lundi 28 mai 2007

38. Antonioni : Blowup


1001 films de Schneider : Blowup


Film anglais réalisé en 1966 par Michelangelo Antonioni (1912-2007)
Avec David Hemmings, Vanessa Redgrave et Sarah Miles

Chronique froide de la vie d'un jeune photographe londonien qui croit avoir photographié un meurtre.
Antonioni souffle le chaud et le froid. Ça ne peut pas être mieux illustré que lors de la scène de photographie avec la modèle de renommée internationale Veruschka (dont le père fit partie des officiers qui ont tenté de se débarrasser d'Hitler en 1944). Alors que Thomas, le photographe, demeure de glace pendant toute la scène, le mannequin fond littéralement sous le regard phallique de la caméra. Tout le film est traversé par ce contraste entre le chaud et le froid que l'on retrouve également dans l'utilisation de la couleur et du noir et blanc.
Dans les premières scènes, le personnage nous apparaît carrément odieux dans ses relations avec les femmes. C'est un type de film qui nous fait prendre conscience à quel point le mouvement féministe a fait progresser les rapports homme/femme. Le machisme intolérable du photographe n'était même pas souligné à l'époque de la sortie du film. Ce qui perturbait le public d'alors, c'était les scènes de nudité (pourtant très minimales par rapport à nos critères d'aujourd'hui).
On retrouve chez le personnage principal cette froideur caractéristique des personnages d'Antonioni. Même s'il a quitté la chaleur du monde méditerranéen, on retrouve encore cette vacuité existentielle qui imprègne ses héros : incommunicabilité et insensibilité.
David Hemmings a été sélectionné pour le rôle du photographe après que Terrence Stamp, d'abord pressenti pour ce rôle, l'eût abandonné deux semaines avant le début du tournage. La performance de Stamp nous aurait épargné le côté immature et freluquet de cette réplique cinématographique d'un beatle que me semble être Hemmings. Il faut dire que j'adore ces types d'acteur à la Terrence Stamp, immergé dans leur rôle jusqu'à en perdre la raison : je pense à Stamp dans le sketch des Histoires extraordinaires tourné par Fellini dans lequel il joue le rôle de Toby Dammit. Fait partie de ce type d'acteur, l'immense Klaus Kinski (1921-1991).
Octobre 1968 : ma passion pour le cinéma prend de l'ampleur. Je ne veux pas en rester au rôle de spectateur. J'aimerais bien être cameraman, opérateur. Je cherche les pistes pour y arriver. À cette époque, pas d'école de cinéma au Québec. La filière classique est l'Office National du Film du Canada. Je participe à un concours pour devenir stagiaire. Convoqué à Montréal pour une ultime entrevue, j'échoue à cause de mon manque d'expérience.
Par ailleurs, je réussirai à obtenir une bourse du gouvernement français pour aller étudier un an à l'IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques à Paris) mais je devais, à mes propres frais, aller passer des examens d'admission à Paris. Vu l'ampleur des demandes (près de 1000) et le peu de postes disponibles pour les étrangers (une quinzaine), j'ai tout simplement abandonné cette idée.
Depuis août 68, j'étais professeur de Géographie au niveau de Secondaire V à l'Institut St-Louis-de-France à Loretteville, près de Québec. Pour moi, l'enseignement de la Géographie n'était qu'une profession temporaire... qui allait durer jusqu'en 2006!!!
Présence de Jane Birkin en mannequin. Elle a 20 ans. Elle interprète la première scène de nu intégral de l'histoire du cinéma anglais.
Premier rôle marquant de Vanessa Redgrave au cinéma
Aussi présent, Jeff Beck avec The Yardbirds.

Cannes 1967 : Palme d'or
Évaluation IMDB : 7,4 sur 10 pour 7565 votants
Toutes les informations sur le film ici
Visionné, la première fois, en octobre 1968 au Ciné-club de l'Université Laval à Québec.
Mon 38ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

jeudi 24 mai 2007

37. Munk : La passagère


1001 films de Schneider : Pasazerka.

Titre français : La passagère.

Film polonais réalisé en 1961 par Andrzej Munk (1920-1961) et complété en 1963 par Witold Lesiewicz (1922)
Avec Aleksandra Slaska (Liza), Anna Ciepielewska (Marta).

Le plus célèbre des films de Munk restera à jamais incomplet suite à son décès dans un accident de voiture au cours du tournage, le 20 septembre 1961. Deux ans plus tard, on essaiera de terminer le film en se basant sur les idées et les questionnements de Munk.

Liza, ancienne membre des SS, subit un choc quand, lors d’une croisière en compagnie de son mari américain, lors de son premier retour en Allemagne, croit reconnaître, parmi les passagers, une ex-détenue du camp d’Auschwitz où elle était surveillante. Reviennent alors à son esprit les images brutes du terrible passé.
Seules les scènes concernant le camp de concentration ont été filmées. Les scènes sur le bateau sont présentées sous forme de photogrammes.


