samedi 24 novembre 2007

58. Camus : Orfeu Negro

1001 films de Schneider : Orfeu negro

Film brésilien réalisé en 1959 par Marcel Camus (1912-1982)
Avec Marpessa Dawn et Breno Mello.

Voulez-vous lire un critique qui assassine un film?
Lisez Godard dans les Cahiers du Cinéma de juillet 1959 (numéro 97) :
"La gentillesse et la sincérité de Marcel Camus ne sont pas en cause. Mais voilà, suffit-il d'être gentil et sincère pour faire un bon film? On ne dirige pas ses comédiens noirs avec les mêmes mots et les mêmes gestes que Jean Boyer dirigeant Line Renaud et Darry Cowl dans une guinguette reconstituée sur les plateaux de Billancourt." Et pan dans la tronche!
Évidemment, ce film ne mérite ni un telle hargne, ni une telle méchanceté. Mais ce qui suit explique probablement une critique si injuste.
Ce film a remporté la Palme d'or du Festival de Cannes de 1959 au détriment du film de Truffaut, Les 400 coups, un des films-phare de la Nouvelle Vague naissante. Le fait que Truffaut reçut deux autres prix à ce même Festival a éteint la grogne qui régnait parmi plusieurs critiques. Le film de Camus, bon enfant, empreint d'exotisme et d'un certain paternalisme, n'est tout simplement pas à la hauteur des films de la jeune garde française. Malgré une excellente facture, il apparaît comme un ovni par rapport à la nouvelle tendance du cinéma français
Luiz Bonfa et Antonion Carlos Jobim, deux des meilleurs compositeurs de sambas afro-brésiliennes (Jobim a composé La fille d'Ipanima) sont les vedettes à part entière de ce film que les critiques brésiliens n'ont pas vraiment apprécié. Ils trouvaient que le film était un ramassis de clichés liés à la vie brésilienne : exotisme de Rio, carnaval endiablé, latinos au sang chaud, les images cartes postales de la baie et du Pain-de-Sucre.
En effet, comment Camus a-t-il pu cacher les favelas et toute la misère des Cariocas (habitants de Rio)? Et son idéologie style "le-bonheur-simple-des-pauvres-gens" n'a plus beaucoup de crédibilité aujourd'hui après toutes ces décennies d'études sur les conditions du sous-développement.
Antonio Carlos Jobim (compositeur de la musique du film), Vinicius de Moraes (rédacteur du scénario), des noms qui seront popularisés, en France, par Pîerre Barouh, par sa chanson Samba Saravah dans le film, Un homme et une femme, de Claude Lelouch.
Encore une fois, un travail extraordinaire de remastérisation du film d'origine par Criterion, notre bouée de sauvetage en Amérique pour ce qui est de la production internationale. Appartenant à la région 1, nous n'avons pas accès en Amérique à toute la production européenne sur DVD (région 2), à cause d'incompatibilité technologique. C'est pour cela qu'il y a des trous dans la liste de commentaires de mes films, parce que je n'ai pas encore accès à ces films. Je travaille à corriger cela.

Cannes 1959 : Palme d'or
Oscars 1960 : Meilleur film étranger
Évaluation Médiafilm.ca : Cote 3. Très bon
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, le 9 août 1969 à Québec.
En salle, cette journée-là, à Québec

Il semble que Coplan ait survécu au Miracle de l'amour. Mais le suspense demeure : survivra-til à la 2ème attaque?
Miracle de l'amour : version doublée de Das Wunder der Liebe de Franz Josef Gottlieb. Un documentaire sur l'art du bonheur conjugal!!! Coté 6. Pauvre. Par Mediafilm.ca
Coplan sauve sa peau : un film de Yves Boisset. Surprenant, n'est-ce pas? À sa décharge, c'était son premier long métrage. Avec la présence d'un de mes acteurs fétiches : Klaus Kinski.
Mon 58ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

Aucun commentaire:

Publier un commentaire