This may not be a 100 proof distillation of F. Scott Fitzgerald. But Tender Is The Night is nonetheless on its own filmic terms a thoughtful, disturbing and at times absorbing romantic drama." (IMDB).

Toutes les informations sur le film sur IMDB
Évaluation IMDB
: 7,8 sur 10 par 8533 votants
À lire : Une chronique de Jeremy Fox sur dvdclassik.com
Visionné, la première fois, le 15 septembre 1975 à la télévision à MontréalMon 112ème film des 1001 films

1 commentaire:

  1. pour moi je metrais en suite
    le bon la brute et le truand et
    impitoyable en 4ieme et 5ieme position, et il etait une fois dans l'ouest 1er de loin .
    rio bravo pas tres loin non plus dans les 10

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