Marta (Anna Ciepielewska ), la prisonnière.






L'écart émotionnel entre le récit des problèmes relationnels vécus par la surveillante SS (Liza) avec une détenue (Marta) et les atrocités innommables montrées en arrière-plan est presque insoutenable.
Liza, 18 ans après les événements (nous sommes en 1961 lorsqu'elle rencontre sur le bateau une passagère qui ressemble à Marta), ne semble pas du tout remuée par les terribles événements de la shoah; elle est seulement perturbée par la remémoration de ses états d'âme face à la prisonnière qu'elle avait prise sous sa protection et qui ne lui avait jamais montré sa reconnaissance. On reste pantois devant une telle insensibilité.
Munk nous entraîne dans un monde qu'il est impossible de comprendre, même après 60 ans. Comment, un être humain et encore plus une femme, comme diraient certains avec lesquels je ne serais pas d'accord, peut-il rester de glace devant l'entrée de centaines d'enfants dans un four crématoire souterrain? Aucune explication ne pourra jamais justifier un tel comportement.
Voir ce film est une action citoyenne.

D'après Jean-Luc Godard, La Passagère serait le seul film polonais illustrant ce que furent les camps d'extermination.
Cannes 1964 : Mention spéciale du jury pour Andrzej Munk
Venise 1964 : Prix de la critique italienne pour Andrzej Munk
Évaluation IMDB : 7,8 sur 10 pour 178 votants
Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, en 1968 au cinéma à Québec
Mon 37ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

36. Godard : Week-end


1001 films de Schneider : Week-end


Film français réalisé en 1967 par Jean-Luc Godard (1930)
Avec Mireille Darc et Jean Yanne

Jean Yanne : "Ça fait chier ce film, on tombe que sur des malades".
Il est un peu injuste de revoir ce film 40 ans après sa sortie. On ne peut faire l'impasse sur tous les tics (et ils sont nombreux) du cinéma dit d'avant-garde. On n'est plus dans la Nouvelle vague française mais dans ce qu'on pourrait appeler le déconstructivisme : rappeler constamment au spectateur qu'il n'est pas dans la vraie vie mais dans une construction artistique de la réalité. La citation du début illustrant cette école qui devint une mode que l'on retrouva chez la plupart des cinéastes en herbe de cette époque.
Godard, comme pour enfoncer le clou du déconstructivisme, disait qu'il ne fallait pas être horrifié par la quantité phénoménale de sang que l'on retrouve tout au long du film parce que tout ça en fait n'était que de la peinture rouge.
La littérature autour de ce film est abondante. En y jetant un coup d'oeil, on se rend compte que chaque analyste propose une grille de lecture différente. On essaie de nous dire ce que Godard veut dire. Les deux articles du numéro 199 des Cahiers du Cinéma sont typiques de cette approche. Le premier auteur, Jacques Aumont, nous avertit d'emblée de ne pas nous laisser induire en erreur par des interprétations auxquelles il n'adhère pas puis il nous amène dans son pèlerinage au pays de Godard.
Bien humblement, je regarde Godard en évitant de penser Godard. Pour moi, Godard ne veut rien dire dans ses films. Il se fout du message. Il dit, un point c'est tout. Le message est dans la forme.
Suffit le pognage de tête.
Une des séquences les plus célèbres de Godard : Un travelling de 300 mètres dévoilant un immense embouteillage causé par une série d'accidents plus sanglants les uns que les autres. La longueur du travelling est telle que le spectateur en vient à délaisser le contenu de l'image au profit de la technique utilisée.

Jean-Pierre Léaud interprète une chanson de Guy Béart, Allô, tu m'entends.
Évaluation IMDB : 7,2 sur 10 pour 2122 votants
Toutes les informations sur le film ici
Visionné, la première fois, en 1968 au cinéma à Québec
Mon 36ème film visionné de la liste des 1001 films du livre de Schneider

mardi 22 mai 2007

35. Jacopetti, Cavara, Prosperi : Mondo Cane

1001 films de Schneider : Mondo Cane

Film italien réalisé en 1962 par Gualtiero Jacopetti (1919) , Paolo Cavara (1926-1982), et Franco Prosperi (1926).

