mercredi 12 décembre 2007

63. Whale : Frankenstein

1001 films de Schneider : Frankenstein
Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle

Film américain réalisé en 1931 par James Whale (1889-1957)
Avec Colin Clive, Mae Clarke, John Boles et Boris Karloff

Trop de placotage, pas assez de monstre. Tout ce qui m'intéressait dans ce film, c'était Frankenstein. La mise en place de l'intrigue sans le monstre est longue, maladroite et pénible.
De plus, il me semble qu'il y a eu une erreur de casting : Colin Clive, 31 ans, aux allures d'agent immobilier, n'a aucune crédibilité en docteur Frankenstein. Quand on sait que Bela Lugosi (Dracula, 1931) avait été approché pour jouer ce rôle, on ne peut que regretter ce rendez-vous manqué entre Dracula et Frankenstein.




Bela Lugosi

Deux scènes valent à elles seules le visionnement de ce film plutôt mal fait :
1. La rencontre émouvante entre le monstre et la petite fille au bord du petit lac.
2. La scène finale où le monstre et son maître périssent dans l'incendie et l'écroulement du moulin. Deux ans plus tard, le gros singe King Kong va s'inspirer de cette scène et la transposer au coeur de New York en s'attaquant à son grand moulin, l'Empire State Building.

On s'imagine que la carrière de Boris Karloff a commencé avec sa personnification de Frankenstein tant sa carrière a été marquée par des rôles de monstre. En fait, il avait déjà joué dans 77 films lorsqu'il fut engagé, à 44 ans, pour personnifier Frankenstein dans le film de Whale.


Boris Karloff

Mediafilm.ca. Cote 3 : Très bon
 Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, en 1970 à la télévision à Québec
Mon 63ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

2 commentaires:

  1. C’est assez amusant de voir que les Frankenstein sont souvent considérés comme des incontournables (la présence fréquente de Bela Lugosi et Boris Karloff y est certainement pour quelque chose), alors que bien souvent ils sont relativement décevants. Concernant la scène de l’écroulement du moulin, que vous évoquez ici, je la trouve également très réussi, mais mon premier souvenir de ce type de scène remonte à 1925 avec The lost world, un film muet qui traite de l’existence de dinosaures à notre époque. A la fin du film, un tyrannosaure se retrouve en plein milieu de Londres, et finit dans la Tamise. J’aurais bien vu ce film figurer sur votre blog car il est à mon sens précurseur dans l’histoire du cinéma. Les effets spéciaux réalisés par Willis O’Brien (qui réalisera aussi ceux de King Kong en 1933) y sont très inventifs et d’une grande poésie. Si jamais cela vous intéresse, j’ai retrouvé ce film sur www.orpheane.com, où il est visible en streaming.

    Je vous remercie en tout cas pour ce blog, qui est un régal pour les amateurs de cinéma.

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  2. Merci pour votre commentaire instructif. C'est certain que je vais visionner The Lost World, merci pour la référence.
    Le concept de mon blog (Les 1001 films de Schneider) explique l'absence de ce film. Mais, heureusement, il y a des cinéphiles telles que vous pour élargir mes horizons.

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