Ce film appartient à la liste des 1001 films pour une seule et unique raison, c'est qu'il est à l'origine d'un nouveau genre cinématographique : le film "mondo". Le film mondo est un pseudo-documentaire sensationnaliste (certains l'appellent un documenteur) qui exploite des situations humaines dégoûtantes et terrifiantes, empreintes d'une dose importante de sadisme. Ce style donnera naissance à plus des 100 films surtout dans les années soixante et soixante-dix.
Le film source, Mondo Cane, se présente comme un documentaire pseudo-ethnographique basé sur des faits vécus. Mais, en fait, la plupart des saynètes du film sont le résultat de mises en scène et de montages.
Il est difficile de toujours bien identifier la part de réalité et la part de fiction. J'aimerais bien savoir la part de vérité dans la partie qui traite des effets de la radioactivité sur la faune et la flore de l'atoll Bikini parce que cette partie m'a beaucoup impressionné à cause de sa précocité dans l'intérêt pour les questions concernant l'environnement. En 1962, l'environnement n'était pas encore un thème d'actualité et était loin d'être une idéologie prédominante de la société, ce qu'il est devenu entre temps.
Bikini Islands : C'est là qu'en 1946, les Américains, après avoir regroupé des centaines de navires plus ou moins hors d'usage au milieu de l'atoll, lâchèrent une bombe atomique à titre expérimental. Tout l'atoll fut contaminé pour des décennies et fermé à toute population. Que Jacopetti et sa troupe aient pu aller tourner dans cet atoll dès 1962, c'est un grand mystère ou un grand mensonge, les premiers habitants n'ayant pu y retourner que vers la fin des années 1960.
Revenons à la séquence qu'on y a tournée. J'aimerais bien savoir si la séquence des tortues de mer est véridique. On y montre des tortues de mer qui, ayant perdu leur sens d'orientation à cause de la radioactivité, se dirigent vers la terre au lieu de la mer après avoir mis bas, cette erreur les condamnant à une mort atroce. Sommes-nous vraiment sur Bikini Island? Toutes les tortues se dirigent-elles vraiment vers la terre pour y mourir? Ou bien tout cela n'est-il que trucages et montages comme pour plusieurs autres séquences du film?

Ça n'a rien à voir mais c'est "ben l'fun" : Louis Réard inventa le bikini et le présenta pour la première fois à Paris le 5 juillet 1946. Il déclara avoir choisi le nom de Bikini en référence à l'atoll du même nom sur lequel cinq jours auparavant avait eu lieu une explosion nucléaire.
« Le bikini, la première bombe an-atomique ! »

Ce film m'avait beaucoup choqué lorsque je l'avais vu au cinéma en 1968. Il faut croire que mon épiderme de cinéphile s'est endurci depuis lors parce que j'ai été peu impressionné par les différentes scènes revues aujourd'hui.
Jacopetti et ses acolytes produiront 4 autres films de cette série avec un crescendo dans l'horreur et le sadisme. Je n'ai vu qu'un de ces films, Africa Addio (1966) : beaucoup plus traumatisant parce qu'on y touche la barbarie humaine.
Un essai très intéressant sur les films mondo d'Elie Castiel dans la revue Séquences #197, traduit en anglais.
Nomination aux Oscars de 1964 pour la chanson More. Une belle musique sirupeuse qui n'a rien à voir avec le film.
Fait incroyable : ce film était en compétition pour la Palme d'or du Festival de Cannes de 1962

Évaluation IMDB : 6,3 sur 10 par 1027 votants.
Toutes les informations sur le film ici
Visionné, la première fois, en 1968 dans un cinéma à Québec
Mon 35ème film visionné des 1001 films de Schneider

lundi 7 mai 2007

34. Penn : Bonnie and Clyde

1001 films de Schneider : Bonnie and Clyde
Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle

Film américain réalisé en 1967 par Arthur Penn (1922)
Avec Warren Beatty, Faye Dunaway, Michael J. Pollard, Gene Hackman et Estelle Parsons.

Comme dirait le vieux Will : Beaucoup de bruit pour rien.
Encore une histoire de Robin des Bois moderne. Bon sang, comme on aime maquiller les choses et comme les légendes ont la tête dure. L'Amérique du Flower Power est à la recherche de héros pour faire contrepoids à toute l'horreur que lui renvoie tous ses G.I. qui massacrent de pauvres paysans vietnamiens.

Ce Bonnie and Clyde tombe (sans jeu de mot) au bon moment. Ce superbe couple dont le mâle est impuissant (on
est loin de l'image des G.I. qui brûlent les villages avez leur zippo) est présenté comme les victimes d'un système répressif. Mais Barrow et Parker ne sont pas des victimes. Ils s'amusent plutôt à piller des banques et à accumuler des meurtres de victimes innocentes. Ils sont en fait une usine à fabriquer des veuves et des orphelins.
Cette histoire d'un couple qui n'a pas de projet sauf celui de faire parler d'eux en cassant du bourgeois va séduire la génération du Flower Power.
1967. Nous sommes à la veille des grands coups de gueule (certains ont eu l'impudence de parler de révolution) de la jeunesse occidentale dont le projet de société s'exprimait dans quelques slogans utopiques et romantiques : "Il est interdit d'interdire" , "Sous les pavés, la plage" et autre "Hasta la victoria siempre". Du Bonnie and Clyde avec des pavés à la place des fusils.

Ne boudons pas notre plaisir. Faye Dunaway est d'une beauté hallucinante et Warren Beatty joue en deça de son ego, ce qui est particulièrement touchant.
François Truffaut avait été approché par Warren Beatty (un des producteurs du film) pour réalier Bonnie and Clyde mais il avait décliné l'invitation, jugeant sa maîtrise de l'anglais insuffisante. À la place, Truffaut va tourner Farenheit 451. On peut imaginer que le cours de la carrière de Truffaut aurait été complètement modifié s'il avait accepté cette offre.

Serge Gainsbourg composa une chanson intitulée Ballade de Bonnie and Clyde qu'interpréta Brigitte Bardot habillée et coiffée comme Faye Dunaway.

Trois autres fins de film dans lesquels le couple de héros hors-la-loi tombèrent sous les balles des fusils (rectificatif dans le commentaire ci-dessous) :
You Only Live Once (1937) de Fritz Lang avec Henry Fonda et Sylvia Sidney
They Live by Night (1948) de Nicholas Ray avec Farley Granger et Cathy O'Donnell
Deadly Is the Female (1950) de Joseph H. Lewis avec John Dall et Peggy Cummins

Oscar 1968 : deux statuettes
Évaluation IMDB : 8,1 sur 10 par 37 454 votants.
Au 214ème rang des meilleurs films de tous les temps selon les votants de IMDB
Toutes les informations sur le film sur IMDBVisionné, la première fois, en 1968 au cinéma à Québec
Mon 34ème film visionné des 1001 films de Schneider

mardi 1 mai 2007

33. Wise : The Sound of Music

1001 films de Schneider : The Sound of Music
Titre français : La mélodie du bonheur
Dans la liste des 1000 meilleurs films du 20ème siècle

Film américain réalisé en 1965 par Robert Wise (1914-2005)
Avec Julie Andrews et Christopher Plummer

Bon, ça commence mal, le titre en français me tombe royalement sur les nerfs. La mélodie du bonheur, quelle traduction stupide. Quelle niaiserie!
Quand j'aurai fini de me taper le visionnement des 1001 films, je vais me faire un plaisir d'établir une liste des traductions stupides de titres de film de l'anglais au français. Exemple : One Flew Over the Cuckoo's Nest qu'on a traduit en français par Vol au-dessus d'un nid de coucou. Un "cuckoo" en anglais, c'est un fou. En français, un coucou, c'est soit un oiseau, une fleur, un vieil avion ou une horloge mais pas un fou.
Il me semble qu'on aurait pu garder le titre The Sound of Music pour la version française comme West Side Story dont on n'a pas traduit le titre.

Ce film relate l'histoire de Maria von Trapp, à partir du moment où elle devient gouvernante des enfants du capitaine Trapp jusqu'à sa fuite en Suisse en compagnie de sa nouvelle famille, afin d'échapper aux nazis qui occupent l'Autriche.
Mais avant ce film, la famille Trapp était déjà connue grâce à deux films largement distribués en Amérique. Wolfgang Liebeneiner (1905-1987) avait réalisé les films : The Trapp Family (1956) et The Trapp Family in America (1958). Deux films que j'ai vus plusieurs fois à la télé durant mon enfance et qui m'avaient beaucoup impressionné. Films introuvables en ce moment. Le fait de savoir que cette famille habitait à relativement près de chez-moi (Stowe au Vermont) ajoutait à l'envoûtement dégagé par ces films.

Le film : une grosse guimauve sentimentale et pleurnicharde. Un film pour la famille comme on aime les détester. Christopher Plummer, celui qui personnifie le capitaine Trapp, appelait le film "The Sound of Mucus". Tout est dit.
Les 3 premières minutes du film méritent par ailleurs d'être vues. Cette descente en plongée sur les Alpes autrichiennes en passant du monde des glaciers à la prairie verdoyante allait influencer des dizaines de cinéastes par la suite. L'image de Julie Andrews dans les alpages est roborative (il y a des années que je voulais placer ce mot, voilà c'est fait).
Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point ce film était éloigné de mes valeurs politiques de l'époque. Je me souviens être sorti du cinéma en me moquant éperdument de cette famille-bonbon vivant dans un monde de carton-pâte. À ne pas inviter au même party : Maria von Trapp et Ernesto Che Guevara.

Du bonbon? Ceci


Oscar 1966 : a remporté 5 statuettes dont celles de meilleur film et de meilleur réalisateur.
Évaluation IMDB : 7,9 sur 10 par 48 574 votantss

Toutes les informations sur le film sur IMDB
Visionné, la première fois, en 1968 au cinéma à Québec
Mon 33ème film visionné des 1001 films de Schneider